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Les brouillons pas publiés

Confiné pendant des années dans les coulisses du blog sans avoir le droit de sortir, même pas une heure par jour : la vie est dure pour les brouillons. Certains croient encore à leur libération un jour ou l’autre. Ils se savent incomplets. Ils n’ont pas perdu la foi dans leur auteur, qui finira bien par venir ajouter les mots en suspens. C’est du moins l’illusion dont le brouillon pas terminé se berce.

Il y a de nombreuses raisons pour un billet de finir en statut brouillonneux. Par exemple, le sujet demandait des recherches qui n’ont pas été faites, par manque de temps, de motivation ou pire, de sources.

Mais que dire des brouillons achevés ? La photo était trouvée, le texte écrit de a à z, mais le billet n’a jamais été mis en ligne. Tout à coup, une impression de ridicule, d’inapproprié… Il n’y a pas pire censeur que soi-même.

Aujourd’hui est un jour de mansuétude. J’ai décidé d’appliquer mon droit de grâce. J’ai libéré un brouillon du 20/09/2008 à 23h21, selon la précision WordPressienne. Je pense qu’il y a prescription. C’est si vieux. C’était du temps où il y avait des restaurants…

Cassolette

Les brouillons pas publiés

La vitrine carrément, en guise d’ardoise pour indiquer les spécialités du chef ! Il y a dans l’écriture manuscrite quelque chose qui fait que l’on s’arrête. Comme si notre cerveau nous disait, quelqu’un s’est donné le mal d’écrire tout ça, c’est pour qu’on le lise.
Le nez collé à la vitrine, on déchiffre donc, avec d’autant plus d’intérêt que l’heure du repas approche. Toute une liste de cassolettes, et à la manière des pizzas ou des crêpes, les ingrédients qui entrent dans leur composition. Des pommes de terre, de la charcuterie, du fromage. Hmmm ! Alléchant, et roboratif sans doute ! Ah ! Une petite salade est prévue pour faire glisser !
La simple liste du nom des plats ne suffisait pas. Quand on sert du boeuf bourguignon, de la bavette à l’échalotte ou du boudin aux pommes, pas besoin de grands discours. Le passant sait tout de suite ce qu’il va, ce qu’il pourrait, ce qu’il lui est proposé de manger.
Mais quand le chef innove, il faut bien expliquer de quoi il retourne.
J’admire cette démonstration de sens commercial, la mise au point d’un plat unique sympa, la promotion astucieuse sur la vitrine. Je ne sais pas vous, mais ça m’a donné envie d’essayer d’en faire, des cassolettes, hop hop hop, des rondelles de pommes vapeur, des restes de n’importe quoi et du fromage bien fondant par-dessus… Et puis après j’irai goûter rue Carnot à quel point le chef fait mieux.

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Voilà. Si vous êtes comme moi, vous avez maintenant un bon coup de nostalgie de la vie d’avant. Désolée d’avoir libéré la bête…


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Cher lecteur, ces textes et ces photos ne sont pas libres de droits.
Merci de respecter mon travail en ne les copiant pas sans mon accord.
Ariane.

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