samedi 25 juillet 2009
Fleurs mauves
De belles vivaces mauves forment la parure d'été de l'allée centrale du jardin de Monet.
Les plus hautes, les salicaires, aiment en général le bord de l'eau. Devant elles, les lychnis ou coquelourdes explosent de petites fleurs d'un rose intense qui contraste avec leur feuillage d'un gris duveteux. Au ras du sol, les capucines, ces jolies annuelles à feuilles rondes et fleurs orange, ont pris le départ de leur cent mètres à l'assaut des graviers.
Du temps de Monet, l'allée centrale de son jardin n'avait pas tout à fait l'aspect qu'on lui connaît aujourd'hui. Outre la présence de cyprès et d'épicéas de chaque côté, source de bien des disputes conjugales, on pouvait y voir aussi une large bordure formée d'iris. Seul l'intérieur de l'allée, juste sous les arbres, présentait des touffes de fleurs rose pâle.
Tous les visiteurs de Giverny peuvent s'en rendre compte cette année, s'ils vont voir l'exposition Monet au musée des Impressionnismes Giverny. Une des toiles, le jardin de l'artiste à Giverny représente la grande allée, et l'on y distingue très bien cette masse de différentes variétés d'iris.
L'effet était splendide. Alors, pourquoi ne pas avoir refait cette bordure à l'identique ?
C'est un regret qu'on a surtout à l'époque de la floraison des iris, au mois de mai. Car en ce moment où ils sont défleuris, revenus à la forme d'un poireau et en train d'être taillés courts, l'explication paraît évidente. Vous imaginez la grande allée bordée de moignons d'iris pendant tout l'été ?
Monet, qui était seul à profiter de son jardin et libre d'installer son chevalet où il voulait, pouvait se permettre un aspect rebutant par-ci par-là, ce qu'il vaut mieux éviter pour le public.
Aujourd'hui, on privilégie l'esprit plutôt que la lettre. La place dévolue aux iris a donc été réduite. Monet semble d'ailleurs avoir fait évoluer son jardin de la même façon. Dans des toiles ultérieures, on voit les vivaces mauves prendre beaucoup plus d'importance à l'ombre des épicéas.
Le jardin de Monet, les iris
Claude Monet, 1900, Paris musée d'Orsay, huile sur toile 81x 92 cm
Ce billet, écrit à 14:32 par Ariane dans la catégorie Fleur et tableau a suscité :





C'est l'une des plus belles plantes à bulbe actuellement en floraison dans les jardins de Claude Monet à Giverny. Tout en haut d'une tige interminable qui peut atteindre soixante centimètres, une couronne de clochettes est accrochée sous une touffe de fines feuilles en bataille. Ces campaniles hirsutes se nomment des fritillaires.
Les fritillaires ont quelque chose de rare et de spectaculaire qui étonne. Pourquoi sont-elles si peu connues du grand public ? Elles ne sont pas une découverte récente des horticulteurs. Voilà bien longtemps qu'elles ont été introduites de Turquie.
S'il est une plante fleurie qui accompagne traditionnellement les fêtes de Noël, c'est bien le poinsettia. Avec ses bractées rouges en forme d'étoile, il est tout indiqué pour cette période de l'année.
Un massif de fleurs vu presque à la verticale, sans référence à ses limites : on a l'impression que le tableau
Des tournesols épanouis, Monet fait des zones vibrantes, des capteurs solaires. Touche douce et caressante, fond travaillé de rose, de mauve, de violet : malgré les couleurs vives des fleurs jaunes, des feuilles vertes, de la nappe rouge, l'ensemble exhale une beauté comme féminine. C'est le côté yin des tournesols, qui s'exprime dans un tableau à l'ambition avant tout décorative.
Des clématites blanches qui semblent courir sur le sol : voici l'un des deux tableaux de clématites peints par Claude Monet en 1887. Les fleurs occupent presque toute la toile. Certaines sont coupées par les bords du tableau, dans un cadrage de style photographique. Le sujet est traité davantage en paysage qu'en nature morte.

Depuis quelques jours les tulipes sont en pleine floraison à Giverny. C'est une fleur que Monet aimait beaucoup, propre aux effets de couleurs.