mercredi 10 mars 2010
Hôtel de Bourgtheroulde
A Rouen, l'hôtel de Bourgtheroulde (les Normands prononcent Bourtroude) fait l'objet d'une rénovation soigneuse dont l'objectif est de rendre à ce magnifique hôtel particulier de la Renaissance sa splendeur passée, et de le convertir en hôtel de luxe.
La façade côté place de la Pucelle, une de ces charmantes placettes entourées de hautes maisons à colombages dont Rouen a le secret, et dont on croyait autrefois qu'elle était le lieu du supplice de Jeanne d'Arc, a déjà fière allure, alors que le chantier se poursuit à l'intérieur, toujours inaccessible.
Il a fallu déployer beaucoup d'efforts pour faire oublier l'ancienne agence bancaire installée naguère dans les lieux. Autour du porche, les bas-reliefs ont été remis en valeur, on jurerait qu'ils sont d'époque, alors qu'ils datent du 19e siècle.
Qu'importe ! Le porc-épic couronné de fleurs de lys continue d'intriguer les passants. C'est l'emblème de Louis XII, roi de France au moment de la construction du bâtiment, au début du 16e siècle.
Le porc-épic était connu en Europe, mais mal, et l'on a longtemps cru qu'il avait la faculté de lancer ses piquants sur ses ennemis. D'où l'idée du grand-père de notre Louis XII de l'adopter comme animal fétiche. Et pour ceux qui n'auraient pas compris le rapport, la devise servait de sous-titre : "de près et de loin". Ça sonne mieux en latin : Eminus & cominus. Les ennemis n'avaient qu'à bien se tenir, et de préférence à bonne distance !
Ses prétendus pouvoirs extraordinaires faisaient de la bête un porc-épique à ranger dans la catégorie des animaux fabuleux, tels que la licorne, la salamandre ou le phoenix, autres emblèmes célèbres.
Aujourd'hui encore, le porc-épic ne nous est pas très familier. J'ai pu en voir un récemment au zoo, de la taille d'un chien moyen, et j'ai trouvé que le terme de porc est bien mal choisi. Les cochons devaient être bien petits au Moyen Âge...
Ce billet, écrit à 09:57 par Ariane dans la catégorie Rouen a suscité :



Voisin du musée des Antiquités, le muséum de Rouen se trouve au 198 rue Beauvoisine, à quelques minutes à pied de la gare.
A Rouen, le 


Le parti pris par l'architecte est de mener une réfection, c'est-à-dire de réparer, consolider et nettoyer. Quand il l'a pu, il a aussi replacé des statues depuis longtemps déposées. Il en a fait refaire d'autres. L'effet d'ensemble doit se rapprocher beaucoup de ce que pouvaient ressentir les justiciables des siècles passés, sans doute impressionnés et peut-être écrasés par autant de magnificence.
Difficile aujourd'hui d'imaginer ce que purent être les épidémies de peste du Moyen-Age. A Rouen, l'aître Saint-Maclou est un vestige tangible de ce fléau.
En 1526, une nouvelle peste impose de faire de la place dans le cimetière. On construit des galeries tout autour de l'aître, on vide les fosses communes des siècles précédents, et les ossements sont placés dans les combles des galeries transformés en ossuaires.
Pierre Corneille a eu l'extrême courtoisie, et je l'en remercie, de naître à une date facile à retenir : le 6 juin 1606.
Le Gros-Horloge, c'est le centre du centre ville de Rouen. Il enjambe depuis cinq siècles la rue piétonne que les Rouennais nomment avec un brin de désinvolture la "Rue du Gros", entre la cathédrale et la place du Vieux-Marché.
Pour les amateurs de Monet, c'est en hiver qu'il faut voir la cathédrale de Rouen. Monet l'a peinte une trentaine de fois au cours de campagnes de peinture hivernales. Pour retrouver ses éclairages, il faut la lumière pâle des mois les plus froids.
Depuis Vernon, rien n'est plus facile que d'aller visiter Rouen par le train.