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Le début du printemps

Claude Monet, Printemps, 1880, musée des Beaux-Arts de Lyon

Le ciel charrie les nuages de mars, les herbes séchées par le froid sont encore visibles dans la prairie, les peupliers ouvrent tout juste leurs bourgeons : c’est une journée de fin d’hiver qui ressemble au printemps, comme aujourd’hui à Giverny. On imagine Monet parti avec enthousiasme en quête de motifs. Quand il peint, il oublie ses soucis. Il s’est arrêté sur la crête qui domine la vallée de la Seine près de sa maison de Vétheuil, quelque part entre le bourg et le village voisin de Saint-Martin-la-Garenne.

La floraison légère de l’arbuste fait penser à un prunellier. Comment rendre en peinture le flou de cette blancheur mousseuse qui répond aux nuées fines, le fouillis des couleurs qui se mêlent dans la prairie ? Comment « faire quelque chose » avec ce paysage si peu contrasté, baigné dans la lumière douce du val de Seine ? Monet lutte. Ce qu’il nous propose est flou et précis à la fois. A petites touches, il documente ce qu’il voit.

En s’approchant, on distingue les coups de brosse, leur matière, leur variété, cette multitude de gestes qui fait le tableau. Le pinceau revient à la palette, tourne en prenant un peu plus de bleu, un peu plus de rose selon les ordres de l’oeil.

On peut sentir combien Monet a travaillé et travaillé encore avant d’être satisfait de chaque coin du tableau.


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