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La Seine vue par Vallotton

Félix Vallotton, La Seine près des Andelys, matin, soleil, 1916, collection particulière

Félix Vallotton est décédé juste un an avant Monet, le 29 décembre 1925, à tout pile 60 ans, au terme d’une carrière d’une incroyable richesse. Innovante, dérangeante, sarcastique ? Oui, mais pas toujours. Je ne me lasse pas de ses vues de la Seine du côté des Andelys ou de Tournedos. Ci-dessus, le temps calme lisse la surface du fleuve en un parfait miroir, offrant de magnifiques reflets des falaises blanches et de l’île boisée.

Félix Vallotton, La Seine près des Andelys, 1916

Par temps couvert, les contrastes se font moins forts, l’herbe pend un ton vert plus doux. Le vent s’est levé, les reflets ont disparu.

Félix Vallotton, Souvenir des Andelys, 1916

Cette fois Vallotton nous emmène en haut des falaises représentées dans les deux oeuvres précédentes. Comme un souvenir, la toile rassemble les impressions les plus marquantes de son séjour aux Andelys : Château-Gaillard sur son promontoire rocheux, l’orage qui s’avance, la fumée charbonneuse du remorqueur qui enveloppe l’hôpital Sain-Jacques, la flèche de l’église Saint-Sauveur, et les îles sur la Seine boisées d’arbres surdimensionnés.

Félix Vallotton, Orage venant, les Andelys, 1916

L’orage qui approche a donné lieu à une toile pour lui-même. Le paysage tel qu’on le voit depuis Château-Gaillard occupe la plus grande partie du tableau. Vallotton a délibérément omis la Seine qui coulerait à quelque centimètres en-dessous du bord de l’oeuvre. On n’aperçoit que le haut des arbres le long du fleuve, dont la couleur fait écho au ciel gris ardoise. Les petites maisons aux toits rouges se blottissent dans le vert tout en bas de la composition. Nous retrouvons une ambiance oppressante telle que le peintre les affectionne.


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