
En ce mois d’octobre, le jardin de Monet à Giverny est encore plein de fleurs. Les impatiences blanches éclairent l’ombre sous les ifs de la grande allée.

Les impatiences de Nouvelle-Guinée, plus grandes et plus costaudes ont été pendant plusieurs années les seules présentes.

Une maladie fongique touchait leurs cousines Impatiens wallerianna, mais les obtenteurs semblent avoir réussi à apprendre à ces dernières à résister. Elles sont de retour, formant des tapis denses et colorés. Ce sont elles que les anglophones nomment busy lizzie.

Les jolies balsamines (Impatiens balfourii), n’en finissent pas d’agiter leurs fleurons, provoquant tantôt l’admiration, tantôt l’émoi des visiteurs qui les savent envahissantes. Mais il semble bien que Monet en avait dans son jardin.

L’impatience perroquet (Impatiens niamniamensis) épate avec ses becs aux couleurs éclatantes. J’adore son nom botanique quasi gourmand. Elle vient d’Afrique, ou peut-être de Madagascar.

Cette année, les jardiniers de Giverny ont planté moins d’impatiences de l’Himalaya, alias Impatiens glandulifera, et je dois avouer que je ne regrette pas ces géantes qui prenaient beaucoup de place.
De toutes petites fleurs au ras du sol, d’autres qui culminent à deux mètres, la variété des impatiences est impressionnante et nous n’en avons pas fait le tour. Si vous voulez les voir encore cette saison, c’est à vous maintenant de faire preuve d’impatience : vite ! le jardin de Monet ferme dans trois semaines.