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Le passage du Tour de France

tour de france 2006Ce rendez-vous en pleine campagne à la mi-journée, cette hâte pour ne pas manquer l’heure de l’évènement rappelaient l’éclipse de 1999. Mais cette fois, pas besoin de guetter les nuages. D’ailleurs, il faisait beau.
Deux heures avant l’arrivée de la course, une bonne centaine de personnes se trouvait ce matin au point de passage du Tour de France le plus proche de Vernon, à l’endroit où les coureurs venant des Thilliers en Vexin piqueraient à angle droit vers Guitry, après une ligne droite de 4 km.
Pourquoi une telle anticipation ? Pour ne pas rater la caravane publicitaire ! On peut juger de l’importance de l’évènement sportif aux moyens publicitaires qu’il mobilise. La Grande Boucle est une grosse affaire. Elle est susceptible de véhiculer l’image d’une foule de marques grand public dans des domaines variés, supermarché, horlogerie, produits alimentaires, électroménager, banque, assurance, prêt-à-porter, presse, téléphone, jeux…
Les voitures sérigraphiées sont passées les unes derrière les autres, lançant dans la foule des casquettes, des rustines et des porte-clés. Autrefois on jetait ainsi des dragées ou des pièces de monnaie à la sortie des cérémonies, et les enfants couraient pour les ramasser. Les spectateurs qui arrivaient à saisir au vol un couvre-chef ressentaient une joie d’enfant, celle du bambin qui a attrapé le pompon du manège.
Après les distributions gratuites sont venues les ventes d’objets officiels « qu’on ne trouve nulle part ailleurs ». Discours bien rodé pour couper court aux hésitations : « c’est maintenant ou jamais, dépêchez-vous on repart ».
Longue attente, tandis que le ciel se couvre.
On en aurait presque oublié qu’on venait voir du sport. Tout à coup, une voix dans un haut-parleur annonce une échappée du Français Samuel Dumoulin et de l’Allemand Bjorn Schroeder. Les yeux scrutent le bout de la ligne droite, les gendarmes sortent leurs jumelles. Ca y est, voilà les échappés le nez dans le guidon. Juste le temps de les apercevoir, ils sont passés.
C’est le moment qu’a choisi le nuage qui s’était subrepticement glissé au-dessus de nos têtes pour éclater. Le peloton qui suivait à deux ou trois minutes a pris le temps d’enfiler les vêtements de pluie, tandis qu’au-dessus des têtes des spectateurs les parapluies aux couleurs du Tour s’ouvraient en grosses corolles jaunes.
A peine le temps d’applaudir, de crier des encouragements. Après une aussi longue attente, les 170 coureurs ont filé en quelques secondes. Il ne reste plus qu’à suivre la fin de l’étape à la maison, à la télé. C’est encore là qu’on voit le mieux les cyclistes.


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