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Le jardin du musée des impressionnismes Giverny

jardin du musée des impressionnismes Giverny

A quelques pas de la Fondation Monet, le musée des impressionnismes de Giverny possède un petit bijou de jardin. Et commme un bonheur n'arrive jamais seul, son accès est libre aux heures d'ouverture du musée. Il faut prendre la peine de le parcourir car il ne se révèle qu'au fil de la déambulation, dans un émerveillement qui se renouvelle à chaque pas.

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Les Marguerites de Caillebotte

marguerites-mdigPour son ouverture, le musée des impressionnismes Giverny a soigné sa décoration florale. De grandes potées d'anthémis s'alignent le long de l'allée, tandis que des fleurs à corolles blanches ont été piquées un peu partout dans les topiaires et les massifs de lierre. 

Ce fleurissement est un hommage à Parterre de margueritesl'oeuvre de Gustave Caillebotte dont on espère qu'elle va bientôt faire son entrée dans les collections.

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Le jardin du musée des impressionnismes

Jardin du musée des impressionnismes Giverny, les tulipes
A ne pas rater si vous venez à Giverny voir l’expo Degas, la Fondation Monet ou pour toute autre raison, le jardin du musée des impressionnismes arbore en ce moment des floraisons spectaculaires.
Ce « jardin remarquable » s’étire tout en longueur devant les façades du musée.
Décomposé en chambres de couleurs, il fait traverser successivement un très charmant jardin blanc, un jardin noir plus inquiétant, puis les couleurs primaires, cyan, jaune, magenta, pour aboutir enfin à ce parterre étourdissant qui mêle les couleurs. « On en prend plein les yeux ! » disent les visiteurs.
Ce serait dommage de manquer ce joli spectacle, mais il faut penser à s’aventurer derrière les haies bien taillées qui délimitent les carrés.

Impressionnisme américain

Eleanor, Frank W. BensonFrank W. Benson, Eleanor, 1901 – Huile sur toile, 76,2 × 64,1 cm Providence, Museum of Art, Rhode Island School of Design, don de la succession de Mme Gustav Radeke, 31.079 © Museum of Art, Rhode Island School of Design / Photo : Erik Gould

Vue de France, la situation des artistes féminines de l’impressionnisme fait curieusement écho au manque de visibilité dont pâtit l’impressionnisme américain. L’expo qui vient de s’ouvrir au musée des impressionnismes Giverny démontre avec force le talent de ces peintres méconnus du public français, qu’ils s’attachent au rendu de paysages d’hiver comme Twachtman ou à la lumière du plein été comme Benson.
Les plus familiers de ce côté de l’Atlantique, et l’expo leur fait une grande place, ce sont sans doute ceux qui se sont expatriés longuement en Europe, tels que James Whistler en premier lieu, puis Mary Cassatt et John Singer Sargent. Ils avaient su s’intégrer à la petite communauté des peintres d’avant-garde français, dont ils parlaient la langue. Monet, dans sa correspondance avec Whistler, lui témoigne son amitié. Sargent était un proche avec qui il allait peindre sur le motif. Cassatt s’était mis dans la poche Degas, pas toujours aussi misogyne qu’on pourrait le croire.
On découvre à l’expo de Giverny deux peintures nocturnes de Whistler qui ne rendent pas grand chose en photo, il faut les voir en vrai pour apprécier la finesse de coloriste de ce précurseur qui restitue des ambiances, dans d’étranges tableaux presque monochromes où il ne se passe rien.
Mais la plupart des impressionnismes américains ne firent que de courts séjours en Europe, voire pas du tout. Leur originalité est d’avoir adapté l’impressionnisme à leur continent, en mettant en scène à la fois les beautés de la nature nord-américaine, et l’optimisme d’une nation en plein essor. Tarbell et Benson s’illustrent par des représentations familiales en plein air où la critique verra l’incarnation de la femme du XXe siècle, gracieuse et décidée.
Ci-contre, le peintre Frank Benson a pris pour modèle sa fille Eleanor, qu’on voit grandir de tableau en tableau. L’utilisation de bleu dans les ombres du bras, par exemple, la touche hachurée et vibrante, les couleurs claires, le plein air, montrent l’adoption des principes de l’impressionnisme.

L’impressionnisme et les Américains, jusqu’au 29 juin 2014, Musée des Impressionnismes Giverny

L’art américain est de retour !

John Singer Sargent - Lady Agnew de Lochnaw, 1892 John Singer Sargent – Lady Agnew de Lochnaw, 1892 – Huile sur toile, 127 × 101 cm – Édimbourg, Scottish National Gallery, NG 1656 © National Galleries of Scotland / Photo : A. Reeve

Le Musée Des Impressionnismes Giverny consacre son exposition de printemps à l’impressionnisme américain. En toute logique, celle-ci a été initiée par la Terra Foundation for American Art, toujours partenaire du musée givernois.
Dès le 28 mars, on pourra redécouvrir comment les artistes venus d’Outre-Atlantique à la fin du 19e siècle ont su faire leur la technique picturale défendue par Claude Monet et ses amis, avant de l’emporter dans leurs bagages.
L’exposition présentera 80 oeuvres, parmi lesquelles les habitués du musée reverront avec plaisir de très belles toiles de Mary Cassatt, Sargent, Whistler, Robinson, ou encore Tarbell. Mais la plupart des tableaux ne sont jamais venus à Giverny.
Le dossier de presse est accompagné d’une quinzaine d’images, qui promettent une très belle expo. On va se régaler de lumière, de scènes de plein air, de nonchalance bourgeoise, de toilettes élégantes, par la grâce d’une palette claire et d’une touche vibrante.
On recherchera ce qui est spécialement américain dans cette peinture-là. Le musée justifie le pluriel de son nom : l’impressionnisme a évolué en de nombreuses branches, et ses variations américaines ne sont pas les moindres.

Signac à Barfleur

Barfleur, la maison de Signac et l'égliseTout au bout du Cotentin, le petit bourg de Barfleur, avec son église trapue, son port et ses maisons de granite, offre un visage pittoresque qui a séduit de nombreux peintres.
Paul Signac est de ceux-là. En face de l’église, la maison où il a séjourné est marquée d’une plaque où l’on peut lire :
« Le peintre Paul Signac habita cette maison de 1932 à 1935. Il aimait la compagnie des pêcheurs en travaillant face à la mer et au phare de la pointe de Barfleur. »
Le séjour à Barfleur correspond aux dernières années de la vie de Signac, qui s’y retire après son tour de France des ports, peints à l’aquarelle de 1929 à 31, et décède en 1935.
Le septuagénaire, qui a possédé pas moins de 32 yachts pendant sa vie, est encore un grand amateur de navigation. A Barfleur, il passe plus de temps en mer que devant son chevalet.

L’eau est partout dans l’oeuvre du peintre néo-impressionniste. C’est aussi le thème du festival Normandie Impressionniste 2013. Dans ce cadre, le musée des impressionnismes Giverny présentera à partir du 29 mars 2013 une exposition rétrospective consacrée à Paul Signac. Au fil de 120 oeuvres, peintures pointillistes, aquarelles et dessins, on y verra de nombreuses vues de ports, de Concarneau à Saint-Tropez. Et qui sait, peut-être aussi Barfleur.

L’autre jardin de Giverny

Musée des ImpressionnismesA quelques pas des jardins de Claude Monet, le musée des Impressionnismes Giverny est blotti derrière un jardin qui, s’il est moins grand que ses illustres voisins, n’en est pas moins beau.
En ce moment d’éblouissantes floraisons de printemps jouent de toute la gamme des tulipes les plus extraordinaires, alignées en rayures lumineuses, ou regroupées en massifs monochromes séparés par des haies.
Le jardin blanc, le rose, le jaune, sont comme toujours somptueux. Si la pluie ne s’invite pas à la fête, ils devraient durer encore un peu, certaines tulipes sont même encore en boutons.
Toutes ces fleurs sont une mise en bouche avant d’aller se repaître des couleurs des tableaux impressionnistes exposés dans les galeries.

Un embryon de collection

l'abbé Toussaint de Frédérick MacMonnies Le musée des Impressionnismes de Giverny vient de franchir un cap, sept mois seulement après son ouverture le 1er mai dernier : il vient d’obtenir ses premières oeuvres, un tout petit début de collection.
Trois toiles ont été mises en dépôt, et un dessin acheté.
L’oeuvre la plus importante est la magnifique Grande Vallée IX de Joan Mitchell, exposée cet été sur ses cimaises, qui appartient au FRAC de Haute-Normandie. Elle est laissée à Giverny pour une durée d’un an, et plus, espérons-le, si affinités.
Joan Mitchell, Grande Vallée IXD’autre part la commune de Giverny met en dépôt au musée des Impressionnismes deux toiles, Lupins et pavots de Blanche Hoschedé-Monet et l’abbé Toussaint de Frédérick MacMonnies ; on a pu voir déjà au musée de Vernon ce grand portrait du curé de Giverny au temps de Monet. Ces deux dernières oeuvres font partie des collections du MDIG pour dix ans au moins.
Enfin, le musée a acquis un dessin à la mine de plomb sur papier de Pierre Bonnard, une oeuvre symbolique de l’amitié entre les deux peintres voisins puisqu’elle représente Marthe Bonnard en compagnie de Claude Monet dans la salle à manger de ce dernier à Giverny.

Exposition Joan Mitchell

Expo Joan Mitchell à Giverny Le musée des impressionnismes de Giverny renoue avec son passé de vitrine de l’art américain en accueillant jusqu’à la fin de la saison une exposition consacrée à l’artiste américaine Joan Mitchell.
Née en 1925, l’année précédent la mort de Monet, Mitchell n’est évidemment pas une artiste impressionniste. Elle appartient à l’un des courants post-impressionnistes, l’expressionnisme abstrait, mais son parcours la rapproche curieusement de Claude Monet. On pourrait multiplier les points communs, de sa résidence à Vétheuil à son goût pour la couleur, en passant par la frontalité de sa peinture qui rappelle les toiles tardives du maître de Giverny, son penchant pour les grands formats, ou encore son addiction fatale au tabac.
Artiste majeure, Joan Mitchell s’impose depuis quelques années sur le marché de l’art international. Avec un prix de vente record de 7 millions de dollars, elle est la vice-championne du monde des enchères parmi les artistes féminines, derrière la Russe Natalia Goncharova.
L’exposition retrace une grande partie de sa carrière, depuis ses premières oeuvres des années cinquante jusqu’à la décennie de sa mort, en 1992, à travers une vingtaine d’oeuvres monumentales. On est saisi par ces toiles de grandes dimensions parcourues de vibrantes touches colorées, intenses, d’une incroyable présence. Elles tiennent le mur. Elles captent le regard à vous hypnotiser.
Dans l’interview télévisée proposée en contrepoint des oeuvres, Joan Mitchell est filmée dans son atelier de Vétheuil. Elle fait quelques révélations éclairantes, comme lorsqu’elle explique que son penchant pour les polyptyques vient de ses difficultés à peindre des toiles horizontales. Elle en fait donc plusieurs verticales qu’elle juxtapose.
Surtout, on découvre dans cette interview la personnalité de l’artiste : l’effet qu’elle produit est le même que celui des oeuvres, un mélange de séduction, d’intransigeance, de manière frontale de répondre aux questions qui tournerait vite à l’affrontement. « Vous avez dit qu’une toile fonctionne ou ne fonctionne pas. Qu’entendez-vous par là ? » lui demande la journaliste. « Vous voulez que je vous fasse un cours d’histoire de l’art ? » répond abruptement Mitchell. Pour avouer un peu plus tard qu’elle serait incapable d’enseigner.
Elle est émouvante de sincérité, passant de l’ironie à l’auto-dérision, avant de livrer un poignant témoignage sur la difficulté d’être artiste. On sent qu’elle est en prise avec quelque chose qui la dévore, elle lutte, elle voudrait rendre ce qu’elle ressent. On retrouve Monet.

Musée des Impressionnismes : premier bilan

Expo Monet à Giverny L’exposition Monet s’achève samedi, et déjà la presse locale dresse un premier bilan de la fréquentation du tout nouveau Musée des Impressionnismes Giverny.
Les visiteurs se sont pressés en foule pour voir les Nymphéas de Claude Monet revenus sur le lieu de leur création : le cent millième visiteur a franchi les portes du MDIG dès le 5 août, il a été fêté comme il se doit.
Compte tenu de la situation de Giverny à mille milles de toute terre habitée, de la taille réduite des galeries qui ne sont pas celles du Grand Palais, de la brièveté de l’exposition (trois mois et demi seulement), et du laps de temps très court qu’a eu le nouveau musée pour communiquer, c’est un magnifique succès.
Je m’en réjouis à plus d’un titre. D’abord parce que cela aurait été dommage que le public ignore cette superbe réunion de 28 toiles du maître de Giverny, et puis parce que je souhaite longue vie au musée des impressionnismes, qui va gagner en notoriété et devenir un lieu incontournable à visiter en Normandie.
Comme Euroise et Haut-Normande, c’est une satisfaction de constater que les pouvoirs publics ont réussi leur pari. La communication institutionnelle a été très forte, si bien qu’un tiers des visiteurs sont Haut-Normands, du jamais vu.
Conséquence de ce succès, le stock des catalogues s’épuise. Il s’en est écoulé près de 3000, et c’est encore une nouvelle qui me fait plaisir car c’est un très beau livre, bourré d’informations sur Monet.
Une seule ombre au tableau, on n’est pas près de revoir des Nymphéas à Giverny. Monet reviendra, c’est promis, mais plutôt sur une autre thématique, des Meules par exemple.
J’espère que d’ici là, la décision qui s’impose aura été prise concernant le jardin du musée. Malgré tout le respect et l’admiration que j’ai pour l’oeuvre du paysagiste Mark Rudkin, il faut faire quelque chose pour que le musée ne disparaisse pas sous la végétation. La quantité de gens qui m’ont dit qu’ils ne l’avaient pas visité car ils ne l’ont pas trouvé, c’est tout simplement désolant.

Expo 2010 : l’impressionnisme au fil de la Seine

Musée des Impressionnismes Giverny L’exposition Monet n’est pas encore finie (plus que quelques jours ! Dépêchez-vous !), l’expo Joan Mitchell pas encore commencée (le 23 août) qu’on sait déjà quel sera le thème des expositions 2010 et 2011 au Musée des Impressionnismes Giverny.
Celle qui ouvrira la prochaine saison le 1er avril 2010 s’inscrira dans le cadre du festival Normandie Impressionniste. Elle déclinera « L’impressionnisme au fil de la Seine », un joli sujet qui permettra de mettre en relation une soixantaine de toiles d’Eugène Boudin à Henri Matisse. On y verra des chefs-d’oeuvres de Renoir, Sisley, Seurat, et, ouf ! Claude Monet.
L’expo d’été et d’automne sera consacrée à un artiste pointilliste.

L’année 2011 sera une année Bonnard à Giverny ! Plus jeune que Monet d’une génération, Pierre Bonnard a habité Vernonnet, le quartier de Vernon sur la même rive que Giverny. Les deux maîtres s’estimaient beaucoup. Deux expositions Bonnard devraient se succéder, la première consacrée à sa période normande, la seconde à ses oeuvres du Cannet.
Voilà une programmation qui devrait plaire à un très large public. Je me fais d’avance une fête de toutes ces belles oeuvres qui vont venir nous rendre visite à Giverny, et tout spécialement des Bonnard, un de mes artistes préférés. Quel bonheur !

Discrétion assurée

Jardin du Musée des Impressionnismes GivernyCe splendide jardin se trouve à Giverny, mais pas chez Monet : à 200 mètres de la maison du peintre, le jardin du musée des Impressionnismes Giverny fait claquer les couleurs, en hommage au talent des peintres exposés sur ses cimaises.
En France beaucoup de musées sont installés dans des bâtiments anciens reconvertis. L’idée avait été caressée à Giverny, un musée dans la maison du Hameau qui avait vu passer plusieurs membres de la colonie de peintres américains. Mais les locaux se sont révélés trop exigus et inadaptés. L’option de construire a donc été privilégiée par Daniel Terra, le fondateur du Musée d’Art Américain.
La difficulté était de répondre à toutes les contraintes de la muséographie moderne sans abîmer le paysage protégé de Giverny. Comment intégrer du béton dans ces vertes collines ?
Philippe Robert, l’architecte en charge du projet, a fantastiquement relevé le défi. Bâtiments bas, partiellement enterrés, toitures végétalisées, verrières… Rien de massif, d’opaque, d’imposant.
Le paysagiste Mark Rudkin y a mis du sien lui aussi : il a structuré le jardin avec de hautes haies de hêtres ou de thuyas. Vous voyez sur la photo ? Au printemps le mur se distingue encore un peu par transparence, mais bien vite on ne voit plus rien du tout. Le musée disparaît derrière la végétation.

L’intégration au paysage est tellement réussie que c’est presque embêtant. Il faut savoir qu’il y a un musée ici pour le découvrir.
Cela me rappelle une anecdote que m’a racontée Philippe Robert.
– Je suis allée à Giverny, mais je n’ai pas trouvé le musée ! lui avoue une amie.
– C’est le plus grand compliment qu’on puisse me faire. C’est la preuve que j’ai réussi à ce que le musée se fonde dans le paysage !

Réponse courtoise, sans doute, mais pas trace de dépit dans sa voix. Quand on a beaucoup de talent, on peut se permettre d’accepter l’effacement.

du MAAG au MIG

Musée des Impressionnismes GivernyUn coin du voile qui entoure encore le Musée des Impressionnismes Giverny vient de se lever à l’occasion d’une première conférence de presse. L’exposition inaugurale de la nouvelle structure qui remplace le musée d’Art Américain Giverny « sera entièrement consacrée au jardin de Giverny », bonne nouvelle !
Elle s’intitule « Le jardin de Monet à Giverny : L’invention d’un paysage », et aura lieu du 1er mai au 15 août.
L’expo devrait au final comporter « une vingtaine d’oeuvres peintes, une trentaine de photographies et autant de documents. » Le nombre des Monet est donc revu à la baisse, d’autant que d’autres artistes pourraient entrer dans la thématique du jardin de Monet, par exemple sa belle-fille Blanche Hoschedé ou encore l’ami de celle-ci John Leslie Breck. Orsay prêterait quatre oeuvres, vraisemblablement les quatre dans ses collections qui représentent le jardin de l’artiste : le grand Nymphéas bleus, le Pont japonais, l’allée aux iris, et un saule. D’où viendront les autres ? Pour l’instant rien n’est encore confirmé.
L’exposition sera divisée en trois parties :
L’invention d’un paysage (1883?1904)
Monet peintre du XXe siècle (1899?1926)
L’élaboration d’une image (1905?1926)
Les photos d’époque prises par les amis de Monet, Guitry, Clémentel et d’autres, seront très intéressantes à comparer avec les tableaux et avec le jardin actuel. On pourra mesurer ressemblances et différences. Car depuis le temps de Monet, son jardin a été « réinventé » par et pour le public d’aujourd’hui.
Sur le plan pratique, le musée appliquera son tarif habituel, soit un modique 5,50 euros le billet, rien à voir avec certains prix d’expos qui font faire gloups. Il sera ouvert de 10h à 18h tous les jours (y compris les lundis) du 1er mai au 13 juillet inclus, ensuite le MIG sera fermé le lundi.

30 Monet à Giverny !

Le futur musée de l'impressionnismeJ’ai fait des bonds de joie en lisant le Démocrate, le journal local de Vernon : l’an prochain le musée de beaux-arts de Giverny (dont on n’est pas encore sûr qu’il s’appellera musée de l’impressionnisme) ouvrira en fanfare avec une exposition évènement.
Les organisateurs espèrent obtenir le prêt de 30 toiles de Monet, excusez du peu ! Elles tourneront autour du thème du jardin, car le titre de l’expo semble déjà trouvé, « le jardin de Monet à Giverny : l’invention d’un paysage ».
Cela paraît presque trop beau pour être vrai. Vous imaginez ? On passera du modèle aux tableaux, des toiles au jardin qui les a vu naître. Une expérience unique, inoubliable. Ce sera somptueux de beauté. On repartira les yeux gorgés de magnifique.
Le nouveau musée ouvrira le 1er mai 2009 avec son expo choc, un mois après la Fondation Monet qui se visite dès le 1er avril.
Les tableaux du maître de l’impressionnisme resteront jusqu’au 15 août, après quoi c’est l’artiste américaine Joan Mitchell qui est programmée. Vous savez, celle qui a vécu à Vétheuil dans la maison voisine de celle de Monet.
A terme il est prévu que le musée de Giverny se constitue sa propre collection et pourquoi pas, qu’il reste ouvert toute l’année. Difficile de rêver mieux comme bonnes nouvelles.

Musée de l’Impressionnisme

C l'Eure Septembre 08La gazette du Département en fait ses gros titres : ça bouge du côté du Musée d’Art Américain de Giverny, qui vit ses dernières semaines sous sa forme actuelle.
La photo est prise à la Fondation Monet, mais c’est bien du musée de Beaux-Arts voisin qu’il s’agit. Au printemps prochain le beau bâtiment à l’architecture contemporaine qui se trouve à quelques pas des jardins de Monet à Giverny deviendra un musée de l’impressionnisme, géré par le Conseil Général de l’Eure.
Grâce à un partenariat avec le musée d’Orsay, on n’y verra donc que des toiles du courant pictural le plus populaire de l’histoire de l’art, ce qui en fera un lieu unique en Europe.
Le MAAG, avec ses expositions centrées sur l’art américain, attire actuellement un visiteur de Giverny sur quatre. Cela en fait déjà le musée le plus fréquenté du département. Il pourrait fort voir ses entrées exploser l’année prochaine, pour peu que l’exposition soit suffisamment attractive.
On sait déjà que le thème de celle qui ouvrira au premier avril 2009 est bien fait pour séduire le public : elle sera consacrée aux jardins de Monet.

Giverny centre de l’impressionnisme

Musée d'art américain GivernyCette fois c’est officiel : le Musée d’Art Américain de Giverny deviendra un centre de l’impressionnisme en 2009.
Le musée d’Orsay, parmi d’autres musées, sera partenaire, je suppose qu’il prêtera des toiles.
Le site sera géré par le Conseil Général de l’Eure et soutenu par la Région Haute-Normandie. La Fondation Terra restera propriétaire des bâtiments.
Le centre de l’impressionnisme de Giverny aura pour vocation de « mettre en lumière le caractère international du mouvement impressionniste et de la colonie de Giverny ».
Il s’inscrira donc dans la continuité du Musée d’art américain actuel animé par la Fondation Terra.
C’est un happy end pour le musée givernois dont on craignait la fermeture pure et simple, quinze ans seulement après son ouverture. L’engagement des pouvoirs publics permet aujourd’hui de lui donner un avenir.
J’espère qu’il sera du goût du public qui n’espère rien d’autre à Giverny, en parallèle à la visite des jardins de Claude Monet, que de pouvoir admirer des tableaux impressionnistes exécutés dans les environs : le succès de la magnifique exposition de l’année dernière Giverny impressionniste, une colonie d’artistes en témoigne.

Cher lecteur, ces textes et ces photos ne sont pas libres de droits.
Merci de respecter mon travail en ne les copiant pas sans mon accord.
Ariane.

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