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Retourner à la poussière

Exposition Lionel Sabatté à Vernon

Le musée de Vernon présente jusqu'au 14 février 2016 une exposition d'art contemporain très dérangeante autour de l'oeuvre de Lionel Sabbaté. "Echafaudages d'une caresse", le titre est doux, le thème aussi, puisqu'il s'agit d'animaux. Le jeune artiste réalise des cygnes, des oiseaux, des papillons, des loups… L'expo a tout à fait sa place au musée de Vernon, spécialisé dans l'art animalier.
Alors qu'est-ce qui perturbe, qui fait frémir, qui rend la vue de ces oeuvres insoutenable ?

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Rosa Bonheur

Rosa Bonheur

Marie-Rosalie Bonheur, dite Rosa Bonheur – Lapins (détail. Cliquez pour voir l’oeuvre) vers 1840. Musée des Beaux-Arts de Bordeaux, sa ville natale.

Le musée de Vernon présente jusqu’au 20 septembre 2015 une exposition intitulée « Rosa Bonheur, l’éloge du monde animal« . La raison : le musée Poulain, outre l’impressionnisme, est aussi spécialisé dans l’art animalier. Le prétexte : les collections vernonnaises comportent une étude de paysage de Rosa Bonheur, qui aimait s’inspirer de lieux réels pour placer ses animaux en situation. Un bronze, le Bélier couché, figure également dans les collections.
Si vous en avez l’occasion, ne manquez pas la visite guidée gratuite proposée le premier dimanche du mois à 15h. L’intérêt de l’exposition est décuplé par l’évocation de la personnalité hors du commun de l’artiste.
Si la peinture de Rosa Bonheur est passablement passée de mode – des animaux traités avec un admirable réalisme – en revanche la femme qu’elle a été reste un modèle pour celles d’aujourd’hui. Avec doigté, elle a su vaincre les préjugés de son époque et fait voler en éclats toutes les limites alors imposées à son sexe (elle est née en 1822).
Rosa Bonheur travaillait avec puissance. Très jeune elle a obtenu la reconnaissance officielle et l’indépendance financière qui l’accompagnait. Elle allait dans les abattoirs procéder à des dissections pour mieux comprendre l’anatomie des animaux qu’elle peignait. Elle portait le pantalon grâce à une autorisation préfectorale de travestissement qu’elle faisait renouveler tous les six mois. Elle vivait en concubinage avec une femme. Elle fumait. Elle montait à cheval à califourchon et non pas en amazone. Elle voyageait. Elle enseignait… Elle est même devenue l’une des premières femmes décorée de la Légion d’honneur.
Rosa Bonheur vivait dans une grande demeure près de Fontainebleau entourée d’animaux, y compris un couple de lions. Le mâle était en cage mais la femelle apprivoisée se promenait en liberté. Une photo étonnante montre l’artiste allongée côte à côte avec le fauve.
En 1889, à l’occasion de l’exposition universelle de Paris, Rosa Bonheur rencontre Buffalo Bill en tournée en Europe avec le Wild West Show. Elle est émue par la cause des Indiens : proche de la nature comme eux, elle ressent le tort qui est fait à ce peuple par « le Blanc usurpateur ».
Ce qui fait rêver dans sa personnalité, c’est son assurance que tout est possible. Rien ne l’arrête, elle peut tout faire, et elle a l’énergie de tout faire. Quel charisme elle devait avoir !
Pas vraiment féministe, Rosa Bonheur ne se bat pas pour ses soeurs (on n’a qu’à faire comme elle, sans doute ! Où est le problème ?) mais pour les animaux. Pour elle, il est évident qu’ils ont une âme. Elle transcrit cette conviction en avance sur son temps dans ses tableaux, en attachant une grande importance à leur regard.

Aux fils de nos voyages

Nénuphar brodé, paravent collectif de l'association 2001 croix, à VernonAutrefois, l’épouse de Claude Monet Alice et ses filles s’asseyaient sous le paulownia du rond des dames pour broder ou coudre les belles après-midi d’été.
Tirer l’aiguille est un loisir convivial qui se pratique volontiers à plusieurs. A Vernon, une association perpétue cette tradition. Deux mille et une croix, c’est ainsi qu’elle se nomme, rassemble toutes les personnes qui souhaitent se réunir pour broder au point compté ou coudre quilts et patchworks.
Comme son nom le laisse entendre, l’association existe depuis dix ans. Pour fêter son anniversaire, elle organise une grande exposition d’art textile sur le thème du voyage les 14, 15 et 16 octobre 2011, à l’Espace Philippe-Auguste de Vernon.
La salle Viking accueillera une rétrospective des ouvrages collectifs réalisés au fil du temps par les membres de 2001 croix. On pourra admirer notamment le magnifique paravent fleuri dont ce nénuphar est extrait (cliquez sur l’image pour le voir).
Des oeuvres de broderie en appliqué réalisées par des jeunes femmes de Pondichéry offriront un voyage dans l’Inde ancienne.
La mezzanine recevra des mercières et des créatrices, des dentellières, des auteurs de livres de points de croix. La salle Maubert proposera des ateliers de cartonnage ou de scrap.
Si vous prévoyez d’aller à Giverny ce week-end là, un petit crochet par l’Espace Philippe Auguste, en plein centre de Vernon, à deux pas de la gare, ravira toutes celles et ceux qui aiment les loisirs créatifs.

La Seine au fil des peintres

La Seine au fil des peintres de Boudin à Vallotton, Musée de Vernon, François Lespinasse, éditions points de vues 2010
Déjeuner au bord de la Seine, Gaston Balande, 1914 huile sur toile 140 x 160 cm, Association des Amis du Petit Palais, Genève

Tout comme le musée des impressionnismes de Giverny, le musée de Vernon célèbre jusqu’au 25 juillet la Seine, telle qu’elle a été représentée par les peintres impressionnistes et leurs successeurs.
La belle expo qui investit la plupart des salles du musée nous entraîne tout au long du fleuve, de Mantes-la-Jolie jusqu’au Havre.
Chaque salle est dédiée à une portion du parcours, ce qui permet de faire dialoguer les peintres qui se sont attachés à rendre les mêmes paysages.
Les deux Monet des collections permanentes du musée de Vernon n’ont pas été intégrés à l’exposition à proprement parler, puisqu’ils ne représentent pas le fleuve, mais une vue de Nymphéas et une autre de la côte normande. Rien n’empêche d’aller les admirer en même temps, bien entendu ! En revanche les deux Bonnard y figurent, aux côtés d’oeuvres de Signac, de Vallotton et de Boudin.
Mais, si l’expo de Vernon présente quelques noms célèbres, elle vaut surtout pour les peintres qui le sont moins. Beaucoup d’artistes très talentueux sont restés méconnus tant les plus grands de leur époque leur ont fait de l’ombre. Il devait être bien difficile d’être un peintre contemporain de Monet, de Renoir ou de Cézanne !
L’expo propose donc de belles découvertes hors des sentiers battus, pourrait-on dire. L’oeuvre de Balande choisie pour illustrer l’exposition, par exemple, est merveilleuse de fraîcheur. C’est un hymne aux belles journées d’été au bord de l’eau, presque une publicité pour tous les plaisirs qu’elles offrent. Cette image d’insouciante félicité date de 1914, et rien n’y laisse présager l’horreur imminente…
Le catalogue de l’exposition, rédigé par François Lespinasse, spécialiste de l’école de Rouen, propose de précieuses notices biographiques sur des peintres encore peu documentés, ce qui en fait un ouvrage de référence.

De Corot à Bonnard

De Corot à Bonnard, musée de Vernon 2009 C’était aujourd’hui le vernissage de la nouvelle exposition du musée de Vernon, « De Corot à Bonnard, chefs d’oeuvre des musées de Douai et de Vernon » à voir jusqu’au 28 juin 2009.
J’aime bien les expos du musée de Vernon, toujours intéressantes, qui proposent de belles découvertes. Mais cette fois, le musée fête ses 25 ans, et c’est carrément le calibre au-dessus. Le sous-titre « chefs d’oeuvre » n’est pas usurpé.
L’exposition s’étend sur presque toutes les salles, selon un parcours logique. On suit l’évolution de la peinture du 19ème siècle, des paysages encore empreints de clacissisme de Corot aux coloris raffinés de Cross le pointilliste, en passant par des portraits, des scènes intimistes, des oeuvres naturalistes…
Et quand on se penche sur les signatures, on lit Monet, Pissarro, Vuillard, Bonnard, Corot, Boudin, Jongkind, Le Sidaner, Blanche Hoschedé-Monet, MacMonnies, Valloton, Daubigny, Denis, Courbet… Un incroyable rassemblement de grands peintres dans un petit musée ! C’est un régal pour les yeux, d’autant que les toiles et les sculptures ne sont guère connues par rapport à celles vues et revues des grands musées.
Si vous avez l’occasion de venir à Giverny, faites le crochet par Vernon pour voir cette expo de grande qualité, vous ne serez pas déçu. Elle n’aura sans doute pas la même couverture médiatique que l’expo Monet qui s’ouvrira le 1er mai à Giverny, raison de plus pour y faire un tour !

Maurice Prost

Tête de félin, Maurice Prost, musée de Vernon Le musée de Vernon présente jusqu’au 26 octobre 2008 une somptueuse exposition du peintre et sculpteur animalier Charles Maurice Prost.
L’art animalier (l’une des spécialités du musée de Vernon avec les tableaux impressionnistes et les dessins de Steinlein et Poulbot), a été très en vogue dans l’entre-deux guerres. Après la célébration du végétal qui a précédé la Première Guerre Mondiale, et à cause de la méfiance envers l’homme que celle-ci a généré, beaucoup d’artistes se sont tournés vers le règne animal dans les années vingt et trente.
C’était l’époque de l’art déco, avec son épuration de la ligne et de la forme. Maurice Prost a tiré le meilleur de ce courant artistique en magnifiant les animaux sauvages qu’il allait observer à la ménagerie du Jardin des Plantes à Paris.
On se passionnait alors pour les colonies dont l’exotisme faisait rêver. Maurice Prost s’est surtout attaché à représenter les félins. Des panthères, des panthères et encore des panthères, des tigres, des lions, des lionnes, et puis décidément des panthères. Et puis non, j’exagère, des ours blancs, des chevreaux aussi, tiens tiens, un cobra incroyable taillé dans du marbre de couleur…
C’est envoûtant. Prost a dégagé la beauté plastique des félins, toute leur force, leur souplesse, tout cela sous des patines de pierre ou de bronze d’une absolue finesse.
L’artiste lui-même n’était pas une force de la nature. Il avait vingt ans quand la guerre de 1914 a éclaté.
Qu’importe le talent ? On l’envoie au front. Il a le malheur ou peut-être la chance d’être blessé dès la première semaine du conflit. Il faut l’amputer du bras gauche.
Comment continuer à créer avec un seul bras ? Il faut deux mains pour sculpter, l’une pour tenir le burin, l’autre pour manier la masse. Il modèle. Il peint. Il dessine. Jusqu’au jour où il s’équipe d’un burin pneumatique.
Les photos le montrent au travail, l’outil coincé contre l’épaule gauche, la manche vide au-dessous. Maurice Prost va s’attaquer aux pierres les plus dures avec cet engin, comme un défi. Le résultat est superbe.
Au final on ne sait qu’admirer le plus, les mystérieux félins en mouvement ou la leçon de vie de l’homme qui les a créés, sa fantastique faculté de résilience.

Christophe Conan

Exposition Conan musée de Vernon« J’en ai marre de dire aux gens de ne pas toucher, on a beau faire, tout le monde touche ! » Le surveillant de l’exposition Christophe Conan au musée de Vernon soupire. Et moi je souris. Parce que bien sûr, j’ai eu envie de toucher l’incroyable rhinocéros en métal qui a tellement l’air d’être en cuir. Et que bien sûr, je me suis abstenue malgré la tentation, par respect pour l’oeuvre et le travail de l’artiste.
A Rouen, le musée le Secq des Tournelles présente un panorama de ce qui s’est fait en fer, des objets d’une grande qualité plastique mais qui avaient une fonction. On est dans le royaume des arts appliqués. A Vernon, dans de nombreuses oeuvres de l’expo Conan, c’est aussi du fer qui est employé, cette fois dans la seule intention d’exprimer. C’est le domaine de l’art.
Christophe Conan est un artiste animalier, c’est à ce titre qu’il expose au musée de Vernon, musée qui possède de belles collections sur le thème de l’animal.
On dirait que Conan n’en finit pas de s’étonner de l’étrangeté des animaux, la carapace épaisse du rhinocéros, les formes bizarres des poulpes, des calamars, des méduses… Il découpe le métal rouillé avec virtuosité pour donner à voir un banc de poissons de roche soudés si discrètement les uns aux autres qu’ils semblent défier la pesanteur. Il s’interroge avec humour sur les mécanismes qui régissent les mouvements des chiens. Ses cabots suggèrent que les meilleurs amis de l’homme sont équipés intérieurement de pièces articulées qui actionnent la queue, la patte ou la mâchoire.
Et nous, face à la complexité du monde animal, comment nous comportons-nous ? Nous essayons de classer, d’étiqueter, de mettre en boîte. Comme dans un muséum d’histoire naturelle l’artiste place ses oursins chacun dans une petite vitrine numérotée. Avec des vis, du fil de fer et des bouts de papier il invente des quantité de frelons qu’il range dans des casiers.
Il peint aussi, en sculpteur, avec des granulosités, des reliefs, et toujours cet air de ne pas se prendre trop au sérieux. Le spectateur se sent de connivence.

Le LRBA s’expose

Vue aérienne du Laboratoire de Recherche Balistique et Aéronautique à Vernon - photo LRBAJusqu’à la fin du mois, le musée de Vernon présente une exposition consacrée au LRBA, qui fête ses 60 ans. Le Laboratoire de Recherche Balistique et Aéronautique, c’est l’un des gros employeurs de Vernon, une entreprise de haute technologie qui jouit d’une forte aura, au même titre que Safran, ex Snecma, ex SEP, sa voisine qui fabrique des moteurs de fusées.
Avant-guerre déjà, un certain Edgar Brandt (celui des machines à laver) s’était installé dans la forêt qui domine la ville et testait des missiles sur son terrain de tir.
Après-guerre, le site a accueilli un groupe d’ingénieurs allemands spécialisés dans l’aéronautique. L’aventure spatiale française commençait.
Aujourd’hui, le LRBA fait partie de la Direction Générale de l’Armement. Ses activités restent mystérieuses pour le grand public. J’étais donc ravie de son action de communication, et je suis allée voir cette exposition pleine de curiosité.
Comment dire ? J’ai vu à quoi ressemble un missile. L’expo met en avant la haute technologie qu’il renferme, en passant pudiquement sous silence son potentiel de destruction. J’ai vu des images d’archives de l’INA, des interviews des années 50 qui en disent autant sur l’évolution du journalisme et des médias que sur la conquête spatiale. J’ai vu des photos des premières fusées, celles qui étaient peintes en rouge et blanc comme dans Tintin. Mais je suis sortie frustrée de cette présentation des activités du laboratoire, qui semble conçue par des ingénieurs pour des spécialistes. Il manque quelques phrases cadres, des explications basiques, le rappel de ce qui semble certainement très évident aux professionnels, mais qui va mieux en le disant pour les Candide que nous sommes.
C’est le piège de toutes les expertises. Comment se mettre à la portée de tous, sans ennuyer ceux qui savent déjà, ni ceux qui ne savent pas ? Comment tendre un tabouret à ceux qui en sont au b-a ba d’un sujet, pour leur permettre de gravir la marche qui les sépare des personnes plus averties ? Finalement, ce que je retire de plus précieux de cette exposition, c’est cette interrogation.

Peinture orientaliste

Exposition L'Afrique du Nord révélée par les musées de province, musée de Vernon, 1er juillet au 29 octobre 2006Tout a commencé avec la campagne de Napoléon en Egypte. Tout à coup, l’Europe s’est piquée d’orientalisme, en art et en littérature.
Au milieu du 19e siècle, la colonisation de l’Algérie a ouvert les portes du Maghreb à une génération d’artistes qui n’avait fait qu’en rêver jusque là. C’est le choc d’une lumière éblouissante et d’une population préservée du modernisme qui fait rage en Europe.
Le musée de Vernon fait redécouvrir le courant orientaliste à travers une exposition qui se poursuit jusqu’au 29 octobre 2006.
Peintre officiel, boursiers ou artistes partis dans le sillage de Delacroix, ils ont à faire face aux mêmes difficultés : comment rendre les couleurs écrasées de soleil, comment trouver des modèles dans un pays musulman qui rejette la représentation de la figure humaine, comment aborder l’expression d’une culture très différente de celle de la métropole… L’exposition présente les réponses trouvées par les peintres contemporains de Monet à cette problématique.
De Monet, il n’est point question. On aurait aimé pourtant voir évoquée la période algérienne du maître de Giverny. Il est vrai qu’elle est difficile à documenter. Monet lui-même s’est employé à en effacer le souvenir.
Ce qu’on sait : en 1861, il est affecté au 1er régiment de chasseurs d’Afrique. Durée de l’engagement : sept ans ! Monet n’en effectuera que 18 mois, pour cause de typhoïde.
On a de lui un portrait en tenue de chasseur qui se trouve au musée Marmottan, peint par son ami Charles Lhuillier. Mais sa propre production durant son séjour algérien a disparu.
Dans une lettre à Geffroy, Monet parle d’aquarelles et de dessins faits en Algérie en 1862. Ils ne sont plus localisés aujourd’hui.

Sculptures en plein air

exposition de sculptures en plein air à VernonElles sont arrivées au début de l’été, surprenant le regard : plus de trente sculptures monumentales ont soudain fleuri à Vernon, surgies des trottoirs et des espaces verts comme des champignons.
C’est petit, Vernon : 25 000 habitants, et un centre ville qui a gardé ses dimensions du Moyen-Âge. Alors imaginez tout-à-coup la densité de sculptures, réparties sur un parcours d’un kilomètre et demi !
Les oeuvres d’art sont là pour tout l’été. Elles ont été prêtées par les artistes dans le cadre d’une exposition, « l’Art vous regarde ».
Certaines sont accrochées dans des endroits insolites : un panier tressé est suspendu en plein ciel dans une rue, un poisson se balance sous le pont. Mais la plupart ornent des endroits faciles d’accès, jardins, rue piétonne, esplanades, cour du musée…
Un guide de visite est disponible gratuitement et en plusieurs langues à l’Office de Tourisme de Vernon. Il aide à aborder ces oeuvres d’art contemporain en explicitant quand c’est possible l’intention de l’artiste.
Avec ou sans explication, la promenade est un amusant jeu de piste, où chaque étape est une surprise qui séduit l’oeil par les lignes et les matières.
Les statues sont les bijoux d’une ville. Quand elles repartiront, elles laisseront un vide. Jusqu’aux décorations de Noël.

Pianos d’époque

Une exposition qui sort de l’ordinaire vient de s’ouvrir au musée de Vernon : jusqu’au 11 juin 2006, on peut y voir des pianos très anciens, fabriqués entre 1820 et 1850. Ils ont été sauvés de la destruction et patiemment restaurés par des particuliers.
Au début du 19e siècle, la forme du piano n’est pas encore figée. En sont témoins d’étonnants pianos carrés et même un piano de voyage.
Mais ce sont les pianos à queue Erard et Pleyel qui tiennent la vedette. Grâce à un cycle de concerts au musée, ils reprennent vie sous les doigts des pianistes.
Chopin jouait Pleyel, Liszt préférait Erard. Entendre leurs oeuvres sonner sur des pianos qui furent leurs contemporains est un plaisir rare.

Cher lecteur, ces textes et ces photos ne sont pas libres de droits.
Merci de respecter mon travail en ne les copiant pas sans mon accord.
Ariane.

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