Home » Fondation Claude Monet

Category Archives: Fondation Claude Monet

C’est rouvert !

bassin-digitale-giverny

Ca y est ! Les jardins de Monet ont rouvert hier, plus beaux que jamais en cette saison. Les nymphéas sont en fleurs, et les iris, et les pavots, et les roses… Une merveille ! 

Il s'est mis à faire une chaleur inattendue mais longtemps espérée. L'été  enfin ! La végétation explose, gavée d'eau et de lumière. Les oiseaux chantent à pleins poumons. Les libellules sont de retour.

(suite…)

631 000 visiteurs en 2015

Arceau aux roses, jardin d'eau de Monet

Parmi toutes les choses inavouables qu'on a pensées au moment des attentats – ces pensées égocentriques à l'heure où il n'y a que la compassion qui vaille – il y avait celle-ci : heureusement que la saison est finie. Le 13 novembre, la Fondation Monet et le musée des impressionnismes Giverny étaient déjà entrés dans leurs cinq mois de fermeture.

(suite…)

Ouverture

Giverny à l'ouverture en 2014Voilà l’aspect du jardin de Monet hier premier avril pour le premier jour d’ouverture de la saison. Les massifs sont pleins de fleurs déjà, des tulipes, des pensées, des bulbes de toutes sortes, et c’est parti pour sept mois de floraisons sans interruption.
Dans les jardins, les visiteurs ne remarqueront sans doute pas beaucoup de changement – les travaux effectués se veulent aussi discrets que possible -, en revanche une belle surprise les attend dans la maison avec l’ouverture d’une pièce de plus : la chambre de Blanche Hoschedé-Monet, belle-fille de Claude à double titre. C’est une petite merveille délicatement reconstituée, en grande partie avec des meubles et des tableaux qui se trouvaient dans la maison.
Autre nouveauté, l’accrochage de deux toiles de grand format dans la chambre d’Alice. Ces portraits des parents de Claude Monet, peints avant sa naissance, sont eux-aussi sortis des réserves.
Si vous avez décidé de venir ces prochains jours, bonne visite !

Dates officielles d’ouverture à Giverny

Pensee blanche et mauve, coeur d'or Tada !!! Je le tiens de source sûre, et à moins de revirement de dernière minute (mais j’en doute) qui serait dû aux circonstances, à un printemps doux et très précoce par exemple, la Fondation Claude Monet ouvrira ses portes le… 1er avril 2014.
Oui, je sais, ce scoop sent le pétard mouillé. La date officielle d’ouverture est depuis toujours le 1er avril. Hommage aux carpes de l’étang, sans nul doute. A moins que ce ne soit en l’honneur de la saint Hugues.
Non, sérieusement, c’est le printemps givernois qui commande, et il ne se réveille guère avant le mois d’avril. C’est mieux qu’il y ait un minimum de fleurs et de couleurs à voir quand on vient visiter un jardin, vous ne trouvez pas ?
Alors voilà, « chez Monet », on ouvre à la date habituelle en 2014 : quelle info ! Pourquoi faire un billet là-dessus ? Parce que la question revient souvent.
Le doute plane pour deux raisons. D’une, l’an dernier, le week-end pascal tombait à cheval sur mars-avril, ce qui avait conduit à une ouverture anticipée exceptionnelle. De deux, cette année, le musée des impressionnismes ouvre dès le 28 mars, ce qui peut donner à penser que les jardins de Monet feront de même.
Pour ma part, je trouve que c’est bien de s’en tenir à la règle, et que l’exception reste exceptionnelle. Sinon on ne sait plus à quel saint se vouer.
Tous les voyageurs qui seront repartis de France avant le 1er avril et qui espéraient bien venir fin mars seront déçus. Chaque jour, hors-saison, on en rencontre quelques-uns dans les rues de Giverny, désolés de trouver porte close. Ils font peine d’avoir fait toute cette route avec ce rêve en tête, et de se cogner à un mur. Mais c’est une vraie question : faut-il ouvrir plus tôt, et pourquoi pas tout l’hiver ?
L’admirable, l’adorable maison de Claude Monet reste là, toujours aussi belle et intéressante. Vaut-elle à elle seule le voyage ? Comment étoffer un peu la visite pour ne pas qu’elle paraisse trop maigre ? Et que faire pour éviter la déception due à un jardin nu, qui n’a pas été dessiné pour l’intérêt hivernal ?
Ce serait un challenge de communication de ne pas survendre. Mais ce serait aussi offrir l’opportunité de goûter à un Giverny plus intime.

Photo du 3 avril 2013. Les pensées figurent parmi les premières fleurs du printemps.

Cartoon

Cartoon de Arnie Levin, Kiss me I'm Claude MonetCette année encore, la Fondation Claude Monet a choisi un dessin humoristique du New Yorker pour illustrer sa carte de voeux. Une princesse un peu dubitative est agenouillée au bord du bassin de Giverny. Un énorme crapaud lui fait de l’oeil et coasse : « Embrasse-moi. Je suis Claude Monet. »
Ce cartoon est signé Arnie Levin, qui a collaboré à l’hebdomadaire américain dès 1974.
Arnie Levin est un drôle de type qui fait des dessins souvent drôles, mais malheureusement parfois incompréhensibles quand on pratique l’anglais comme une langue étrangère, qu’on n’a pas en tête toutes les subtilités de la culture américaine ni les derniers rebondissements de l’actualité outre-Atlantique. Celui-ci a l’avantage d’être très simple à comprendre.
Impossible d’imaginer derrière ce dessin gentillet et frais la personne qui tient le crayon. A l’approche de la soixantaine, Arnie Levin a décidé de devenir biker. Pour vivre à fond sa passion, il s’est fait couvrir le corps de tatouages exécutés par un maître japonais. Le côté baroudeur de ce chauve barbu en impose. C’est un de ces destins comme l’Amérique en a le secret, qui mêle mouvement hippie, engagement dans les Marines, art et rebondissements inattendus.
J’ignore à l’occasion de quel événement artistique Levin a commis le dessin ci-dessus. Mais il n’est pas très difficile de deviner comment, du poncif d’associer Nymphéas et Monet au surnom des Français, froggies, Levin en est venu à composer cette scène. Avec l’aide d’une troisième idée toute faite : le crapaud ensorcelé a besoin du baiser d’une princesse pour redevenir humain. Or chez les frères Grimm, en fait de tendre baiser, la princesse balance le crapaud contre le mur. Passons.
Pourquoi associer tous ces lieux communs ? C’est qu’il y a peut-être dans le dessin de Levin une dimension quasi autobiographique : derrière un physique qui n’est pas celui d’un prince charmant, se cache une personnalité à découvrir. Celle d’un grand artiste.
C’est une invitation à aller au-delà des apparences. La princesse accroupie en position de grenouille n’en est pas une, pas plus que le crapaud n’en est un.
Offrir un voyage par delà les apparences, se prêter au jeu des transformations, voilà bien une des plus belles missions de l’art.

Ouverture le 29 mars !

Giverny début avril Les jardins de Monet ouvrent super tôt cette année : dès le vendredi 29 mars 2013, parce que c’est le week-end pascal. Le Vendredi Saint est férié dans d’autres pays, mais pas forcément le lundi de Pâques comme chez nous.
La photo que voici a été prise l’an dernier le 4 avril. Ces premiers jours au sortir de l’hiver ont un charme particulier qui tient à leur fraîcheur.
Côté floraison, c’est le début un peu timide avec des narcisses, des jonquilles, et l’odeur suave des mahonias.
Le temps frais s’attarde cette année, mais pour les jardiniers de Giverny, c’est plutôt une aubaine car leur crainte est de voir le printemps démarrer trop tôt, faisant fleurir les bulbes dès mars, avant l’ouverture.
Cette année pas de danger, le jardin a été soigneusement gardé au frigo par la météo. On n’attend plus que le printemps, le vrai, pour passer un peu la terre au micro-ondes. Il devrait nous servir de bien jolis amuse-bouche pour Pâques et un festin floral deux ou trois semaines plus tard, à partir de la mi-avril.

Ouverture le 30 mars 2013

Crosses de fougères

L’an prochain, Pâques tombe le dernier week-end de mars.
A cette occasion, la direction de la Fondation Claude Monet a décidé d’avancer la date de réouverture des jardins de Giverny.
Celle-ci aura lieu dès le samedi 30 mars au matin.
On pourra venir savourer les prémices du printemps deux jours plus tôt que d’habitude.

Crosses de fougères sous le vieux saule
Jardin d’eau de Claude Monet
4 avril 2012

Journées du Patrimoine

Reflets à Giverny

L’info ne vous aura pas échappé, ce sont les Journées du Patrimoine ce week-end.
A Giverny, L’accès est gratuit au musée des Impressionnismes. C’est l’occasion de voir la magnifique expo de dessins impressionnistes qui nous vient de Washington.
La Fondation Monet accorde à tous un tarif réduit, 5 euros l’entrée.
Il fait un temps superbe, le jardin est splendide, les visiteurs vont se régaler.
Si vous avez décidé de venir aujourd’hui, attendez-vous à ne pas être les seuls.

La boutique

Librairie Fondation MonetLa boutique de la Fondation Monet a fait peau neuve cet hiver.
Si dans les musées, on trouve souvent une librairie à la sortie, chez Monet à Giverny, les objets dérivés autres que les livres ont aussi une large place, des T-shirts à la vaisselle, des gadgets aux outils de jardinage.
Comme il fallait faire avec les bâtiments existants, la boutique cadeaux est logée dans le troisième atelier de Monet, cet espace vaste comme un hall de gare où le peintre a donné naissance aux immenses panneaux des Grandes Décorations des Nymphéas.
C’est Hubert Le Gall, scénographe de l’exposition Monet au Grand Palais, qui a opéré le lifting hivernal de la boutique. Il avait déjà réalisé la rénovation du premier atelier de Monet l’an dernier. Ce plasticien designer a un truc avec les ateliers d’artistes célèbres : lui-même habite dans celui de Bonnard, Miro, Vlaminck et quelques autres, à Montmartre.
A Giverny, le fil conducteur de la rénovation de la boutique a été de lui donner un air de commerce d’antan. Une fois réalisée, cette idée paraît évidente, elle s’impose avec force comme « la » bonne idée. On trouve de longs comptoirs, des tables en bois épais, des vitrines pour les objets fragiles.
Mon coin préféré reste celui des livres, où les gros canapés mous qui invitent à bouquiner sur place n’ont pas disparu, mais ont changé de couleur. On peut s’installer tranquillement sous l’oeil de Monet, dont le portrait presque grandeur nature surveille la salle du haut de son énorme chevalet.
Au sol, les carreaux de céramique imitent un parquet, rappel de celui qui couvrait le grand atelier et sur lequel certains Givernois se souviennent avoir appris à faire du vélo, au temps où les lieux étaient à l’abandon.
Ces travaux d’envergure ont évidemment un coût, mais si j’avais dû avancer un chiffre je crois que j’aurais été au dixième de la réalité : 450 000 euros ! De quoi s’acheter une belle maison de maître à Vernon. Et vous, seriez-vous tombé plus juste ?

Acheter son billet à l’avance

Fondation Monet, le pont japonaisLa Fondation Monet ouvre dans un mois exactement, le 1er avril, et il est d’ores et déjà possible d’acheter son billet d’entrée en ligne. Un lien e-ticket à cet effet se trouve dans la colonne de gauche de ce blog.
C’est une sage précaution de prendre votre billet à l’avance, si vous envisagez de venir à Giverny un week-end de printemps, par exemple, et même en semaine, car la file d’attente à la caisse peut être assez longue, et atteint parfois deux heures. Les jours les plus chargés sont les ponts de mai-juin.
Le billet électronique est à peine plus cher que si vous l’achetez sur place, où il coûte 9 euros cette année pour un adulte, 5 euros pour les enfants et les jeunes entre 7 et 25 ans (c’est gratuit pour les petits jusqu’à 6 ans).
Une fois sur place, muni de votre billet coupe-file, ignorez superbement la queue devant l’entrée des visiteurs individuels et dirigez-vous vers l’entrée des groupes. Elle se situe en bas des jardins, au coin de la grande route qui vient de Vernon (D5), dans la petite ruelle Leroy.
Selon les heures et l’affluence, vous passerez par la porte 1 bis, ou si elle est fermée, par la porte voisine. Un surveillant scannera votre billet, et hop ! vous êtes à l’intérieur, à deux pas du jardin d’eau.
Les billets électroniques peuvent être achetés plusieurs mois à l’avance, ou le jour même.
Le week-end, la meilleure heure pour visiter les jardins de Monet est à l’ouverture. Avec votre billet coupe-file, vous pouvez entrer un peu plus tôt, vers 9h15, alors que la caisse des individuels n’ouvre qu’à 9h30. Cela vaut la peine de faire l’effort d’être là de bonne heure. Ces quelques minutes de quasi solitude, où le jardin s’éveille, sont purement magiques.
Si vous n’êtes pas du genre lève-tôt, le bon plan est de choisir au contraire la fin d’après-midi d’un jour de semaine. Arrivez avec vos billets vers 16h. La dernière heure, entre 17 et 18h, est un régal. Les jardins et la maison sont à vous ou presque, la lumière est chaude et douce. (Cette astuce est moins vraie le week-end, les visiteurs restent plus tard l’après-midi.) Et si vous hésitez sur le jour de la semaine auquel venir, le mercredi est le plus calme.
Pourquoi j’insiste ? Parce que beaucoup de personnes ne s’attendent pas au monde qu’il y a à Giverny. 611 000 visiteurs en 2011, en l’espace des sept mois d’ouverture !
Les allées des jardins de Monet sont étroites, certaines pièces de la maison minuscules. Pour profiter du charme de l’endroit, il vaut mieux être un peu au calme.

Fermeture

Maison de MonetCette fois ça y est, la saison 2010 est finie. La fondation Monet et le musée des Impressionnismes Giverny ont fermé leurs portes au public.
A l’intérieur, les équipes vont continuer à s’activer pour préparer la prochaine saison. Réouverture le 1er avril 2011, ça paraît encore loin mais les cinq mois passent vite tant il y a à faire.
Dès demain le bruit du marteau piqueur troublera le calme du village : il faut desceller les bancs de bois pour les rentrer.
Les jardiniers, de leur côté, s’empresseront de mettre à l’abri les plantes d’orangerie, avant de dépouiller les massifs, selon l’expression consacrée. Depuis qu’il a gelé, il leur tarde d’arracher les restes de fleurs et de faire place nette.
Pour moi, c’est le début des vacances, le temps du repos, des projets, des bonnes résolutions et du travail pour soi, à un autre rythme. Après avoir tant parlé pendant des mois, je me réjouis du luxe de me taire. Ceux qui font un usage professionnel de leur voix me comprendront.

Nuit des musées

Tombée du soir à GivernyL’ouverture tardive des musées de Giverny, jusqu’à 21h, permettait hier soir de découvrir une lumière différente sur les jardins de Monet. Le soleil a daigné faire son apparition, et tandis qu’il coulait doucement vers l’horizon, ses rayons dorés enflammaient les massifs de fleurs orange et jaunes dans le clos normand.
J’espérais voir le coucher du soleil, mais c’était une demi-heure trop tôt. L’avant-goût offert hier donne envie de revenir. Ce doit être si beau de voir les rayons obliques toucher de leurs derniers feux les nénuphars en fleurs.
Au fait, c’est pour bientôt. Le premier bouton de nymphéas est déjà formé et ne demande plus qu’à s’ouvrir, à peine plus tard que les deux dernières années. A Giverny aussi, nous avons notre marronnier de la Treille.

Cartes de voeux

Cartoon Claude Monet

Les musées de Giverny ont fait preuve d’humour cette année pour présenter leurs voeux, une initiative plutôt inattendue dans un milieu traditionnellement très sérieux.
Le musée des Impressionnismes a misé sur le texte : « 2009, nouvel élan, 2010, année impressionnante ! » Les nouvelles expos le seront, sans aucun doute !
La Fondation Monet, de son côté, a déniché un dessin humoristique paru dans la presse américaine en 1971.
Barney Tobey a été pendant un demi-siècle un collaborateur régulier du journal « The New Yorker », pour lequel il a produit 1200 cartoons. Son style classique, son encre sépia et son humour gentil évoquent un peu Sempé.
« Oh ! Claude ! Pas encore un autre ! » s’exclame Alice en apercevant Monet installé au bord du bassin, en train de peindre un nième tableau représentant des Nymphéas.
Tobey était bien renseigné. Dans sa correspondance, Alice se plaint à sa fille que Monet peint inlassablement ses « éternels Nymphéas ».

478 000 visiteurs en 2009

Giverny, la tonnelle aux rosesLa Fondation Monet vient de faire ses comptes : 478 000 visiteurs ont franchi la porte des jardins de Giverny en 2009, un chiffre qui place cette année parmi les cinq meilleures en trente ans d’ouverture.
La hausse par rapport à 2008 est spectaculaire : + 17 % !
Plusieurs facteurs se sont conjugués pour aboutir à cette affluence record. L’ouverture sept jours sur sept explique la moitié de la progression, l’autre étant due à la météo exceptionnelle, à l’attrait des expositions du musée des impressionnismes, et à l’effort de communication et de publicité déployé par les deux structures.
Une ombre vient pourtant ternir le tableau, la crise sous-jacente. Si la moitié des visiteurs de Giverny vient de l’étranger, l’absence des Britanniques, dont la livre s’est brutalement dépréciée, est flagrante. Les Anglais sont restés chez eux, ce qui se ressent dans les hôtels et les chambres d’hôtes de la région. Les Franciliens, qui représentent les deux tiers de la clientèle française, sont venus plus nombreux, mais ils rentrent chez eux le soir et consomment donc moins.
Pour la première fois la Fondation Monet a mis en place un outil d’analyse de l’origine géographique des visiteurs. Pas encore d’études comparatives avec les dernières années, donc, mais déjà des premiers résultats qui ne manquent pas d’intérêt. On apprend ainsi que les Japonais représentent 6% de la clientèle des jardins de Monet. C’est un très beau chiffre étant donné l’éloignement du Japon, mais un bien petit pourcentage tout de même, qui vient tordre le cou à l’idée reçue que Giverny est envahi de Japonais.
Les chiffres réservent d’autres surprises, les Australiens arrivent avant les Hollandais, par exemple, les Suédois devant les Belges. Il est vrai que les Suédois ont tous lu « Linnéa dans le jardin de Claude Monet », best-seller international de la littérature enfantine écrit par une Suédoise, et qu’il n’y a rien de tel pour donner envie d’entreprendre le voyage…

Pré-rentrée

L'étang de Monet, début de printemps Un vent nouveau souffle sur les jardins de Monet. Oh ! Pas une tempête à tout révolutionner, ni même des bourrasques ! Juste une brise légère. Mais le changement de direction il y a un an a apporté quelques changements à la vénérable institution.
Cette année, par exemple, les journalistes ont été conviés à une journée de presse à la veille de l’ouverture demain matin. Une première, dans tous les sens du terme.
Dans son discours de bienvenue, Hugues Gall, l’académicien à la tête du musée s’est présenté comme le patron de la PME Fondation Monet, et plus étonnant encore, s’est comporté comme tel, détaillant les ressources de « l’entreprise », son budget : 6 millions d’euros, le nombre de visiteurs : 410 000 en 2008. Une transparence inconnue jusqu’alors. « On est allé jusqu’à 500 000 avant le 11 septembre, ce qui était sans doute trop », commente-t-il.
Si je me souviens bien, on pouvait ressentir à cette époque comme une inquiétude devant la croissance constante du nombre de visiteurs. Jusqu’où saurait-on absorber l’afflux de touristes dans cet espace limité ? Le coup de frein donné au tourisme américain par les attentats sur les tours jumelles a stabilisé la fréquentation à un niveau moins critique. L’ouverture 7 jours sur 7 devrait toutefois la faire repartir à la hausse, mais étalée sur la semaine.
Les habitués de Giverny noteront dès demain d’autres changements spectaculaires ou discrets. Un velum, c’est-à-dire une grande toile servant à filtrer la luminosité du soleil, masque désormais les verrières du grand atelier. Plus imperceptible, l’arrosage automatique a été refait cet hiver pour un apport d’eau optimisé au pied des plantes, moins consommateur que l’arrosage traditionnel, et qui évite la propagation des maladies. L’électrification du jardin va permettre l’utilisation de matériels de jardinage électriques moins bruyants et non polluants.
Quoi encore ? Ah oui ! La Fondation Monet participera à la Nuit des Musées. Qu’on se le dise, l’entrée sera gratuite le 16 mai de 18h à 21h. Ça aussi, à ma connaissance, c’est du jamais vu.

7 jours sur 7 en 2009

Jardin de Claude Monet à GivernyL’année prochaine, à partir du 1er avril 2009, la Fondation Claude Monet sera ouverte sept jours sur sept, jusqu’au 1er novembre inclus.
C’est la grande nouvelle, cette disparition du jour de fermeture du lundi. Cela fendait le coeur de voir les malheureux touristes du lundi faire une heure de marche depuis la gare pour se casser le nez sur un musée fermé. Quelle déception !
Les jardins de Monet ouverts tous les jours, les professionnels du tourisme non plus ne s’en plaindront pas, même si on n’escompte pas des records d’affluence les lundis.
Une bonne nouvelle donc aussi pour ceux qui souhaitent visiter Giverny dans le calme : si vous le pouvez, venez plutôt un lundi ! Il faudra du temps avant que l’info ne s’ébruite, le lundi va donc rester le jour le plus creux de la semaine pendant un moment.
Comme toute règle qui se respecte, celle-ci souffre une petite exception. La fondation Monet sera ouverte absolument tous les jours pendant sept mois sauf un petit lundi, le 27 avril 2009.
Que se passe-t-il le 27 avril ? Selon une tradition immémoriale et inébranlable, les membres de l’Institut de France viennent en visite à Giverny. Rien de plus normal puisque la propriété de Monet appartient à l’Institut de France.
Jusqu’ici cet aréopage a toujours profité du lundi fermé pour bénéficier de conditions de visite optimales, c’est tout naturel. Difficile de leur imposer désormais le bain de foule.
Reste à savoir quelle va être la politique d’ouverture du musée des impressionnismes de Giverny. Va-t-il adopter lui aussi les sept jours sur sept ou non ? D’ici qu’il ouvre ses portes le 1er mai prochain, on finira bien par le savoir. Renseignez-vous avant de venir à Giverny si vous prévoyez de le visiter.

Les jours les plus courts

feuille de liquidambarL’info est à marquer d’une feuille rouge dans votre agenda si vous prévoyez de venir à Giverny pendant les vacances d’automne : cette année la Fondation Monet sera exceptionnellement ouverte les 1er et 2 novembre. Parce que ça tombe un week-end et que le jardin est encore très joli, croisons les doigts que cela dure jusqu’au bout !
Oui, je sais, vous avez des livraisons de chrysanthèmes à assurer ces deux jours-là. Mais remarquez que le week-end étant déjà placé sous le signe des floraisons, vous restez dans le ton. Surtout, pensez que d’autres sont dans le même cas que vous et que du coup vous serez tout seul à Giverny, d’autant que l’info a des chances de ne pas s’être ébruitée beaucoup d’ici quinze jours.
Ce sera un bon plan pour apprécier le jardin de Monet le plus tard possible en saison. L’automne le gagne petit à petit, faisant resplendir par-ci et déplumant par-là.
A chaque bourrasque jaillissent des peupliers des averses de petites feuilles dorées qui dansent dans le ciel avant de venir se poser sur les feuilles des nénuphars. Le liquidambar ému en pâlit, en rougit. L’étang a des reflets roux et carmin qu’on ne lui voit qu’à cette période de l’année.
Ce serait bien si, en plus de cet éblouissement automnal, les visiteurs de la onzième heure pouvaient repartir avec un bouquet de dahlias ou d’asters : les massifs sont voués à disparaître dans les jours qui suivront.

Accès handicapés

Fauteuil roulant devant la maison de MonetLes jardins de Monet sont accessibles aux fauteuils roulants. L’entrée se fait par la caisse des groupes, car la caisse des visiteurs individuels est suivie de quelques marches.
Bien que le jardin fleuri soit à flanc de colline, la plupart des allées, bétonnées, sont aisées à parcourir.
Pour aller voir le jardin d’eau de l’autre côté de la route, il faut demander à l’un des surveillants d’ouvrir le portail au bas de la grande allée. C’est par là que passait Monet pour aller d’un jardin à l’autre.
Prudence en franchissant la départementale. En face, on arrive directement sur le pont japonais. Puis on redescend de l’autre côté au milieu des bambous, avant de faire le tour du bassin aux Nymphéas.
La principale difficulté, c’est la maison de Claude Monet. Elle n’a pas été conçue pour recevoir du public, c’était un lieu de vie, non un musée. Pas d’ascenseur, pas de rampe d’accès, mais des escaliers en veux-tu en voilà.
Si la personne en fauteuil peut tout de même monter quelques marches, elle peut se contenter du rez-de-chaussée où se trouvent les pièces les plus spectaculaires.
On laisse alors le fauteuil dans les gravillons devant la maison le temps de faire la visite.
Il est possible de se faire prêter un fauteuil, selon les disponibilités. C’est très appréciable pour les personnes qui ont du mal à marcher, car mine de rien on parcourt des distances.
Des toilettes pour handicapés se trouvent entre la maison et la boutique. La sortie pour les fauteuils roulants se fait à nouveau par la caisse des groupes.

Sharon Stone et l’Empereur du Japon

Sharon StoneQu’ont en commun ces deux célébrités ? D’être venues ce début de semaine visiter les jardins de Monet à Giverny.
La belle Américaine était là hier, entourée de six gardes du corps. Pas de lunettes, puis lunettes noires, quoi qu’on fasse difficile de passer inaperçue quand on est aussi connue. Mais sa venue qui était restée secrète n’a pas suscité d’attroupement, et l’actrice a échappé aux journalistes.
Aujourd’hui, moins glamour, mais plus vénérable et tout aussi vulnérable, sa majesté l’Empereur du Japon a arpenté les allées du jardin. Akihito, pour l’appeler par son prénom (une mode européenne que les Japonais réprouvent) a 73 ans et un cancer depuis cinq ans déjà. C’est sans doute ce douloureux état de santé qui le fait cheminer un peu penché, à tous petits pas.
Il était entouré d’un groupe de personnes, des dames habillées haute couture, des messieurs très respectueux. Tout ce monde avait l’air, comment dire ? Tendu ? Ennuyé ? Stressé ? Dans ses petits souliers ?
C’est la spécificité des sites incontournables comme Giverny d’attirer aussi bien les stars de toute la planète que le public le plus large. Je me demande ce que Monet penserait de ces visites sous haute surveillance, lui qui a connu la gloire mais détestait les honneurs, et aimait se retirer seul au bord de son étang. Dans sa retraite de Giverny, il a eu l’occasion de goûter aux inconvénients d’être célèbre : les jeunes peintres de la colonie rêvaient de le rencontrer. On chuchotait quand il passait dans la rue. Mais cela n’a jamais été au point de nécessiter la présence de gardes du corps. On peut être un immense artiste, on n’égalera jamais la popularité d’une actrice de cinéma. Mais c’est peut-être une gloire plus durable.

Photos de mariage dans les jardins de Monet

Les Mariés dans les jardins de MonetIl n’est pas rare en cette saison de croiser des mariés dans les allées du jardin de Monet à Giverny.
Les photos doivent être jolies, en tout cas le tableau que composent les amoureux sur le pont japonais ou devant les massifs de fleurs est ravissant.
Mais les jeunes couples et leur photographe doivent s’armer de patience, et avoir beaucoup de temps devant eux pour arriver à prendre des photos sans touristes à l’arrière-plan.
Tous mes voeux de bonheur et sincères félicitations aux mariés du jour !

Lundi de Pentecôte

Portail de la grande allée, fondation Claude Monet à Giverny Les accès les moins fréquentés du métro parisien portent l’indication « ouvert les jours ouvrables ». L’allitération involontaire de la formule donne naissance à une poésie administrative qui n’est pas sans charme. Mais la proximité phonétique d’ouvert, ouvré et ouvrable est bien faite pour engendrer des confusions. En guise d’exemple, prenons un cas d’une brûlante actualité, celui du lundi de Pentecôte.
Il fut un temps où le lundi de Pentecôte était chômé, il faut être très jeune pour ne pas s’en souvenir. Comme le lundi de Pâques, on ne savait plus trop bien pourquoi, mais c’était l’aubaine d’un long week-end. Vinrent la canicule de 2003, l’hécatombe parmi les personnes âgées les plus fragiles et la culpabilité collective. L’occasion était trop belle pour le gouvernement d’obtenir en douceur la suppression d’un jour férié. Notre ex-premier ministre décida donc la mort du lundi de Pentecôte.
Le problème, c’est que ces bêtes-là, c’est coriace. Ca résiste. Ca refuse de se laisser abattre.
Le lundi de Pentecôte a été enterré pour les uns, mais pas pour les autres.

A Giverny, comme il faut bien fixer un jour de fermeture, le musée Monet est fermé le lundi. Ce choix judicieux se démarque de celui des musées nationaux fermés le mardi, et permet d’offrir une alternative aux touristes parisiens.
Cette règle connaît une exception tout aussi logique, celle des lundis fériés. L’affluence est telle pendant les ponts que la Fondation Monet ouvre exceptionnellement les lundis fériés. Donc, à l’époque où a été fixée cette règle, le lundi de Pâques et le lundi de Pentecôte.
Reste une question : le lundi de Pentecôte est-il ou n’est-il pas férié ?
L’an dernier, le musée a consciencieusement appliqué la nouvelle norme. Le lundi suivant le dimanche de Pentecôte ravalé au rang de lundi ordinaire a suivi la règle ordinaire, celle de la fermeture. Quand tout le monde travaille, on ne travaille pas.
Cette année, pourtant, il n’est pas impossible qu’on revienne à l’ancien système de l’ouverture, parce que visiblement, le lundi de Pentecôte a beau être ouvrable, il n’est pas encore beaucoup ouvré. Information officieuse que je vous invite à vérifier par téléphone le jour J si vous envisagez de faire un tour à Giverny ce week-end.
Mais si vous en avez la possibilité, le mieux est encore de choisir une autre date. Les week-ends les plus chargés sont habituellement ceux de la Fête des Mères et de la Pentecôte.

P.S. Depuis 2009, la question en se pose plus : la Fondation Monet est ouverte 7 jours sur 7 pendant toute la saison.

Quand visiter Giverny

Le jardin de Monet à Giverny Les jardins de Monet à Giverny pour soi tout seul ou presque : le rêve ! Avoir le champ libre pour les plus belles photos, se laisser envahir par la beauté du lieu…
Les conseils habituels pour éviter les pics d’affluence tombent parfois un peu à plat. Il est recommandé de venir plutôt en semaine et plutôt le matin, par exemple. Mais en mai-juin, c’est pile le moment choisi par les groupes scolaires pour investir l’endroit. Le créneau du déjeuner, d’habitude assez calme, est franchement animé.
En cette période de l’année, le bon plan est d’arriver en milieu d’après-midi. Vers 15h30, les groupes regagnent leurs autocars pour ne pas rentrer trop tard. Les jardins et la maison peu à peu se vident.
A 17h15, aujourd’hui, nous n’étions plus qu’une poignée à nous promener dans les allées. Il restait encore trois quarts d’heure d’ouverture.
Quels instants extraordinaires quand les fleurs ont l’air de ne fleurir que pour vous. Quand on se sent comme l’invité de Monet et qu’on s’attendrait presque à le voir surgir au détour d’une allée, avec son ventre proéminent et sa longue barbe blanche, prêt à faire les honneurs de son jardin.

PS. A partir du 1er avril 2009 la Fondation Monet ouvrira 7 jours sur 7. Tout porte à croire que le lundi, qui était jusqu’ici le jour de fermeture, sera le plus calme de la semaine.

Les musées de Giverny sont ouverts !

narcisses et jonquilles dans la pelouse à GivernyOuverture discrète à la Fondation Monet, ambiance de fête au Musée d’Art Américain : aujourd’hui premier avril, les deux musées de Giverny viennent de rouvrir. C’est parti pour sept mois jusqu’à la Toussaint.
Dans les jardins de Claude Monet, le printemps est bel et bien là, sous les cerisiers du Japon couverts de mousse rose. Les carrés de pelouses connaissent leur heure de gloire, tout piqués de narcisses et de jonquilles qui leur donnent un petit air hollandais.
Dans les plates-bandes, les jacinthes embaument, tandis que les petites pensées de toutes les couleurs secouent la tête.
Du côté du jardin d’eau, le démarrage est plus timide. Au-dessus du pont japonais, la glycine est encore en bourgeons. Mais les saules toujours pressés balancent déjà leurs longs rameaux couverts de feuilles vert tendre. L’étang reflète des silhouettes graphiques d’arbres encore dénudés. Il fait bon flâner le long des allées dans la tiédeur d’avril.

A cent mètres de là, le Musée d’Art Américain fête ses quinze ans d’existence par une exposition exceptionnelle, dont le vernissage a attiré beaucoup de monde aujourd’hui.
Il a fallu trois années de travail pour mettre sur pied cette expo, mais cela en valait la peine. C’est peu de dire qu’elle tient ses promesses : c’est encore plus beau que ce qu’on pouvait rêver, une fête pour les yeux ! On voudrait pouvoir garder tous ces tableaux à Giverny, et on regrette déjà que l’expo parte aux Etats-Unis le 1er juillet. Dépêchez-vous !
Toutes les vagues de peintres qui se sont succédé à Giverny pendant 30 ans sont représentées par des oeuvres majeures, un pur régal. On distingue bien l’évolution de leurs tendances et de leurs styles, des premiers paysagistes attachés à représenter la vie paysanne au groupe qui se constitue autour des MacMonnies, préoccupés de figures et d’un monde plus bourgeois, pour finir par les peintres post-impressionnistes influencés par les Fauves et les Nabis.
Monet n’est pas oublié : trois de ses toiles, superbes, sont exposées, un champ de coquelicots, une matinée sur la Seine, et un pré avec des meulettes. Je vous en reparlerai, auparavant j’ai envie de retourner les voir en semaine quand il y aura moins de monde.

Fermeture

Dernières minutes d'ouverture à la Fondation MonetMalgré le changement d’heure de dimanche dernier, la Fondation Monet n’a pas changé ses horaires. A 18 heures, ce soir, il faisait nuit quand les tout derniers visiteurs de la saison ont quitté les jardins de Monet.
La maison et l’atelier illuminés avaient un aspect inhabituel, comme si les lieux, à la veille de plonger dans un long sommeil, voulaient paraître habités une dernière fois.
Les portes se sont fermées pour cinq mois. Il flotte un parfum de mélancolie sur Giverny.
Cet après-midi, les touristes étaient encore nombreux dans les rues du village, profitant du soleil et des vacances d’automne. Demain, Giverny retrouvera son calme hivernal, jusqu’au 1er avril prochain.

Ouverture

Samedi 1er avril 2006 : ouverture de ce blog en même temps que de la Fondation Claude Monet à Giverny.

9h32 : la première minute d'ouverture de la Fondation Claude Monet à Giverny cette année ! J'imaginais la grande foule prête à se précipiter dans les jardins. En fait de file d'attente, il y a quatre personnes : un monsieur japonais, deux blondes qui ont l'air de parler allemand, et une autre dame à l'origine mystérieuse. Je me sens prise de timidité pour aller lui demander d'où elle vient. C'est pour le journal… poisson d'avril !

Cher lecteur, ces textes et ces photos ne sont pas libres de droits.
Merci de respecter mon travail en ne les copiant pas sans mon accord.
Ariane.

Catégories

Archives