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Les jardins de Miserey

des ronces dans l'enfer du jardin de MisereyQu’est-ce qui nous attend dans l’au-delà ? L’enfer, le purgatoire ou le paradis ? Au soir de leur vie, les propriétaires du château de Miserey, dans l’Eure, ont créé un jardin unique en son genre sur ce thème d’inspiration religieuse.
L’enfer et ses souffrances sont symbolisés par des plantes qui brûlent et qui piquent. Sous la conduite de la maîtresse des lieux, on découvre une collection stupéfiante de ce que la Création compte de ronces, d’épineux et de plantes urticantes, agrémentée de feuillages couleurs de feu. Quelques roses aussi, mais dangereusement bardées d’aiguillons.
Quelle douceur ensuite dans l’autre moitié du jardin, qui symbolise l’eden ! Là les roses n’ont pas d’épine, les fleurs aux pétales blancs ou en forme d’étoiles embaument. Est-ce une illusion ? Certaines sentent la pomme. Le serpent se tient dressé, sous la forme d’un buis taillé. Des pavots, des tabacs et des soucis l’entourent…
Entre ces deux parties, le purgatoire fait transition sous la forme d’une haie d’ifs.
Miserey se trouve à une petite demi-heure de route de Giverny en direction d’Evreux. La visite guidée, vivement recommandée, a lieu tous les dimanches après-midi à 15h30 jusqu’au 15 août, puis le jardin ferme pour trois semaines.


Un commentaire

  1. Parlez-vous persan ? Euh… serpent ? C’est la langue qui fourche, comme à la croisée des chemins, vers l’inéluctable. Le pavot, c’est l’opium. C’était tellement l’opium de leur peuple, que les Chinois décidèrent d’empêcher les Européens de pousser à la culture et à la consommation de cette plante, en quelque sorte ils les chassèrent de leur petit paradis financier. Moyennant quoi, les Européens et les Nouveaux-Mondistes se rabattirent sur la culture et le marketing du tabac. Dans le jardin de ma mère, quand j’étais enfant, j’étais intriguée par le nom de ces deux plantes : les pensées, et les soucis. Je me demandais si c’était raisonnable de la part d’une grande personne de faire coexister des fleurs avec des noms pareils, si l’une était parente de l’autre. Dans mon jardin, je fais pousser des soucis, des pavots, et beaucoup d’autres plantes dont j’oublie le nom. Il est vrai que je fume beaucoup.

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Ariane.

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