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Voie verte

Chemin pour les piétons et les cyclistes de Vernon à GivernySaviez-vous que c’était la journée des voies vertes aujourd’hui ? L’info risque bien d’être passée inaperçue, même auprès des promeneurs qui ont emprunté le chemin réservé aux cyclistes, piétons, rollers et personnes à mobilité réduite entre Vernon et Giverny.
Pourtant, cette ancienne voie ferrée convertie en sente à l’écart de la circulation mérite un coup de projecteur. Car tous les jours, on voit des touristes mal informés marcher ou pédaler le long de la route en contrebas, au ras des camions et des voitures pressées.
Une rangée de maisons sépare le chemin de la route, ce qui le rend presque inaccessible une fois qu’on s’est engagé du mauvais côté. Les riverains, quand ils le peuvent, font traverser leur jardin aux touristes pour les remettre dans le droit chemin. En quelques pas, les visiteurs de Giverny passent du cauchemar d’une progression inconfortable et dangereuse au rêve d’une voie verte conçue pour la promenade.
Que ce soit à pied ou à vélo, le chemin est plat, ancienne voie ferrée oblige. Tout en flânant au pied de la colline, avec vue sur la vallée de la Seine, le promeneur a tout loisir d’imaginer le petit train à vapeur où Monet et les siens ont pris place tant de fois, pour se rendre de Giverny à Vernon et plus loin encore.
Pour trouver l’entrée du chemin quand on vient de Vernon, il faut, en sortant du pont sur la Seine, ignorer les indications pour les voitures, et continuer tout droit sur 100 mètres en suivant les panneaux marrons. Devant la pharmacie, le chemin commence au milieu d’un parking. Pas très engageant, d’accord, mais juste après, quel confort !
De la gare de Vernon au musée Monet, il faut compter une heure de marche. Les cyclistes qui n’ont plus touché un guidon depuis leur enfance et aiment mettre souvent le pied à terre prévoiront environ le même temps, tandis que ceux dont c’est le moyen de locomotion préféré seront vite arrivés.


3 commentaires

  1. breggion dit :

    J’habite Pacy sur Eure et je vais tester cette voie verte en Roller cet après midi. Les voies vertes sont idéales pour se promener.

  2. Pierre Marcel dit :

    Pourriez vous écrire un billet racontant comment Monet, en allant par ce train visiter son ami Pissarro à Eragny sur Epte alors qu’il était encore à Vétheuil ou Poissy (à préciser) s’est enthousiasmé pour le village de Giverny qu’il voyait par la fenêtre. Pourriez-vous me conseiller quelques sources bibliographiques, sans doute aviez-vous écrit déjà quelque chose sur l’origine de l’attrait de Monet pour Giverny. Ce qui m’intéresse, c’est de mettre en valeur l’histoire de cet axe Giverny-Gisors, renforcer auprès du public le patrimoine artistique commun Ile de France-Normandie
    Je prépare avec plusieurs association des projets culturels et touristiques pour l’année 2011 (célébration traité de saint Clair le long de la voie verte) sur la vallée de l’Epte en amont de Giverny, et l’on compte mettre en lumière ce lien historique magnifique. J’aimerai beaucoup vous rencontrer et préparer avec vous, sincèrement, Pierre Marcel : association Pleinphart et Atelier du Pommier

  3. Ariane dit :

    Cher Pierre Marcel, je suis sûre que vous allez trouver de nombreuses anecdotes autour de cette ligne de chemin de fer Pacy-Gisors. Celle-ci toutefois ne me paraît pas exacte : selon la tradition familiale des Hoschedé-Monet rapportée par son beau-fils Jean-Pierre Hoschedé et citée par Daniel Wildenstein, Monet racontait quil avait découvert à pied le village de Giverny, en avril 1883. Je ne sais d’où cette histoire de train qui a été beaucoup reprise par la suite tire son origine. Ce qu’on raconte aussi, et qui me paraît exact, c’est que Monet prenait souvent le train en bas de chez lui, sans prendre la peine d’aller jusqu’à la gare. Le train était tellement lent qu’il suffisait de le héler pour qu’il ralentisse encore un peu et qu’on puisse sauter à bord. Pissarro s’est installé à Eragny-sur-Epte en 1884, donc après l’arrivée des Monet à Giverny. Je ne me rappelle pas si Monet rendait visite à Pissarro à Eragny, c’est probable puisqu’ils étaient en assez bons termes pour que Monet lui prête de l’argent pour acheter la maison en 1892. Concernant l’attrait de Monet pour Giverny, plusieurs facteurs sont liés, la recherche d’un logement bon marché à la campagne, le besoin d’un beau paysage à peindre, le désir de vivre dans la vallée de la Seine, et, point essentiel, la présence d’une ligne de chemin de fer pour pouvoir aller facilement à Paris. Concernant des recommandations bibliographiques, étant donné la nature de votre projet, je vous conseillerais la biographie de Michel de Decker sur Monet, qui est la plus anecdotique et la plus liée au village de Giverny. J’habite moi-même le long de cette voie verte… Dites-moi en quoi je puis vous être utile !

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