Serres

Serres à Giverny Par la rue Hélène Pillon, on arrive aux serres de Giverny. Ce n’est pas loin de la maison de Monet, on aperçoit son toit d’ardoises à l’arrière-plan, juste devant les frondaisons ornementales du jardin d’eau, et celles, uniformes et démesurées, des peupliers.
C’est ici que tout commence, sous ces toitures de verre, dans cette atmosphère tiède et humide propice à la germination. Là que les graines insaisissables des pavots, les longues graines en amande des tournesols rejouent chaque année leur mystérieux numéro de prestidigitation. De ces concentrés d’ADN vont naître des tiges, des feuilles, des corolles, des étamines, des pistils déterminés, semblables et uniques.
Je ne sais pas si, quand on en fait lever autant chaque année, on reste aussi fasciné que le jardinier amateur qui assiste émerveillé à la naissance de ses salades ou de ses cosmos. Quatre-vingts pour cent des fleurs plantées dans les jardins de Monet ont d’abord été produites dans ces serres, soit quelque chose comme 100 000 à 150 000 godets.
Cela représente des palettes et des palettes d’annuelles et de bisannuelles, qui, dès qu’elles sont sur le point de s’épanouir, sont placées dans les massifs.
Ces serres modernes complètent celle qui se trouve dans le jardin lui-même, et qui est une restitution de celle du peintre.
Comme au théâtre, le public n’est pas admis dans les coulisses. On n’ira pas voir ce qui mijote en cuisine. Mais on s’imagine l’ampleur du lieu et la rigueur nécessaire. Rien que les commandes de graines, même si elles sont bien rodées depuis trente ans, doivent être un sacré casse-tête. Encore pire que la liste énigmatique des fournitures scolaires à trouver d’ici la rentrée.


3 commentaires

  1. Aifelle dit :

    Je me suis retrouvée là une fois par hasard et je me suis doutée que c’était là que se concoctaient les plantations.

  2. Silvia dit :

    je vous ecris de Rio et avant tout demande pardon pour mes erreurs orthographiques mais ne peut pas
    resister de vous dire que votre blog est absolutement fascinante, c’est la premiere fois que je l’acess mais c’et salvé comme favoris car j’espere venir connaitre Giverny dans quelques mois (Octobre,c’est pas trop froid, j’espere!))
    j’entrerais en contact plus tard
    merci pour la belle surprise de votre sourrire dans la webpage et vos sympa mots dans le blog

  3. Ariane dit :

    Bonjour Sylvia, et bienvenue ! C’est gentil de nous envoyer toute la chaleur de Rio. Votre message m’a fait très plaisir et donné un sourire jusqu’aux oreilles ! J’espère qu’on se rencontrera en octobre. Ce n’est pas trop froid pour le jardin mais il fait frais, il faut prévoir des pulls et un manteau !

    Aifelle : vous aimez musarder dans Giverny ! C’est un bon chemin pour grimper au sommet de la colline, la vue est magnifique.

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