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Arrière-plan sans arrière-garde

Etang de MonetCette fois ça y est, les peupliers qui encerclaient le jardin d’eau de Monet ont disparu !
Depuis qu’ils ont levé leur siège cette semaine on découvre, tout étonné, l’aspect du jardin tel qu’il devait être à l’époque de Monet, quand aucun arrière-plan n’opacifiait la silhouette des arbres. Le bassin y gagne des trouées de ciel qui se reflètent dans l’eau plus lumineuse que jamais.
Les tronçonneuses ont vrombi pendant des jours, relayées par les engins venus retirer les grumes. Soudain le silence règne, mais pas pour longtemps. Le dessouchage demandera une nouvelle intervention mécanisée. Il paraît que cela se pratique avec un gros crochet, et que les souches cèdent en dix minutes, arrachées par la pelle mécanique. Je suis curieuse de voir ce spectacle.
Pour l’instant, c’est un peu la désolation quand on regarde par-dessus la clôture : un vaste champ de bataille où l’armée de géants a été vaincue, abandonnant des vestiges ici et là.
J’espère qu’on reverra des vaches sur ce terrain, comme par le passé. Si les producteurs de lait normands ne survivent pas au naufrage en cours, que restera-t-il ? Des bêtes à viande ?


5 commentaires

  1. Tania dit :

    C’est beau de faire revenir la lumière dans le jardin.
    En revanche, les arbres abattus ont dû bouleverser bien des oiseaux. Je me souviens de pies qui tournaient inlassablement juste au-dessus d’un peuplier tout proche (qui s’était couché de lui-même, malade) à la recherche de leur nid.

  2. Ariane dit :

    On a eu pitié des pies. La période de nidification s’étale de mars à juillet, les travaux ont débuté en août.

  3. Marie dit :

    Tout ce charivari est lamentable ! Tout celà pour des touristes qui ne verront aucune différence, pour la simple raison qu’ils ne viennent qu’une fois pour la plupart. Quant à la photo de 1961, il est exact que l’ensemble de la propriété était un vaste champ de ronces et autres mauvaises herbes envahissantes, nous y jouiions enfants, pour notre plus grand plaisir !

  4. Ariane dit :

    Je ne suis pas sûre de comprendre, de quel charivari lamentable parlez-vous ? L’abattage des peupliers ? Ou le fait que j’en parle ?

  5. Marie dit :

    L’abattage des peupliers bien sûr !

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