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Ficaires et pensées

Ficaires et pensées bleues à GivernyCe petit massif du jardin d’eau est un vrai concentré de l’esprit de Claude Monet comme jardinier. Des pensées de différents bleus ont été plantées au milieu de ficaires qui ont dû arriver là spontanément.
La ficaire est presque aussi envahissante que le bouton d’or avec qui elle cousine, mais on lui pardonne ses manières de conquistador à cause de ses jolies feuilles vertes qui tapissent bien les sols frais, et surtout par tendresse pour ses petits soleils qui s’ouvrent dès qu’il y en a (du soleil ; quand il fait gris, elle boude, et elle n’est pas la seule).
Monet aimait accueillir des fleurs sauvages dans son jardin, et on y voit en ce moment, outre les ficaires, des primevères dodues d’un jaune doux. Le peintre appréciait aussi l’accord du bleu et du jaune, tel qu’il éclate dans sa salle-à-manger.

Le jardin de Monet est drôlement fleuri pour un 1er avril, avec au moins quinze jours d’avance sur l’année dernière. Les prunus et les cerisiers du Japon sont déjà passés, par exemple, tandis que les pelouses débordent de narcisses et de tulipes.
Et naturellement, on peut compter sur les pensées. Il y en a partout, en tapis colorés aux teintes changeantes, une vraie exposition de tous les tons qu’elles peuvent prendre. Les jardiniers en ont planté des milliers et des milliers, dans tous les recoins imaginables.

C’était la rentrée aujourd’hui à Giverny, avec tous les sentiments mêlés qu’on éprouve d’habitude en septembre, regrets que les vacances soient finies, joie de revoir les copains ou les collègues, difficultés à se remettre en route, plaisir de retrouver son travail, curiosité autour des nouveautés…
Différents tons de bleu, et différents tons de jaune.


6 commentaires

  1. J’espère voir tout cela tout-à-l’heure (flûte pour les cerisiers). Je suis partie hier toute guillerette et ai dû rebrousser chemin, rupture de caténaire sur la ligne Paris-Rouen, c’était un bazar pas possible. Je repars ce matin pleine d’espoir.

  2. Jaune et bleu, quelle gaieté ! Ravie de retrouver votre blog à mon retour de vacances. Lu un article intéressant dans le Figaro sur les "fausses toiles" installées à Giverny, il était de vous, n’est-ce pas ?
    Bonne rentrée, Ariane.

  3. Ah non alors ! Ce n’est pas moi qui titrerais sur de « fausses » toiles ! Je l’ai lu aussi sur le net, et n’en ai guère apprécié le ton très, comment dire, parisien ? A part ça, ravie de vous retrouver après vos vacances, Tania ! Pour vous aussi, c’est la rentrée ?

  4. Si vous venez à Giverny, ne cherchez pas ce massif de pensées piquées de ficaires partout. Je l’avais photographié en mars, avant l’ouverture. Depuis, les jardiniers ont mis un point d’honneur à mettre à la porte les sauvageonnes trop envahissantes. Parions qu’elles reviendront par la fenêtre.

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