Home » Vivaces » Eternels bambous

Eternels bambous

Bambouseraie de Monet Les bambous de Monet sont un éternel sujet de conversation parmi les visiteurs et les guides, car ils sont là depuis toujours. Plantés sous la direction du peintre, ils se sont régénérés d’eux-mêmes en produisant de nouvelles pousses chaque année. On peut donc affirmer qu’ils figurent parmi les rares végétaux encore d’origine, en compagnie des glycines et de quelques vieux arbres.

Durant la période où le jardin n’était guère entretenu, les enfants de Giverny en avaient fait leur domaine, et ils se rappellent qu’ils jouaient à Tarzan dans ce qui était pour eux une jungle épatante. Voilà un souvenir qui ne prête pas au doute.
Pourtant le bruit court que les bambous de Monet ont fleuri déjà. Et comme vous ne l’ignorez pas, la floraison, épuisante, signe en général la fin de cette plante.
Alors, bambous d’origine ou bambous replantés ? Les deux paraissent inconciliables, et les avis sont tranchés.
J’ai eu le fin mot de l’histoire aujourd’hui en interrogeant un jardinier qui était déjà en poste au moment de cette fameuse floraison, car elle remonte à plus d’une décennie. Une bonne partie de la bambouseraie avait bien été perdue, se souvient-il, mais pas toute. Certains bambous – sans doute d’une autre génération – n’avaient pas fleuri. On avait pu s’en servir pour recoloniser l’espace vide de la bambouseraie, par division et replantation des rhizomes.
Voilà une réponse qui m’a fait plaisir. Une réponse apaisante, qui donne raison à tout le monde. J’aime que la concorde règne, et que rien ne vienne troubler la sérénité du jardin d’eau de Claude Monet.

Photo de la bambouseraie de Monet en mai 2009


4 commentaires

  1. Il est vrai que les bambous disparaissent après floraison, mais ils reviennent ensuite. Sinon, puisque tous ceux de la même variété fleurissent en même temps de par le monde (je l’ai constaté pour une variété naine chez un voisin et à la bambouseraie d’Anduze ainsi que pour une variété de taille moyenne chez un autre voisin et dans un parterre de la ville de Jouy-le-Moutiers, 95. Et à chaque fois les bambous sont revenus), il y aurait éradication !

Leave a comment

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Cher lecteur, ces textes et ces photos ne sont pas libres de droits.
Merci de respecter mon travail en ne les copiant pas sans mon accord.
Ariane.

Catégories

Archives