Fascine

Fascines à GivernyLa technique des fascines a quelque chose de fascinant, comme on peut s’en rendre compte sur la page du site de l’N7 consacrée à la restauration végétalisée des berges d’un cours d’eau. J’ai été un peu surprise de voir cette école d’ingénieurs de Toulouse s’intéresser à la question, avant de me souvenir que le H d’ENSEEIHT signifie hydraulique.
A Giverny, on est beaucoup aux prises avec l’hydraulique, que ce soit du côté du Ru ou du côté du bassin aux nymphéas, dont l’équilibre subtil tourne parfois au casse-tête. Chaque année, une portion des fascines qui retiennent les berges du ruisseau est renouvelée. Ce travail se fait plutôt l’été quand il fait chaud car c’est déjà bien assez pénible comme ça.
Debout dans l’eau courante, les jardiniers changent les pieux et les entrelacs de branches de châtaignier mis en place le long des rives. Derrière, un géotextile empêche la terre de glisser entre les branches. On peut ainsi planter le long de l’eau, et les racines des plantes servent elles-mêmes à contenir la terre.
La tendance d’un cours d’eau, m’a expliqué l’un des jardiniers, est de grignoter les berges qui s’effondrent et viennent combler partiellement le fond. Le ruisseau s’étale et perd en profondeur ainsi qu’en courant.
Pour conserver au Ru de Monet sa taille initiale et la force de son courant, il faut le canaliser. La technique des fascines est esthétique et naturelle, elle n’a même pas l’air (hélas !) de gêner les rats musqués qui nichent dans les berges. Mais les changements du niveau de l’eau accélèrent la dégradation des bois, ceux-ci ne résistent que quelques années seulement.


Un commentaire

  1. Therese dit :

    On ne s’imagine jamais tout ce travail fait en coulisses.

Leave a comment

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Cher lecteur, ces textes et ces photos ne sont pas libres de droits.
Merci de respecter mon travail en ne les copiant pas sans mon accord.
Ariane.

Catégories

Archives