Le testament de Michel Monet

Le musée Marmottan-Monet présentait, dans le cadre de l'exposition "Monet collectionneur" qui vient de s'achever, le testament olographe du fils du peintre et unique héritier Michel Monet. 

D'une écriture précise, en des termes qui ne le sont pas moins, Michel Monet exprime ses souhaits concernant sa succession. Je n'avais jamais eu l'occasion de voir un manuscrit de sa plume, et comme toujours c'est émouvant de se fondre dans le fil d'une pensée au fil des lignes. Michel Monet fait preuve d'une certaine méfiance. Les lignes sont numérotées, les blancs biffés pour éviter tout ajout. 

Voici le texte :

Ceci est mon testament annulant toutes mes dispositions antérieures.

J'institue pour légataire universel en toute propriété le musée Marmottan à Paris. Ce musée prendra immédiatement possession des tableaux ci-après désignés se trouvant dans la propriété de Sorel acquise par Mr Pierre Larock :

Claude Monet 

Le Parlement de Londres, le Pont de Charing-Cross, Bras de Seine à Giverny, le Moulin de Vervy (Creuse), Bordighéra (Italie), Ma Mère et sa cousine sur la plage de Sainte-Adresse, portrait du père Poli, de Jean Monet garçonnet, de Michel bébé, Vue de Vétheuil dans le brouillard.

Renoir

Portrait de mon Père, de ma Mère, un Nu

Berthe Morisot

Julie Manet et son chien, Jeune fille à la capeline

Gustave Caillebotte

Femmes au piano,  Une rue de Paris, Chrysanthèmes

Jongkind

La grande rue à Avignon

Je demande au musée Marmottan de laisser sur place dans la maison de Sorel qui fut celle de mon épouse les tableaux ci-après : 6 Nymphéas, 2 Paysages de Norvège, 1 marine, 1 Champ d'Iris, 1 Champ de tulipes, 1 Cathédrale de Rouen, 1 Seine à Giverny, 1 Vallée de la Creuse, 1 Le pont sur l'étang des Nymphéas soit seize tableaux.

Testament de Michel Monet

Le musé Marmottan ne devra jamais vernir tous ces tableaux ci-avant désignés. Ces tableaux resteront sous la garde de Monsieur Pierre Larock durant sa vie ou le temps qu'il désirera et tant qu'il sera propriétaire de la maison pour être ensuite remis au musée Marmottan. Entre-temps ces tableaux ne devront en aucun cas être sortis de cette demeure.  

Concernant la propriété paternelle de Giverny-Eure comprenant : la maison principale, deux ateliers, deux maisons de jardiniers dont l'une occupée par le ménage gardien-jardinier Mr et Me Blin Eugène qui en gardera la jouissance sa vie durante, les jardins et l'étang des nymphéas, le musée Marmottan devra assurer la sauvergarde de ce patrimoine artistique et l'entretien de cette propriété. Cette demeure considérée comme Maison du Souvenir devra conservé son caractère strictement privé et son âme. Pour cette raison les visites deveront  être très limitées, une seule journée par semaine et jamais plus de six personnes.

Enfin je désigne pour me remplacer comme expert lorsque l'authenticité de tableaux signés Claude Monet paraîtrait douteuse :

- Monsieur André Barbier, 20 quai d'Orléans, Paris

- Monsieur Durand-Ruel, 37, avenue Friedland, "

- Madame Katia Granoff, 9, place Beauvau, "     

Je lègue à titre particulier sans frais ni droits à Madame Georges Mazilly demeurant à Bonnières, 9 et 6, les quelques parcelles de terres et prés que je possède à Giverny.

Fait à Paris le 4 mars 1964

Michel Monet 

Testament de Michel Monet page 2

J'ignore s'il s'agit de l'ultime version du testament. Michel avait encore deux ans à vivre. Selon Jacques Carlu, conservateur du musée Marmottan à l'époque du legs, "On a dit que ce curieux personnage avait rédigé plusieurs testaments différents ?" (Hommage au donateur Michel Monet, catalogue de l'exposition "Monet et ses amis à Marmottan en 1971).

Tel qu'il se présente, ce testament énonce des dispositions bien étonnantes pour nous aujourd'hui, par exemple l'ouverture très parcimonieuse de la maison de Giverny. Un seul jour par semaine et pas plus de six personnes à la fois ! On comprend mieux les réticences de l'Académie des Beaux-Arts à lancer une restauration d'envergure dans les années qui ont suivi le legs, et même à chauffer les lieux.

Quand Gérald van der Kemp devient conservateur de Giverny dix ans plus tard, la maison et les ateliers semblent s'être considérablement dégradés par rapport à ce que l'on en aperçoit sur les archives de l'Ina en 1966. Van der Kemp parle d'arbres qui commencent à pousser dans l'atelier et d'escalier écroulé dans la maison.  

Gérald van der Kemp avait-il connaissance de ce testament ? S'est-il préoccupé de demander à le lire ? Il n'en fait pas mention dans les différentes versions de la brochure qu'il a rédigée pour les visiteurs de Giverny dès 1980. Peut-être a-t-il décidé en son âme et conscience qu'il fallait cesser de respecter la volonté de Michel Monet et qu'il était temps d'ouvrir vraiment la propriété de Giverny au public. C'était le seul moyen de justifier l'entretien du site, et par là même de le sauver.        

Une boutique 100 % terroir

 Boutique terroir de l'office de tourisme de Vernon

Voici la toute nouvelle boutique de l'office de tourisme de Vernon ! Elle est située dans la maison du Temps Jadis à côté de la collégiale. J'ai eu un coup de coeur pour l'aménagement style campagne et pour la sélection de produits locaux très qualitatifs et originaux. Elle donne envie de fureter et de tout essayer.

A côté des classiques jus de pommes, cidres et caramels, on trouve des gâteaux faits d'après une recette de Monet, une gamme de produits à la framboise (de la guimauve, hmmm...), toute une déclinaison de délicieux produits au safran, les bières de quatre brasseries artisanales voisines, ou encore des savons de soin vegan, bio et adaptés aux peaux les plus allergiques.

Nathalie, la dynamique responsable de la boutique, a tenu une librairie pour enfants. Le rayon livres est donc bien fourni, de même que celui destiné aux plus jeunes. Nathalie a aussi fait faire pour la boutique de l'OT des tabliers et sacs à tarte personnalisés. Ils sont réalisés par une créatrice vernonnaise.

On ne peut pas tout citer, le mieux est d'y faire un tour. C'est sympa pour les visiteurs mais aussi pour les Vernonnais, car une telle boutique manquait jusque-là à Vernon. 

Lit et délit

détail de pilier de l'abbatiale Saint-Ouen de Rouen

 L'abbatiale Saint-Ouen de Rouen est un pur joyau, une merveille d'harmonie gothique. Les moines qui l'ont fait bâtir au 14e et 15e siècles disposaient d'une église romane imposante, aussi étendue que l'abbatiale actuelle. Mais quatre cents ans après sa construction, elle tombait en ruines. Peut-être même que les moines l'ont un peu aidée à s'écrouler, pour avoir l'opportunité de bâtir plus beau et plus haut : la voûte gothique se trouve à 33 mètres du sol. 

Face à la somptuosité de l'édifice, la qualité de la pierre employée surprend. Elle est souvent truffée de silex. Les pierres taillées posées côte à côte, issues d'un même banc, restituent l'aspect de la roche dont elles proviennent, traçant un curieux décor moucheté.

 C'est plus joli que d'avoir une pierre à silex deci-delà, c'est surtout plus solide. En construction, on place les pierres dans le sens du lit de carrière, celui des couches de sédiments qui ont fait la roche. Dans ce sens, la pierre peut supporter le poids d'une montagne en compression. Si on ne respecte pas le sens du lit, on dit que la pierre est placée en délit. Elle va rapidement se déliter, c'est-à-dire se fissurer et se fendre.

Respecter le banc de provenance présente certainement le même avantage d'une qualité homogène de la pierre, donc d'une résistance uniforme à la compression.  

Le silex est partout présent dans les pierres du val de Seine, en plus ou moins grande quantité. A Vernon,  la collégiale en montre, mais beaucoup moins que Saint-Ouen. Pourquoi avoir choisi une pierre qui n'était pas la plus belle de la région pour un édifice aussi  ambitieux que l'abbatiale rouennaise ? C'est que les commanditaires, les moines, ne passaient pas des appels d'offre. Ils possédaient leur propre carrière. Force était de faire avec.   

Pierre tumulaire

 pierre tumulaire d'un architecte de l'abbaye de Saint Ouen à Rouen

Cet homme au visage carré a vécu au 14e siècle. Le dessin stylisé qui paraît surgi d'une bande dessinée nous le rend étonnament proche, presque familier.  Il est saisi en pleine action. Muni d'un compas, il trace le détail d'une rosace rayonnante. Voilà qui nous révèle sa profession : c'est l'un des architectes de l'abbatiale Saint-Ouen de Rouen.

Cette représentation saisissante de vie est celle qui figure sur la pierre tumulaire de l'architecte, une grande dalle funéraire sous laquelle reposaient autrefois ses cendres. Au 19e siècle, la dalle a été dressée contre un mur, ce qui en a stoppé l'usure - auparavant, les fidèles marchaient dessus, comme sur la plupart des plates-tombes, qui servaient de pavement à l'église. C'était le but recherché : pour raccourcir son séjour au purgatoire, il fallait que des vivants prient pour vous. Plus on était sur le passage des fidèles, plus on avait de chance qu'ils pensent à dire une prière pour le salut de votre âme.    

Les plates-tombes médiévales obéissent à des règles précises. L'usage voulait que le milieu soit occupé par l'effigie du défunt, représenté sous un dais d'architecture gothique symbolisant le ciel. Le costume ou les attributs indiquent la qualité du  défunt, noble, ecclésiastique... Une inscription court en bandeau le long des bords. Elle est souvent en français quand il ne s'agit pas de membres du clergé, on peut donc en tenter la lecture, en commençant par le haut et en tournant dans le sens des aiguilles d'une montre.  L'épitaphe indique notamment le nom, le titre et la date de la mort.   

Concernant l'architecte de Saint-Ouen, la dalle a conservé la date de son décès mais le nom a été effacé par les pas des fidèles. Les lignes du dessin, qui étaient soulignées de plomb, se sont mieux conservées. En l'absence d'autre document,  voilà donc notre archi englouti par l'anonymat des siècles. Bien souvent il ne reste de nos aïeux que leur nom, nous n'avons aucune idée de leur visage. Ici c'est le contraire. 

Rien ne permet d'affirmer que les traits sous lesquels le maître d'oeuvre est représenté sont vraiment les siens, mais j'aime à le penser. N'est-il pas plausible que la pierre tombale ait été sculptée par quelqu'un qui le connaissait très bien, par exemple son second ? Quelqu'un qui le respectait et l'aimait, et qui nous le montre concentré sur son travail.

Et de nous, que restera-t-il dans 700 ans ? Les frères humains qui après nous vivront, pour reprendre la formule de Villon, seront-ils émus par nos pierres tombales ? Et s'il fallait choisir, que préféreriez-vous qu'il demeure de vous, une photo, votre nom ? Ou seulement une trace modeste ou glorieuse de votre passage sur la Terre ?    

Giverny ou les couleurs de l’hiver

Giverny Bassin de Monet en janvier

 Ni fleurs ni feuilles, et pourtant c'est si beau ! Voilà à quoi ressemble le jardin d'eau créé par Claude Monet à Giverny en ce début janvier. 

Coucher de soleil à Giverny

Coucher de soleil sur le bassin de Monet à Giverny

Hier à Giverny en fin d'après-midi, (16h22 précisément !) le soleil plongeait derrière la colline. Pas l'ombre dans nuage rose à l'horizon, mais cette lumière de bronze sur le paysage statufié. 

Et aujourd'hui... Tiens ! La pluie !

Honfleur

Le bassin de Honfleur 

Il y a des endroits qu'on peut visiter toute l'année et où il fait bon retourner encore et encore. C'est le cas de Honfleur. Le petit port normand situé sur l'embouchure de la Seine, à 1h 15 de route de Giverny, est bourré de charme et dégage un attrait magnétique, peut-être à cause du jeu de l'eau et de la lumière. On peut avoir envie de Honfleur comme on a envie de Giverny.

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Du rouge pour les sapins

Sapins devant l'Hôtel de ville de Vernon

C'est une mini forêt de sapins qui a poussé à Vernon pour les fêtes, par les mains non pas de mon maire mais du service des espaces verts. Pour changer un peu du "Vernon toujours vert" qui est la devise de la ville, les jardiniers municipaux ont opté pour le rouge. Le Père Noël appréciera. Voici le côté pile de l'installation, avec la maison du Temps Jadis à gauche et l'église collégiale à droite. 

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Tiens, voilà un Boudin

Eglise sainte Catherine de Honfleur par Eugène Boudin

Eugène Boudin, Le clocher de Sainte-Catherine, Honfleur.  Huile sur panneau de bois. 

Le musée Marmottan célèbre actuellement les talents de collectionneur de Monet. Aux côtés de beaux Renoir, Cézanne et autres Pissarro, on peut voir à Paris l'oeuvre ci-dessus prêtée par le musée Eugène Boudin de Honfleur. Depuis plusieurs années on sait qu'en dépit de la signature "Claude Monet", il s'agit d'un tableau de Boudin.

La confusion s'est faite en toute bonne foi, cela ne fait pas de doute.

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La maison de Monet à Argenteuil

Maison de Monet à Argenteuil

Si à Giverny la maison de Claude Monet s'élève dans la rue Claude Monet, celle qu'il a occupée à Argenteuil se trouve 21 rue Karl-Marx. Le peintre s'efface derrière l'auteur du Capital, qui a habité la même rue à trois maisons de là en 1882, avant de décéder à Londres l'année suivante.

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L’automne à Giverny : le cotinus

Feuilles de cotinus rougies par l'automne à Giverny

Les feuilles des arbres ont bien des façons de mourir. Certaines deviennent aussi sèches que du papier, brunisssent et se recroquevillent,  se ratatinent, se roulent sur elles-mêmes comme pour prendre le moins de place possible. D'autres se laissent envahir par des taches. Ou des trous. Ou des pustules. Elles ont l'air d'avoir perdu la force de se défendre. Les parasites s'y installent en conquérants.  

Appareil photo à la main, je me laisse fasciner par la défaite des feuilles.

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Giverny (presque) la nuit

Maison de Monet à Giverny à la nuit tombante

 Comme au temps de Monet, la maison avec les lampes allumées, quelques minutes avant la fermeture le 1er novembre. 

Giverny une dernière fois

fleurs d'automne à Giverny

Une température qui flirte avec les 20° l'après-midi, il n'en faut pas plus pour donner des envies de promenade dans les jardins. Il y avait foule le 1er novembre à Giverny, pour le dernier jour d'ouverture de la Fondation Monet. 

Eh oui ! Il faudra maintenant attendre jusqu'au 23 mars 2018 pour profiter à nouveau du chef d'oeuvre floral de Claude Monet.

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Soleil rose à Giverny

Soleil rose à Giverny

Il paraît que ce sont des nuées de sable venues du Sahara qui ont donné cette couleur étrange au ciel en début de semaine. Une lumière de soleil couchant baignait Giverny dès cinq heures de l'après-midi et teignait le jardin de Monet d'un drôle de rose. L'air exceptionnellement doux prolongeait la sensation d'été. 

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Giverny en bouquet

Bouquet dans la salle à manger de Giverny

Un bouquet de fleurs fraîches orne la table de la salle à manger de Monet à Giverny. On sait que le peintre aimait s'entourer de fleurs jusque dans sa maison. Les jours de mauvais temps, (peut-être même s'il faisait beau ?) il lui arrivait d'arranger des bouquets avec les fleurs de son jardin pour les peindre. Mauves, hélianthes, chrysanthèmes, soleils, dahlias ont posé pour Claude Monet. 

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Ricin

Ricin à Giverny

Dans les jardins, le ricin est une belle plante ornementale de grande taille qui se pare de larges feuilles palmées rouges ou vertes. Elle attire l'oeil et elle évoque quelque chose de connu, si bien qu'il est intéressant de la présenter aux visiteurs de Giverny.

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Hubert Robert à La Roche-Guyon

Hubert Robert à La Roche-Guyon

Hubert Robert, Vue du château de La Roche-Guyon, vers 1773-1775, huile sur toile, H95;L276 cm, Musée des Beaux-Arts de Rouen.

Les tableaux d'Hubert Robert regorgent de petits personnages et d'animaux pleins de vie. Diderot aurait préféré qu'il en fit moins, et mieux. Que cela eût été ennuyeux.

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Exposition Blanche Hoschedé-Monet à Vernon

ffiche de l'exposition Blanche Hoschedé Monet à Vernon

Elle aurait pu se prénommer Rose, ou Violette, ce fut Blanche. Une couleur. La belle-fille de Monet, Blanche Hoschedé, est devenue Blanche Monet en épousant le fils du peintre Jean. Comme artiste, elle préférait utiliser son nom de jeune fille, parfois suivi de celui de Monet. 

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La Poste aux chevaux à Vernon

La Poste aux chevaux à Vernon

Ancien hôtel du Grand Cerf à Vernon, place Chantereine

Du temps où Vernon était cernée de murailles, le Grand Chemin de Paris à Rouen traversait la ville de part en part. En venant de Mantes, on entrait dans Vernon par la porte de Gamilly, l'actuelle place de Paris, et on en sortait à la place Chantereine. Sur cette distance de moins d'un kilomètre le voyageur d'avant la Révolution trouvait pas moins de dix-huit établissements où il pouvait passer la nuit.  

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Abutilon

Fleurs d'abutilon dans un vase, Claude Monet

Claude Monet 1882 Vase de fleurs 80 x 45 cm W810 Philadelphia Museum of Art, Pennsylvania

Selon Daniel Wildenstein, auteur du catalogue raisonné de Claude Monet, la fleur peinte par Monet dans cette nature morte est un abutilon à feuilles marbrées Abutilon striatum thompsonii. Bien qu'il porte le nom courant de lanterne chinoise, l'abutilon n'a rien d'asiatique. Il vient d'Amérique du Sud. 

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Mini jardin à Giverny

Mini jardin à Giverny

A côté des vastes jardins de Claude Monet, dont l'étendue dépasse ce qui peut se faire chez soi, Giverny récèle un petit bijou de mini jardin. C'est celui de la boutique Emilio Robba, en face de la maison de Monet.

Ce sont les jardiniers de la Fondation Monet qui cultivent ce jardin de poche, avec tout leur savoir-faire et les ressources de leurs serres. 

En ce moment, voici l'aspect qu'a le massif devant la boutique, orienté à l'est. Les tons jaunes dominent, avec des rudbeckias, des solidagos, des gaillardes, et quelques touches de rose apportées par les sedums, les mufliers et les dahlias.

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Retour à Giverny

Retour à Giverny

L'été s'avance, avec ses fleurs de plus en plus hautes qui jouent à cache-cache les unes avec les autres. Tout se brouille. On s'immerge dans le végétal, dans la couleur. 

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Gazon anglais

Pelouse à Sissinghurst

Les Anglais ont l'art du gazon. Chez nous, une merveille pareille serait protégée comme un massif de fleurs, avec interdiction de poser le pied dessus. Rien de tel outre-Manche. Fouler la pelouse fait partie du plaisir de la promenade au parc ou au jardin, une sorte de droit imprescriptible.

Celle que vous voyez ci-dessus se trouve à Sissinghurst, dans le Kent.

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Exposition Manguin à Giverny

Henri Manguin les Estampes

Henri Manguin, "Les Gravures" 1905 Huile sur toile 81 x 100 cm Madrid, Museo Thyssen-Bornemisza. 

Le musée des impressionnismes de Giverny célèbre la couleur à travers une exposition à voir jusqu'au 5 novembre 2017 dédiée à Henri Manguin, l'une des figures du fauvisme. On a un peu oublié aujourd'hui ce grand peintre ami de Matisse, de Marquet ou de Camoin, très célèbre il y a un siècle. 

Près d'une centaine d'oeuvres retrace le parcours de ce "peintre voluptueux", pour reprendre le mot de Guillaume Appolinaire, des années de formation sous l'égide de Gustave Moreau jusqu'aux audaces chromatiques les plus vibrantes. Manguin revient ensuite à une peinture plus mesurée qui célèbre le bonheur de vivre, la beauté des paysages de la Côte d'Azur, et son amour pour sa femme Jeanne et leur fils Claude. 

C'est Jeanne, justement, qui pose deux fois dans le tableau ci-dessus, les Gravures.  Certes, la scène qui réunit autour d'un album de lithographies une femme nue et une autre sagement habillée n'est guère vraisemblable, mais quel régal pour les yeux dans le contraste des couleurs, l'expression douce des visages et la rondeur enveloppante des courbes. 

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Giverny 365 fleurs

Giverny 365 fleurs calendrier perpétuel Ariane Cauderlier

Si vous avez toujours rêvé de connaître le nom des fleurs qui poussent à Giverny, voici un calendrier perpétuel qui devrait vous plaire. "Giverny 365 fleurs " présente chaque jour une nouvelle fleur de Giverny, avec son nom botanique, son nom en français et en anglais, et la date de la photo comme indication de la période de floraison. 

Toutes les photos ont été prises dans les jardins de Claude Monet. Quand c'était possible j'ai préféré les photos où on reconnaît les lieux, comme sur celle de la couverture. Cela donne à ces portraits de fleurs un certain charme différent d'une encyclopédie. 

J'ai passé plusieurs mois à identifier les fleurs, avec l'aide des jardiniers de Giverny.  Parfois nous avons réussi à aller jusqu'au nom commercial du cultivar, mais pas toujours. En cas de doute sur la variété nous avons préféré n'indiquer que le nom de l'espèce. 

Pour la présentation, Giverny 365 fleurs est le frère jumeau de Giverny 365 photos, publié en 2015. Même format et même prix de vente de 19 euros. 

Si vous souhaitez commander l'un ou l'autre, la livraison est gratuite jusqu'au 1er août 2017 pour les lecteurs du blog. Il vous suffit de me laisser un commentaire et je prendrai contact avec vous. 

Cher lecteur, ces textes et ces photos ne sont pas libres de droits.
Merci de respecter mon travail en ne les copiant pas sans mon accord.
Ariane.

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