La vallée d’Eure

D'un côté de la route on voit ceci :

Champ de colza et paysage printanier en vallée d'Eure, Normandie, France

Et de l'autre, on voit cela. 

Ferme en vallée d'Eure, chevaux au pré.

Cet endroit où le paysage a l'air de poser pour qu'on le photographie, c'est la vallée d'Eure. Un coin où les résidences secondaires sont encore nombreuses. Un bel endroit pour se ressourcer.

Des surprises comme cette ferme qui semble fortifiée, des châteaux, des églises anciennes, il y en a partout. Chaque petite commune de France récèle des trésors. A trente ou quarante kilomètres de chez soi, la campagne est pleine de routes que l'on n'a jamais empruntées, où tout est neuf pour l'oeil.

Ce n'est pas d'un exotisme époustouflant, au contraire, le charme de la balade tient à l'aspect familier de l'architecture et du paysage. Mais le fait de musarder sur une route autre que celles que l'on prend tous les jours offre cette nouveauté de la visite touristique.

C'est se faire plaisir à bon compte. Un peu d'essence, une pause dans un bistro inconnu, quelques pas pour aller voir une chapelle, un calvaire, un dolmen… Quand le soir on revient chez soi, le coeur joyeux et la tête légère, c'est presque un retour de vacances. 

De quoi est morte Alice Hoschedé – Monet ?

Alice Hoschedé Monet, seconde épouse de Claude Monet, et sa petite fille Lily Butler sur le pont japonais de Giverny, été 1910. Collection Monet, archives du musée Marmottan

Alice Hoschedé Monet, seconde épouse de Claude Monet, et sa petite-fille Lily Butler sur le pont japonais de Giverny, été 1910. Collection Monet, archives du musée Marmottan.

 

Claude Monet a eu la douleur d'être veuf à deux reprises. Alice Hoschedé, sa seconde épouse, s'est éteinte le 19 mai 1911, vaincue par une leucémie myéloïde. Les médecins étaient alors démunis devant ce cancer du sang et de la moelle osseuse. Assez rare, il se traite bien de nos jours par prise de médicaments.

Alice a d'abord souffert de fatigue et  de crise hépatique. Elle s'alite trois semaines dès janvier 1909. Le 6 septembre de la même année, elle confie à son journal intime :

"La vie devient de plus en plus triste moralement et physiquement. Monet triste et découragé, souffrant, ne travaillant pas… moi si affaiblie. Me sentant si atteinte et le cachant."

En mars 1910, Monet écrit à son marchand Paul Durand-Ruel : 

  Cher Monsieur Durand, En réponse à votre lettre et à celle de M. Joseph, je viens vous donner des nouvelles de ma pauvre malade : elle était très fatiguée depuis des mois et a dû s'aliter voilà de cela quinze jours, dans un état de faiblesse extrême, ne pouvant rien prendre, bref nous donnant toutes les inquiétudes. Elle est un tout petit peu mieux aujourd'hui, mais ce sera long et nécessitera de grands soins. 

Pendant toute l'année 1910, chacune des lettres de Monet à ses marchands et ses amis donne des nouvelles de la santé de son épouse. Le 19 avril, il précise à Julie Manet :

On la soigne par la radiothérapie, c'est le seul remède, la seule chose qui puisse la sauver.

La semaine suivante,  Alice peut enfin se lever une heure chaque jour et s'alimenter un peu. Monet reprend espoir. Il sollicite son marchand Bernheim-Jeune :

Cher Monsieur et ami,

Vous m'avez si aimablement offert de me rendre service que je n'hésite pas à vous demander le suivant : il faudrait à ma femme une excellente chaise longue confortable, non pas un objet de luxe, mais bien la chaise longue pour malade. Ne pouvant m'absenter, j'ai pensé que vous voudriez bien vous charger  de cette commission très urgente en ce moment.

Deux jours plus tard à peine, il rédige des remerciements confus :

Je suis honteux de vous avoir donné tout ce mal et vous en suis bien reconnaissant. Ma femme s'est trouvée si bien aujourd'hui, elle a pu, grâce à votre obligeance, rester allongée près de la fenêtre et profiter enfin de cette rare belle journée. 

Fin mai, il écrit à Durand-Ruel : 

Dimanche, nous devons avoir une consultation de trois médecins. Je vous tiendrai au courant.

A son ami Geffroy, ignorant de toute l'histoire, il donne ce résumé le 30 mai :

Depuis le mois de février, j'ai eu ma femme malade, entre la vie et la mort, et c'est miracle qu'elle ne soit pas partie. Une maladie très rare, partant que les plus grands médecins ne parviennent pas à guérir (Leucémie myéloïde) et dont ils ignorent la cause. Il n'y a que depuis peu d'années que, grâce à la radiothérapie (rayons X), on est parvenu à éviter la mort, mais on ne peut guérir. C'est atroce, et vous devez penser ce qu'est ma vie depuis cela. Depuis peu de jours, il y a un mieux sensible, elle peut manger, se lever quelques heures et pouvoir enfin espérer et vivre enfin.

  Ce qui ressemble à une convalescence se dessine en juin. Le 1er juillet, à Julie Manet :

Je suis heureux de vous annoncer la continuation du mieux dans l'état de notre chère malade, les forces reviennent chaque jour, pas aussi vite qu'elle le voudrait, mais c'est plus qu'un progrès, c'est une véritable résurrection. Vous pensez si nous sommes tous heureux.

Pendant l'été, elle sort un peu au jardin – c'est de cette époque que datent les dernières photos connues d'Alice. Elle fait même "de courtes excursions en auto". Mais en décembre, la rémission est terminée. A Geffroy : 

Ma chère malade a enduré trois nouvelles crises hépatiques qui l'ont mise à bas et sans force. Ne pouvant s'alimenter, elle perd tout courage, ce qui me désespère. 

En janvier 1911: 

Elle est si fragile maintenant que je n'ose la quitter, même une heure.

En mars 1911, un léger mieux survient, qui lui permet de passer une journée à Paris pour affaires. Ce sera le dernier. En avril, sa "femme va toujours s'affaiblissant". Le 7 mai, il annonce à Geffroy : 

Des nouvelles, hélas ! ma chère femme est perdue. Ce n'est plus qu'une question d'heures. Je ne sais ce que je vais devenir, je suis anéanti.

Le 18 mai 1911, Alice est "à toute extrémité". 

Enfin le 19 mai, Monet annonce par télégramme à Durand-Ruel : "Dénouement fatal ce matin quatre heures". Il envoie à Geffroy ce mot accablé :

Mon pauvre ami, c'est fini. Ma compagne adorée morte ce matin 4h. Je suis désemparé, perdu. Votre ami Claude Monet.

Elle avait 67 ans. Alice est enterrée dans le cimetière de Giverny, auprès de sa fille Suzanne et de son premier époux Ernest Hoschedé. Claude Monet les rejoindra quinze ans plus tard.

Les sortilèges des bois de Giverny

bois-jacinthes

Début avril, le ciel déverse son trop plein de bleu dans les bois.
Dans les collines de Giverny, des tapis de jacinthes sauvages se dépêchent de fleurir avant que les feuilles des arbres ne poussent et les maintiennent à l'ombre pour le reste de la saison. jacinthe-des-bois

C'est très joli à voir, mais bien peu d'humains viennent profiter de ce spectacle.
Les fées qui en cette saison se choisissent de nouveaux chapeaux en glissant sur des fils de soie, ne sont pas dérangées.

mousse-lutins

Je me fais discrète.
Les habitants merveilleux de la forêt sont partout.
A chaque brin d'herbe s'accroche un lutin moussu.

arbres-creux

Dans les arbres creux, la pluie de printemps a rempli les bassins.
Qui vient y boire ou y tremper ses pieds ?
Je me penche…
yeux

Deux yeux surpris m'observent dans le noir.

Les visites qui vont bien ensemble

Serre du jardin des plantes, ParisIl y a des visites qui se font écho et s'enrichissent mutuellement. Leur association peut être évidente, comme celle de Giverny et de l'Orangerie, ou plus inattendue, presque fortuite.

Il y a quinze jours je suis allée à Paris pour voir la très jolie exposition du musée Jacquemart-André intitulée "l'Atelier en plein air – Les impressionnistes en Normandie" (jusqu'au 25 juillet 2016). Et puis, juste pour le plaisir, j'ai fait un tour dans les serres du Jardin des Plantes, histoire de comparer avec celles de Kew.

Ce n'était pas délibéré, mais cette visite a pris tout son sens un peu plus tard, face aux jungles du Douanier Rousseau exposées à Orsay. Pour imaginer ses feuillages luxuriants, le Douanier venait chercher l'inspiration au Jardin des Plantes, dans les serres. On y retrouve les formes de feuilles étranges, découpées, gigantesques, qui apparaissent dans ses toiles, la même impression de profusion, de gigantisme et de moiteur.

Il devait y avoir du beau monde à cette époque au Jardin des Plantes. Les artistes animaliers le fréquentaient assidûment eux aussi, carnet de croquis à la main. On pourrait, pourquoi pas, associer la visite de la ménagerie au musée de Vernon, spécialisé dans l'art animalier.

Les rapprochements sont dans l'air du temps. C'est le thème de l'exposition Carambolages qui se tient jusqu'au 4 juillet au Grand Palais à Paris. Elle fait dialoguer des oeuvres de tous styles qui ont quelque chose à voir les unes avec les autres. Découvrir quel est ce lien, se laisser surprendre, c'est tout le charme et le pari de cette exposition.

La côte Sainte-Catherine à Rouen

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" Ici, vous êtes à l'endroit où Claude Monet est venu s'installer en 1892 pour peindre sa vue générale de Rouen", explique le panneau en quatre langues.

Du haut de la côte Sainte-Catherine, le panorama sur la vallée de la Seine a de quoi séduire les peintres. Le fleuve étend son ruban argenté coupé de ponts au pied d'un amphithéâtre de collines. Mais curieusement, le maître de Giverny a détourné son regard de la Seine pour se concentrer sur la ville. 

L'oeuvre, une pochade à laquelle Monet n'a consacré qu'une séance, est à voir au musée des Beaux-Arts de Rouen. Une exposition importante, "Manet, Renoir, Monet, Morisot… Scènes de la vie impressionniste" s'ouvre demain dans ce musée.

Fritillaire pintade

fritillaire-pintade à GivernyCette petite fleur pousse dans la nature, mais dans l'Eure il faut sûrement beaucoup de chance pour la découvrir, dans les milieux humides. Je n'en ai jamais vu de sauvage, alos qu'elle est courante au bord de la Loire.

Elle a été plantée un peu à l'écart dans les jardins de Monet, mais elle attire l'oeil. Les visiteurs de Giverny s'arrêtent tour à tour pour la nommer dans leur langue. 

Pour les francophones, c'est en général une fritillaire pintade, comme le veut aussi son nom botanique fritillaria meleagris, qui signifie à taches de pintade.

Mais à y regarder de près, (c'est-à-dire en comparant avec les petits points blancs qui parsèment le plumage des pintades) son autre nom paraît plus exact : la fritillaire damier, ou en allemand die Schachbrettblume, c'est à dire la fleur échiquier. 

Selon la littérature botanique, ces noms existent aussi en anglais (Chess Flower  et  Guinea-hen Flower). Mais le plus perturbant est celui que m'ont cité les personnes que j'accompagnais : Snake's Head, tête de serpent. Impossible qu'un nom aussi inquiétant se loge dans la mienne… à moins de se souvenir de l'analogie avec les écailles d'un serpent. Si l'on veut.  Le plus étrange est que sa graine est très toxique. Vénéneuse, à défaut d'être venimeuse. 

Impressions printanières

pelouse-fleurie , 

C'est le plus joli moment de l'année pour voir les pelouses du jardin de Monet, avant que les massifs ne leur volent la vedette. Le matin, la rosée fait scintiller le velours du gazon. Sur ce tapis de soie qu'on rêverait de fouler se dressent les silhouettes élancées des narcisses et des premières tulipes. Elégantes, apprêtées, elles ont l'air de débutantes hésitant à s'élancer sur la piste de danse pour leur premier bal.

Admirez au passage l'habileté du jardinier qui entretient cette pelouse avec une mini tondeuse en contournant les îlots de fleurs. 

Dans le Clos normand, c'est déjà le printemps qui danse, mais du côté du jardin d'eau, l'hiver s'accroche encore aux branches nues. 

 reflets-brises

Leur reflet s'étire à la surface du bassin en coulées d'encre qui s'étalent sur le blanc des nuages. Et ce sont des formes incroyables, des chevelures, des balais, des lignes d'écriture qui viennent s'inscrire dans le miroir de l'eau, autour des premières feuilles encore violettes et discrètes des nénuphars. Le spectacle est captivant, d'une abstraction mouvante et fascinante dès que l'on s'approche.

De ce côté ce sont les éléments qui s'offrent, le ciel, l'eau, l'air, la lumière et le vent. Dans le jardin de fleurs, c'est la vie qui se donne à admirer. On ne saurait choisir. 

Giverny News a 10 ans

rose-ouverte

Ce billet, j'ai presque envie de ne pas l'écrire. Le titre, une rose pour célébrer, les pétales en métaphore des billets qui s'empilent, sortant du coeur pour finir dans l'oubli, et allez hop. Passons à la suite. 

Vous savez ce que ça fait, c'est comme tous les anniversaires. On le voit arriver, on n'en revient pas. Dix ans, mince ! On se replonge au premier jour, quand tout était tout neuf. Une naissance. Un bourgeon qui s'ouvre, une envie. Ces premiers temps où l'on ne sait pas où l'on va ni comment s'y prendre. Pas d'exemple à suivre. Un langage à inventer.

Puis, peu à peu, ce qui après coup apparaît comme une ligne éditoriale se dessine. Il y a ces sortes de promesses que l'on se fait à soi-même. Pour moi c'était : être positive. Montrer la beauté. Oser la poésie. Rester dans le thème. Je ne me suis pas affranchie souvent de ces règles. Quand je l'ai fait, je l'ai regretté. Preuve qu'elles me conviennent.

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Les Marguerites de Caillebotte

marguerites-mdigPour son ouverture, le musée des impressionnismes Giverny a soigné sa décoration florale. De grandes potées d'anthémis s'alignent le long de l'allée, tandis que des fleurs à corolles blanches ont été piquées un peu partout dans les topiaires et les massifs de lierre. 

Ce fleurissement est un hommage à Parterre de margueritesl'oeuvre de Gustave Caillebotte dont on espère qu'elle va bientôt faire son entrée dans les collections.

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Quoi de neuf à Giverny ?

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Le compte à rebours est lancé pour les jardiniers, le personnel de la boutique et pour de nombreuses personnes en lien avec le tourisme dans la région : la Fondation Monet rouvrira ses portes vendredi prochain, le 25 mars 2016, pour le week-end de Pâques.

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Super pouvoir

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Si chacun de nous avait droit à un super pouvoir, lequel choisiriez-vous ? Je ne parle pas de pouvoirs de super-héros comme voler dans les airs. Aimeriez-vous entendre dans votre tête des symphonies inédites, voir et percevoir davantage comme Monet, avoir une mémoire infaillible des noms et des visages, diagnostiquer les maladies dont souffrent les patients et que personne n'a su déterminer ? Ou encore trouver en quelques instants des dizaines de trèfles à quatre feuilles ?

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Les serres de Kew

Kew Gardens, la grande serre et le parterre de broderie

C'est en hiver qu'il est le plus agréable de visiter une serre.  On pousse la porte, on prend soin de bien la refermer, et on change d'univers. La douceur commande de déserrer l'écharpe et d'ouvrir le manteau, l'humidité aveugle les porteurs de lunettes. Est-ce qu'on se sent bien dans la chaleur retrouvée ? Il y a cette présence des plantes, cette impression d'entrer dans une forêt qui n'en est pas une. Le silence bizarre quand il faudrait des cris d'animaux et des chants d'oiseaux. 

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Les jardins impressionnistes s’exposent à Londres

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Exposition "Painting the Modern Garden – Monet to Matisse" (Peindre le jardin moderne, de Monet à Matisse) Royal Academy of Arts – Londres

Une très belle exposition célèbre les jardins impressionnistes jusqu'au 20 avril 2016 à la Royal Academy of Arts de Londres. Claude Monet y est très largement représenté, avec quelque 35 oeuvres qui illustrent toute sa carrière, des premières natures mortes conventionnelles jusqu'aux grands Nymphéas quasi abstraits de Giverny. A ses côtés, on trouve Renoir, Pissarro, Cézanne, Manet, Sargent, Kandinsky, Van Gogh, Matisse, Klimt, Klee, et aussi, joie ! Caillebotte et Sorolla, les deux stars de 2016 à Giverny.

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Paré de pourpre

Jardin d'eau de Monet
Les plantes à feuilles sombres sont une des merveilles du jardin d'eau de Monet.

En mai, quand toutes les feuilles sont ouvertes, on voit ressortir les nuances pourpres du cotinus, de l'érable du Japon, des berbéris… Ils créent des contrastes qui mettent en valeur les plantes voisines à feuillage clair. Imaginez cette même vue avec du vert et rien que du vert… Un peu monotone, non ?

bassin de Monet

Monet le savait bien. Avec toute la générosité de qui oeuvre pour les générations futures, il a planté le magnifique hêtre pourpre qui domine le jardin du côté des bambous.

Vision et prévision. Tandis qu'il supervisait le travail de ses jardiniers en train de creuser le trou de plantation, il devait sourire dans sa barbe en pensant à la tête que nous ferions, un bon siècle plus tard, devant l'arbre devenu adulte. En peintre, il devait déjà s'imaginer le contraste du sombre sur le clair, du pourpre sur le vert. Et les nouveaux reflets.

Nous entrerons dans la carrière

Vallée de l'Orne
Cette vallée verdoyante, c'est celle de l'Orne. Un peu morne en ce moment, certes, mais c'est ce que j'ai de mieux pour vous parler de carrière, car le reste se passe en sous-sol. L'Orne, on l'associe à un département normand, et comme souvent celui-ci tire son nom d'un cours d'eau. Dans le cas présent l'Orne se hisse au noble rang de fleuve puisqu'elle se jette dans la Manche à Ouistreham, à 170 kilomètres de sa source, après avoir arrosé la ville de Caen. 

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Rue de Paris, temps de pluie

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Gustave Caillebotte, Rue de Paris, temps de pluie, étude. 1877 Musée Marmottan-Monet, Paris

Cette toile est accrochée au-dessus du lit de Claude Monet, dans sa chambre de Giverny. C'est la réplique de l'oeuvre que possédait Monet, léguée ensuite par son fils Michel à l'Académie des Beaux-Arts. C'est donc au musée Marmottan-Monet de Paris que l'on peut en admirer l'original. 

Gustave Caillebotte aimait bien exécuter des études préparatoires avant de se lancer dans une oeuvre d'envergure. Cette toile de moyen format (54 x 65 cm) préfigure un très grand tableau de 2,12 m par 2,76 m qui se trouve à l'Art Institute of Chicago. 

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Les bancs blancs

Giverny sous la neige

Est-ce qu'un jour le réchauffement climatique sera tel qu'il ne neigera plus jamais à Giverny ?

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Blanche Monet et Georges Clemenceau

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Cette femme qui caresse doucement l'âne sans se soucier du photographe ni du Père la Victoire, c'est Blanche Monet, l'épouse de Jean Monet, fils de Claude.

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Le manteau rouge

reflets d'arbres dénudés dans le bassin de Monet, reflet de visiteurs

La plupart du temps, les visiteurs de Giverny ne font pas attention à la façon dont la couleur de leur vêtement va s'harmoniser avec les jardins de Monet. Elle peut être discrète, et le promeneur se fondra dans le décor comme un caméléon. Ou bien elle peut trancher – et gâcher en toute innocence les photos de dizaines de co-promeneurs.  Le turquoise, par exemple, est l'une des couleurs qui paraissent les moins naturelles dans un jardin. Même le blanc ressort.

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Objectivité

reflets-epte

On ne peut pas faire comme si on n'avait pas vu cet énorme pylône. Dans ce paysage idyllique du lever du jour au bord de l'Epte, il surgit comme un intrus. Il casse l'ambiance. 

Je ne peux pas l'ignorer, mais je peux décider de ne pas le cadrer si je ne peux pas l'encadrer.  Le laisser hors champ, debout dans son champ. Avancer d'un pas, zoomer un peu plus, tourner l'appareil, faire une photo verticale… 

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Vernon-Giverny, gare impressionniste

Porte de la gare de Vernon ornée d'un portrait de Pissarro

Ce barbu au regard perçant qui orne la porte de la gare de Vernon a un air de famille avec Claude Monet. Il a été son contemporain et son ami, peintre lui aussi, et presque son voisin… Vous avez trouvé ? C'est Camille Pissarro, impressionniste et néo-impressionniste, qui s'installe à Eragny-sur-Epte près de Gisors quelques mois après l'arrivée de Monet à Giverny. Pissarro ne quittera plus le village situé à une trentaine de kilomètres de Giverny. 

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Les prés de Giverny

Eglise de Giverny vue depuis le Chemin du Roy

Un des aspects de Giverny les plus surprenants, c'est la présence de prés et de champs en plein milieu du village. On s'attendrait à un habitat groupé avec des maisons serrées autour de l'église, et l'on est tout étonné qu'il y ait tant d'endroits non bâtis.  

Cette disposition est héritée de l'histoire du village. Giverny se compose depuis toujours d'une succession de cinq hameaux séparés par des terres agricoles.  Ils s'échelonnent sur quatre kilomètres au pied de la colline, juste au-dessus des zones inondables. 

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L’archange Saint-Michel terrassant le démon

Saint Michel, église saint-Taurin d'Evreux

Ce Saint Michel terrassant le démon se trouve à l'église Saint-Taurin d'Evreux. Daté du 17e siècle, il porte des cheveux bouclés, on croirait la perruque de Louis XIV. Il se présente en armure, avec épée et bouclier, vainqueur de l'ange déchu. La scène rappelle Saint Georges, qui lui aussi porte l'armure, mais les grandes ailes du combattant permettent une identification immédiate de l'archange Saint Michel, et saint Georges est plutôt figuré avec un dragon.

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Migration vers WordPress

Giverny jardin d'eau 

Bienvenue dans la nouvelle présentation de Giverny News ! J'espère qu'elle vous plaira. Givernews.com est maintenant sous WordPress.

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Chambre avec vue

Vue de la chambre de Monet

Mi-octobre, voici ce que l'on aperçoit depuis la chambre de Claude Monet dans sa maison de Giverny, un soir un peu trop frais pour laisser la fenêtre ouverte. C'est un moutonnement végétal dominé par la masse des grands arbres, les ifs devant la maison, les hêtres, frênes et peupliers du jardin d'eau au loin. Dans tout ce vert claque le jaune des hélianthes, encore accentué par le soleil couchant.

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Ariane.

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