Paréidolie

Tulipe perroquet

Que voyez-vous dans cette image ? Une tulipe perroquet ? Ou bien un profil de visage à la Arcimboldo, assez disgrâcié par la nature ? 

Cette faculté de voir des visages dans les objets ou les plantes porte un nom : c'est la paréidolie. La ville de Marseille a popularisé ce mot savant en en faisant le titre de son salon du dessin contemporain.

J'ai une certaine tendance à ce petit jeu, et vous ? Au tout début du blog, j'avais déliré un peu sur le monsieur qui habite dans l'arbre, sans être sûre que les lecteurs aimeraient jouer eux aussi. Mais quand même, si on ne peut plus délirer un peu…

Tout récemment, un fidèle lecteur m'a confié qu'il voyait dans la photo du 18 octobre du calendrier perpétuel de Giverny "la tête et le torse d'un cheval ou d'un élan". Cela demande un peu plus d'imagination, mais je l'ai vu aussi. L'internet regorge de photos étonnantes (le site entier est délicieux d'ailleurs, bourré de talents). Quand on a senti un regard peser sur soi, il est difficile de résister à la tentation de le photographier. 

Deux remords de Claude Monet

Deux remords de Claude Monet par Michel Bernard

La vie du maître de Giverny inspire les romanciers. J'ai lu "Deux remords de Claude Monet" sur la recommandation d'Aifelle, et comme elle j'ai beaucoup aimé ce roman tout en finesse porté par une très jolie écriture.

L'histoire commence par l'évocation du grand ami de jeunesse de Monet, Frédéric Bazille, que le musée d'Orsay met actuellement à l'honneur. La façon dont papa Bazille va récupérer le corps de son fils mort au combat, est une histoire à la Victor Hugo, à la Zola. Puis on passe à Camille, et là, Michel Bernard fait preuve d'une intuition hors pair. 

Claude Monet, Camille ou la Femme à la robe verte, 1866

Claude Monet, Camille ou la Femme à la robe verte, 1866, Kunsthalle Bremen

Pour l'auteur, le tableau "Camille", plus connu sous le nom de la "Femme à la robe verte" est un chef-d'oeuvre parce que Claude est amoureux de Camille. Quand on y pense, cela semble si évident. On ne sait pas grand chose de la genèse de ce tableau. Voici donc ce que Bernard imagine :

La robe était exactement aux mesures d'une jeune modèle qui débutait timidement dans le métier. Peut-être était-ce cette heureuse circonstance qui l'avait conduit à solliciter la jolie brune à la taille mince rencontrée à la brasserie. Il lui avait demandé de marcher dans l'atelier, de prendre, toujours debout, diverses attitudes, jusqu'à ce qu'il soit content. Alors il avait dit brusquement : "Là… maintenant… ne bougez plus." Elle tenait la bride de son chapeau entre les doigts de la main droite. Il s'approcha, saisit sa main aussi délicatement qu'il put, et en rougissant la rapprocha du visage de la jeune fille. Il avait peint le tableau en moins d'une semaine. Jamais il n'avait atteint ce niveau de perfection dans la représentation des choses. Toutes les difficultés, la moire de l'étoffe, la caressante blondeur des parements de fourrure, le velouté de la peau, les cils, le pli à la commisure des lèvres, avaient été surmontées avec une étonnante facilité. Il ne tâtonnait pas, il trouvait.

On suit le couple tout au long de son parcours parsemé de tableaux, en particulier celui du bandeau du livre, la Capeline rouge, jusqu'à la dernière toile, celle de Camille sur son lit de mort. 

Claude Monet, Camille sur son lit de mort, 1879, musée d'Orsay

Claude Monet, Camille sur son lit de mort, 1879, musée d'Orsay

Au premier abord, la dominante gris-bleu, largement délayée de blanc, produisait l'effet d'un paysage hivernal, d'un fragment de ciel encombré, ou de l'eau courante sous une lumière voilée. Un peu plus d'attention, et le regard distinguait des esquisses de formes sous la première impression, comme figées sous la glace. Ici, peut-être, une brassée de fleurs coupées ; là, sûrement, oui, c'était bien cela, une tête emmaillotée dans un linge. Nez pincé, yeux clos, bouche entrouverte, ensevelie dans les couleurs froides, c'était Camille sur son lit de mort. Au bas du tableau, la signature avait été apposée par l'auteur d'une main ferme, avec un soin particulier, une application calligraphique : "Claude Monet". Sur la hampe du "t" s'épatait une tache précisément dessinée, comme un pavillon noir au bout de son nom. Elle avait la forme d'un coeur fiché sur un pieu. 

Cette dernière image est très jolie, et c'est vrai qu'on dirait un coeur, mais Michel Bernard romance. En fait Monet n'a jamais signé ce tableau qui n'était pas destiné à être vendu. Ce n'est qu'après la mort du peintre que son fils l'a authentifié en apposant le cachet d'atelier. Etait-ce Michel Monet lui-même qui officiait ? Si c'est bien le cas, il est touchant de penser que l'impression du tampon ait laissé cette marque symbolique de son amour pour sa mère, une maman qu'il a si peu connue. 

Michel Bernard, lui, signe un ouvrage plein de délicatesse qui plaira à celles et ceux qui aiment Claude Monet. C'est un roman, encore une fois, pas une biographie. Mais des remords, où donc ? Je ne crois pas que Monet était homme à en avoir. 

Un Monet à 81 millions de dollars

Et même un peu plus : 81,447 millions de dollars, soit 75, 8 millions d'euros. C'est un nouveau record pour le peintre de Giverny, juste au-dessus du précédent. "Bassin aux Nymphéas" avait trouvé preneur à 80,4 millions de dollars en 2008 à Londres.

Claude Monet, Meule, 1891 Collection particulière

Le tableau de Monet le plus cher du monde, c'est celui-ci. Baptisé sobrement "Meule" il mesure 73 x 92 cm. Monet l'a exécuté en 1891, comme on peut le lire après la signature en bas à gauche. 

C'est la maison Christie's de New-York qui vient de réussir ce joli coup. Mais ce qu'on sait moins, c'est que ce tableau a été vendu aux enchères en Normandie dans la petite salle des ventes de Bayeux le 4 juin 1990, sous le marteau de maître Bailleul, qui y officie toujours avec la même fougue. Ses ventes sont un incroyable spectacle souvent très drôle, on passe un bon moment. Il est capable de placer les objets les plus improbables.

Maître Bailleul n'exerçait que depuis cinq ans à cette époque. Pour l'occasion, un article était paru dans la presse internationale :

Annonce pour la vente aux enchères de la Meule de Monet à Bayeux en 1990

Le tableau s'intitulait alors Impressions roses et bleues : Meule, en anglais Impressions in pink and blue : Haystack, sans qu'on puisse savoir quelle formulation est la traduction de l'autre. On retrouve ce titre français à l'occasion d'une exposition à Lausanne en 1993. De nos jours Christie's n'emploie plus que le titre correct qui figure au catalogue raisonné, Grainstack. Il s'agit en effet d'une meule de blé, (ou peut-être d'une autre céréale ?) sûrement pas de foin. 

Le tableau, précise l'annonce, faisait partie d'une collection privée normande depuis 1948, après avoir appartenu à Potter Palmer de Chicago et au marchand d'art Durand-Ruel. Très proche de la Meule du musée de Boston, il a été adjugé 28 millions de francs à Bayeux. Maître Bailleul s'en souvient encore.

Des francs, oui. Cela représenterait 4,2 millions d'euros. La même année, en décembre, le tableau passe en vente à Londres, chez Christie's déjà. Et part dans une collection privée suisse.  Puis réapparaît chez Sotheby's à New-York en 1999. Et finit par être acquis par le vendeur actuel, qui l'aura donc conservé une quinzaine d'années. 

Le somptueux livret (en anglais) édité par Christie's pour cette vente historique donne une foule de détails sur le tableau, la série des Meules, leur importance dans l'histoire de l'art, etc. Il s'appuie en particulier sur le catalogue raisonné de Monet.

Ou plutôt les deux éditions successives du catalogue raisonné établi sous l'égide de Daniel Wildenstein. La version la plus récente, publiée par Taschen en 1996, est la plus intéressante quand il s'agit des tableaux, avec des illustrations presque toujours en couleurs. La première édition des années 1974-85 vaut surtout pour la correspondance de Monet. Ses lettres n'ont malheureusement pas été reprises dans l'édition ultérieure.

A propos de notre Meule, la notice de l'édition Taschen porte une mention qui m'a intriguée :"La signature est invisible sur notre reproduction, car le cliché Durand-Ruel est coupé et peu lisible". Wildenstein s'excuse, mais pourquoi ? En effet l'image proposée est entière et en couleurs. La meule w1290 occupe toute une page. Et on y lit parfaitement la signature.

Pour avoir le fin mot de cette histoire, je suis allée chercher le tableau dans le catalogue raisonné de 1979.  En effet, le cliché y est noir et blanc et tronqué. La notice, très brève, ne s'excuse pas. En révisant le catalogue par la suite, il a été décidé de rajouter ce mot d'explication. Et puis on a trouvé une bonne photo qui a avantageusement pris la place de l'ancienne, et on a oublié de supprimer la mention devenue inutile. 

Les deux versions du catalogue raisonné sont épuisées, mais on en trouve encore de seconde main. Mon exemplaire ancien du catalogue, que j'ai acheté d'occasion, provient d'un marchand d'art. En ouvrant à la page de notre meule, j'ai eu la surprise d'y découvrir l'article de journal soigneusement découpé qui annonçait la vente de Bayeux. Je ne savais pas que j'avais un livre truffé

Pour finir, il y avait deux autres Monet dans cette vente, La Vague et Les bords de Seine près d'Argenteuil. Ils sont partis pour des valeurs plus modestes, respectivement 3,5 et 3,6 millions de dollars. 

Giverny en rose et noir

Giverny

Un peu de rose sur des nymphéas gris et noirs, c'est la rencontre de la dureté du métal avec la douceur de la peluche. 

Pour réaliser cette photo de Giverny, pas besoin d'être un pro de Lightroom ou de Photoshop. Il faut choisir un moment où le soleil est bas et se placer à contre-jour, trouver un premier plan coloré et mettre au point sur les nymphéas. 

Le premier plan était un polygonum amplexicaule speciosum. Vous le voyez ci-dessous photographié au même endroit. 

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Panneau école

Panneau école ancien

Etes-vous touché par la rencontre fortuite d'un panneau de signalisation comme celui-ci ? Il y a dix ans, je m'étais amusée à comparer les panneaux anciens au graphisme bourré de détails et les pictogrammes d'aujourd'hui. Celui-ci, à en juger par la mode vestimentaire masculine, paraît encore plus ancien. Années quarante ? Cinquante ?

Les petits loups qui lui étaient contemporains sont bien âgés à présent.

Quelles voitures conduisaient les automobilistes auxquels le panneau s'adressait alors ?  

Les modèles de voitures se sont succédé, des générations d'écoliers ont traversé à cet endroit, et le panneau est toujours là, emplissant son office protecteur. Il continue à tenir le coup malgré quelques traces de rouille, qui selon les collectionneurs ajoutent à son charme. C'est quand même dommage de décrocher les panneaux anciens pour décorer une chambre d'enfant, alors qu'ils sont si joliment nostalgiques pour tout le monde tant qu'ils sont dans la rue.  

Des nymphéas au salon de la photo de Montgeron

Affiche Montgeron 2016 Photo les Rencontres

La ville de Montgeron, dans l'Essonne, a invité dix photographes à son salon annuel de la photo.
Au printemps dernier j'avais exposé à Montgeron de jolies vues classiques du jardin de Monet. Cette fois-ci, je présente "Nymphéas, lumières noires", une série de contrejours sur le bassin de Giverny. Les couleurs étonnantes que prennent les nénuphars et les reflets dans les lumières rasantes me captivent. C'est incroyable à photographier.
"Montgeron 2016 Photo Les Rencontres" ouvre aujourd'hui et se poursuit jusqu'au 26 novembre. Ca se passe au Carré d'Art 2 rue des Bois 91230 Montgeron. Si vous êtes dans le coin, c'est l'occasion de rêver devant de belles images, dans des univers très différents.

Le vieux moulin de Vernon

vieux-moulin

Voici une photo peu connue du Vieux Moulin de Vernon que j'ai dénichée dans une brocante. Selon l'historien local Jean Baboux à qui j'ai demandé d'expertiser ma trouvaille, elle a été prise dans les années 1930, au moment où le moulin appartenait à un Américain, Mr Griffin.

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A feu doux

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L'automne s'invite tout en douceur dans le jardin d'eau de Claude Monet. Les feuillages ont perdu leurs verts de l'été pour une parure subtile, plus chaude ou plus terne. Leur vigueur s'échappe avec la lumière qui s'en va.

Dans un parc planté avec une telle variété que celui de Monet, la gamme des couleurs d'automne est étonnante. Chaque végétal joue sa note dans l'accord général, une harmonie qui change de jour en jour en octobre, et que les alternances de nuages et d'éclaircies font passer du murmure au vacarme.

On sent poindre la mélancolie feutrée de la belle saison qui s'en va, quelque chose dans le mode mineur de dangereusement addictif. Bientôt on passera aux teintes du coucher de soleil, quand l'année elle-même plongera vers son crépuscule. En attendant, l'automne s'allume à feu doux, la flamme au plus bas, comme le feu qui cuit les compotes des pommes ramassées au verger, ou les premières soupes de la saison.    

Soirée mousse

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Voici à quoi ressemblait Giverny cet après-midi : la maison rose de Monet émerge d'un flot mousseux d'asters et de dahlias gigantesques en pleine floraison. La méthode de culture givernoise a fait des merveilles avec les dahlias cette année : ils sont démarrés en serre et plantés en place alors qu'ils fleurissent déjà. Grâce à cette astuce, les dahlias ont évité les semaines catastrophiques de ce printemps (rappellez-vous, la crue de la Seine et les inondations…) et profité à fond du bel été qui a suivi.

Les jardiniers qui n'ont pas de serre plantent les tubercules de dahlias au printemps et attendent les fleurs. Cette année il leur a fallu de la patience, entre le froid et l'humidité du printemps et la voracité des limaces.    

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Certains rosiers arborent encore des roses.

Les daturas alignent tout leur carillon de cloches.

Les sauges déploient leur palette de couleurs.

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Dans la grande allée, les dahlias orange et jaunes répondent aux teintes des capucines, leurs masses intenses adoucies par les asters mauves qui rythment les massifs. Les hélianthes fusent tout en haut. Comment se passer de leur jaune lumineux qui éclaire les jours frais d'octobre ? 

Amarante dreadlocks

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En fin de saison, les amarantes sont un des clous du spectacle dans les massifs de Giverny. Elles arborent sans complexe des inflorescences aux formes bizarres dans des couleurs qui ne passent pas inaperçues. C'est un fait, les amarantes sont marrantes. 

Celle-ci mesure un bon deux mètres et ses panicules pourpres intriguent beaucoup les visiteurs. La variété s'appelle dreadlocks, un nom bien trouvé : on voit tout de suite la tête de Bob Marley en surimposition.

Les marchands de graines s'amusent aussi. "Vous avez toujours rêvé d'avoir des dreadlocks mais n'en avez jamais eu l'occasion ? Faites-vous plaisir !"

 C'est un peu comme avec les tournesols, quand on est devant une amarante aussi volumineuse, dont la tige ressemble à un tronc, on a du mal à croire que c'est une annuelle et qu'elle fabrique tout ça en une saison. Elle met les bouchées doubles, de manière à nourrir les affamés. Toutes les amarantes sont comestibles. On déguste les jeunes feuilles et surtout les graines, minuscules mais très riches en protéines et en glucides.

Les fleuristes aussi l'ont adoptée.  L'amarante a la faculté de rendre un bouquet intéressant, tout comme un massif. Elle se laisse aussi utiliser en bouquet sec : amarante vient du grec et signifie immortel, qui ne se fane pas.    

Le fourneau de Monet

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Un énorme fourneau trône dans la cuisine de Monet à Giverny. C'est une cuisinière à bois et charbon de marque Briffault, une entreprise qui avait pignon sur rue avenue de l'Opéra à Paris au tournant du siècle dernier. C'est dans le show-room parisien que le peintre aurait repéré cet appareil et l'aurait commandé pour sa cuisine nouvellement réaménagée. 

 

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Portrait d’Alice Hoschedé

Alice Hoschedé par Pauline Carolus-Duran

Portrait d'Alice Hoschedé par Pauline Carolus-Duran, 1875, miniature sur ivoire 8,5 x 6.9 cm Collection Philippe Piguet, Paris

"Comment Alice Hoschedé a-t-elle pu être la muse de Claude Monet ?" s'interroge l'une de mes collègues. L'image que le visiteur a d'elle à Giverny, à travers les portraits photographiques qui y sont exposés, n'est pas très flatteuse. Ils sont pris assez tard dans la vie de la seconde épouse de Monet. C'est la période de la maturité et du deuil de sa fille Suzanne.

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Les jardins de Latour-Marliac

latour-marliac-panneau

Nous voici dans le sud de la France dans un village nommé Le Temple-sur-Lot, chez le pépiniériste Latour-Marliac.

C'est ici que Claude Monet se fournissait en nymphéas pour son bassin de Giverny. 

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Du noir chez Monet

noir-et-couleurs

Quand le soleil se lève sur le bassin de Claude Monet à Giverny, ses rayons touchent d'abord le haut des arbres. 

Des reflets aux tons chauds apparaissent sur la pièce d'eau encore dans l'ombre.

Ils viennent éclabousser de lumière les nénuphars couleur de nuit. 

Persicaire filiforme

persicaria filiformis

En pleine floraison en ce moment à Giverny, la persicaire filiforme est aussi amusante à photographier qu'à cultiver.
Ses feuilles tamponnées d'une tache sombre qui évoque un bouclier africain sont intéressantes dès le printemps.
En fin d'été le persicaria filiformis virginiana développe tout son charme, avec ses épis super légers ponctués de minuscules fleurs rose magenta.

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Arrosage

gouttes-arrosage

Une petite photo pour se rafraîchir. Chaleur caniculaire à Giverny en cette fin août, autour de 35 °C. Il faut arroser tous les matins. 

Facebook

Nymphea en bouton à Giverny

Une nouvelle photo de Giverny chaque jour, c'est ce que je vous propose sur facebook. 

La page s'appelle "Giverny 365 Photos". Elle présente la photo du jour du calendrier perpétuel de Giverny. 

On peut aimer, partager, commenter et tout et tout. 

Qu'en pensez-vous ? 

Si cela vous donne envie de venir voir le jardin de Monet en vrai, il est sublime en ce moment, avec des quantités de nénuphars, de dahlias et autres fleurs d'été.

A chaque pas je m'émerveille, c'est tellement beau. Un délice floral. 

Crinum

Crinum, Crinole

Voilà une fleur si imposante qu'on ne peut pas la rater. Une énorme jupe de feuilles en forme de rubans, d'où émergent ces magnifiques fleurs roses qu'on pourrait prendre pour des lis : telle est la silhouette du crinum powellii, dont le nom courant (mais pas si courant que ça ? ) est crinole. En anglais, il s'appelle Grass Lily, lis d'herbe, un nom qui me laisse perplexe.

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Les soleils

Soleils à Giverny

A Giverny, l'été met un s à soleil. Celui du ciel s'est montré généreux en juillet, sa chaleur a favorisé l'épanouissement des fleurs estivales petites et grandes.

Les géantes, ce sont les tournesols, des plus simples dont on tire l'huile aux plus doubles, dodus et doux comme des coussins moelleux. 

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Le jardin de l’ancien hôtel Baudy

facade-arriere-baudy

C'est l'un des trésors cachés de Giverny : à quelques pas des jardins de Monet, le restaurant Baudy ouvre son parc à ses clients. Ce lieu où le temps semble s'être arrêté fut autrefois un hôtel et le rendez-vous de la colonie de peintres du village. Il suffit de traverser la salle-à-manger pour accéder au jardin. 

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Le chant de pluie du pinson

pinson des arbres

Quand il est au sol, le pinson laisse admirer toute l'élégance de son plumage. Pureté de la ligne, audace du coloris… Qu'il est joli ! Qu'il nous semble beau ! Mais s'il se porte candidat au titre de phénix des hôtes de ces jardins, l'affaire n'est pas encore dans le sac car son ramage est assez répétitif.  

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C’est le pays des roses…

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Cela devait être une visite façon randonnée, à la découverte du village de Giverny. Mais le groupe parti d'un bon pas soudain n'avance plus. Il s'étire dans la rue Claude Monet.

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C’est rouvert !

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Ca y est ! Les jardins de Monet ont rouvert hier, plus beaux que jamais en cette saison. Les nymphéas sont en fleurs, et les iris, et les pavots, et les roses… Une merveille ! 

Il s'est mis à faire une chaleur inattendue mais longtemps espérée. L'été  enfin ! La végétation explose, gavée d'eau et de lumière. Les oiseaux chantent à pleins poumons. Les libellules sont de retour.

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La Seine en crue

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Voici la vallée de la Seine ce soir à Vernon. Là, d'habitude, c'est de l'herbe, une jolie pâture à vaches de fond de vallée avec des creux et des bosses.

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Iris des jardins

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J'ai un faible pour les grands barbus, et en ce moment ils sont tous plus beaux les uns que les autres à Giverny. Regardez celui-ci, par exemple, cette incroyable teinte qui confine au noir associée à un jaune lumineux, on dirait un maillot d'équipe de rugby. Ou de foot. Je ne sais pas trop ce qui passe ce soir à la télé et que regarde mon grand barbu préféré, je n'ai entendu que l'hymne national.

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Cher lecteur, ces textes et ces photos ne sont pas libres de droits.
Merci de respecter mon travail en ne les copiant pas sans mon accord.
Ariane.

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