L’éclat des tulipes

Massif de tulipes roses devant la maison rose de Monet à Giverny

 Quand le temps est maussade, les tulipes sont à la fête. Elles n'aiment rien tant que la fraîcheur et l'humidité incertaine des premières semaines de printemps, quand le thermomètre ne grimpe guère au-dessus de dix degrés et que vous n'avez pas une folle envie de vous attarder au jardin.

C'est ce qui les fait fleurir en avril, au moment où l'herbe pousse dans les prés et les feuilles aux arbres, par ce pari des fleurs qu'elles ne tomberont pas pile sur l'une des rares nuits de gel encore possible à cette époque.

Cette année ce n'est pas le givre du petit matin qui les a surprises mais la canicule de l'après-midi. Les fantaisies de la météo jouent des tours aux plantes. Les quelques jours d'été en plein avril, avec 27° à Giverny (et même 30 selon mes constatations) ont fait la joie des humains mais bousculé le développement des fleurs. 

Les tulipes ne sont pas équipées pour l'été. En quelques heures de chaleur leurs pétales s'ouvrent à l'horizontale, s'ourlent, se dessèchent et se parcheminent. On a l'impression de les sentir griller, comme les peaux trop blanches qui soudain s'exposent. Celles qui sont plantées à l'ombre résistent mieux. 

En revanche, pour beaucoup d'autres végétaux la chaleur soudaine fait l'effet d'un coup d'accélérateur. Que se passe-t-il, se disent-elles, c'est déjà l'été ? Comme le lapin blanc d'Alice elles se croient en retard, elles se dépêchent de faire des feuilles, des tiges, de faire exploser leurs bourgeons floraux, de répandre leurs parfums les plus capiteux à la ronde. Voici déjà les azalées, les coeurs de Marie, et même le muguet en avance d'une bonne semaine.

A quoi bon toute cette hâte, cette bousculade ? Un vrai temps normand se profile déjà, qui va calmer les ardeurs du soleil et celle des plantes. Ouf ! On aime quand la floraison des tulipes se prolonge pendant six semaines plutôt que six jours.      

Les cerisiers de Giverny sont en fleurs

 Les cerisiers de Giverny sont en fleurs

Pour les Japonais, aller observer les premières fleurs synonymes de l'arrivée du printemps est une coutume vieille de plusieurs siècles. On l'appelle Hanami.

Ce sont les fleurs de cerisiers du Japon qui marquent le mieux la fin de l'hiver. A Giverny les arbres roses vont s'échelonner pendant plusieurs semaines dans le jardin de Monet. Les plus précoces sont les prunus à feuillage pourpre, que seuls les visiteurs de mars ont une chance de voir couverts de fleurs. Puis viennent les abricotiers du Japon (prunus mume), en même temps que les cerisiers du Japon. Les derniers seront les pommiers du Japon, en pleine période des tulipes.   

Si l'on arrive à détacher ses yeux du spectacle magnifique qui s'offre dans les branches, on pourra voir au sol les mignonnes fleurettes de début avril, narcisses et jonquilles par brassées, pensées, primevères, iris bulbeux et jacinthes odorantes.  

Dans le village, il ne faut pas manquer une pause au musée des impressionnismes, qui s'est mis lui aussi à l'heure japonaise. L'exposition Japonismes Impressionnismes est éblouissante, avec neuf Monet, des van Gogh, Pissarro, Bonnard, Degas, Gauguin, Caillebotte, Cassatt et beaucoup d'autres. L'exposition met en lumière l'influence de la découverte des estampes japonaises sur toute une génération d'artistes.

Enfin, ultime délice, devant le musée le verger d'ornement est en fleurs, un moment magique qui ne dure que quelques jours. Si cela vous tente, vous pouvez même pique-niquer dessous, comme les Japonais. Bon Hanami.     

Monet et la Grande Guerre : blessés et privations

Monet et la Grande Guerre : blessés et privations

 Après Michel Clemenceau, c'est au tour de Pierre Renoir d'être blessé au début de la guerre, hélas grièvement : le fils du peintre perd l'usage de son avant-bras droit. 

Monet à Durand-Ruel, 9 octobre 1914
Je viens d'apprendre par G. Bernheim que Pierre Renoir avait aussi été blessé. J'espère que ce n'est pas trop grave. 

Ici nous allons bien malgré tant d'inquiétudes, et jusqu'à présent nous avons de bonnes nouvelles de tous ceux que nous avons sous les armes. Je serais très heureux si vous vouliez bien de temps en temps me donner des nouvelles, on est si heureux de recevoir des lettres, ne voyant plus personne si ce n'est de malheureux blessés ; car il y en a partout, dans les plus petits villages. 

A Giverny  un hôpital de campagne de 14 lits vient d'être installé à l'autre bout du village, dans la grande maison délaissée par les MacMonnies, le 'Moûtier'. Monet fournit cet hôpital de campagne en légumes de son potager, situé tout près.

L'heure est à la solidarité : Monet, sollicité pour une exposition en faveur des prisonniers de guerre, envoie une caisse de tableaux. A l'Oeuvre de l'aide aux familles des prisonniers, il envoie un pastel. Pour les orphelins des P.T.T., il propose un pastel ou une esquisse de tableau. Un pastel encore pour l'Oeuvre du souvenir de la France à ses marins. Un tableau pour la Fraternité des artistes... Tout au long de la guerre, les sollicitations se succèdent et Monet leur fait bon accueil. 

L'heure est aussi à la débrouille. C'est Charlotte Lysès, la compagne de Sacha Guitry, qui le fournit en cigarettes. L'envoi "me sauve la vie au moment où j'allais en manquer totalement" la remercie Monet avec un humour noir involontaire, lui qui mourra dix ans plus tard du cancer du poumon. 

Sa voiture a-t-elle risqué d'être réquisitionnée ? Monet remercie Clémentel, ministre de l'économie, de son intervention : "Le préfet de l'Eure vient de m'informer que je n'ai pas besoin de présenter mon auto aux Andelys et que je garde ma voiture, et cela à ma grande joie." C'est Clémentel encore qui lui fait avoir de l'essence, puis du charbon pour se chauffer. La pénurie se poursuivra après la fin de la guerre. Décidément plein de ressources, le ministre lui procure aussi du tabac : "Je reste confus de vous avoir donné tant de peine et le fumeur que je suis vous en est bien reconnaissant."

Mais il y a pire : "Une chose grave m'arrive, mon marchand de couleurs, M. Mulard, 8 rue Pigalle, m'informe que manquant d'huile, il ne pourra plus me fournir ; il me demande de m'adresser à vous pour m'en procurer. Est-ce possible ?Oui, j'espère, autrement me voilà obligé de m'arrêter court." Une solution a dû être trouvée, car peu après Monet peut se réjouir avec Clemenceau de la victoire, et lui annoncer le don de deux panneaux à l'Etat. 

Vernon la nuit

Chateau des Tourelles de Vernon

Les nouveaux éclairages des monuments ont valu un prix à la ville de Vernon, le prix "Lumières". En ce moment les nuits sont violettes et orange au château des Tourelles et au vieux moulin, des couleurs qui ne cessent de changer, passer de l'une à l'autre et disparaître, ce qui donne beaucoup de vie à ces illuminations. 

Vieux moulin de Vernon

Au fil des saisons, les couleurs varient. A Noël des flocons de neige dansaient la ronde sur les Tourelles. L'effigie de Monet est susceptible d'apparaître en projection, de même que ses nymphéas. Les jours de commémoration, les monuments deviennent bleu-blanc-rouge, tandis qu'un thème aquatique accompagne les fêtes nautiques. Au total dix scénarios différents existent. Voilà qui donne envie de sortir le pied de son appareil photo et d'aller faire un tour à Vernonnet à la nuit tombée.    

Claude Monet et la Grande Guerre : les premiers jours

Claude Monet et la Grande Guerre : les premiers jours

Comment Claude Monet a-t-il traversé la guerre de 1914-1918 ? L'histoire de l'art se penche davantage sur la production des artistes que sur leur ressenti. Pour avoir une idée de l'impact de la Première Guerre mondiale sur Monet, il faut s'intéresser à ses lettres.

La guerre est déclarée le 3 août. Le 8, c'est un Monet très inquiet pour ses amis qui écrit à ses marchands Gaston et Josse Bernheim-Jeune :

Chers amis, je voudrais bien avoir de vos nouvelles, savoir où vous êtes, où sont ces dames et vos enfants. Si vous le pouvez, vous me ferez un grand plaisir. Je ne sais où sont les Sacha (Guitry) : j'ai télégraphié à Yainville mardi, ils étaient partis, et ma dépêche n'a pu les joindre. Pas de nouvelles de Mirbeau malgré une dépêche. Bref, nous sommes comme perdus ici, ne recevant que peu ou point de lettres. Que c'est donc triste ! Je vous en prie, un mot me donnant des renseignements sur les uns et les autres. Et Renoir ? Les Durand(-Ruel) ?Ici la maison se vide, hélas ! (...) J'ai vu Bonnard, peut-être parti à présent aussi. 

Le 10 août, Jean-Pierre Hoschedé mobilisé s'apprête à partir pour le front le lendemain. Il reçoit ce mot :

Je t'envoie ces lignes par Michel qui va te dire au revoir. Je le charge de t'embrasser pour moi...  Ne manque pas de donner de tes nouvelles, surtout sois courageux et prudent et sois persuadé que nos coeurs seront avec toi. Pense à nous, ceux qui restent ne sont pas les moins à plaindre...

Trois semaines plus tard, alors que les Allemands entrent à Senlis, Monet s'inquiète pour ses tableaux. Il demande à ses marchands 

s'il n'y aurait pas moyen, en présence de la situation, de transporter (...) en un endroit sûr un certain nombre de mes toiles et spécialement celles de ma collection. (...) Peut-être pourriez-vous louer une voiture automobile qui viendrait avec une personne de confiance emporter ce qui serait possible. Naturellement je reste ici, mais je serais bien aise de sauver ce qui sera possible, en tout cas d'en mettre une partie à l'abri.

L'heure n'est guère à la peinture. A son ami Geffroy, il confie :

Hélas ! on a l'esprit détraqué depuis un mois et l'on ne sait ce que l'on fait. Ce que je sais bien, c'est qu'en l'état actuel et dans l'isolement où je suis une lettre d'un bon ami comme vous est un réconfort qui aide à supporter ces angoisses. Beaucoup des miens sont partis sans que l'on sache où ils sont ; seul mon Michel, réformé, est encore près de moi avec Blanche. Germaine Salerou, qui était ici avec ses enfants, est partie hier ; une panique folle s'est emparée de toute notre contrée, elle est partie vers Blois chez sa tante Rémy. Quant à moi, je reste ici quand même, et, si ces sauvages doivent me tuer, ce sera au milieu de mes toiles, devant l'oeuvre de toute ma vie.

Ecrivez-moi, cher ami, dites-moi ce que vous pensez, ce que vous savez des uns et des autres. J'aimerais à savoir l'état du fils Clemenceau, cet homme admirable ; je lui ai envoyé une dépêche dont il m'a remercié, mais sans me dire si la blessure de son fils était grave ou non.     

Michel Clemenceau se remet heureusement en quelques semaines. Quant à Michel Monet, bien que réformé, il ne va pas tarder à s'engager, comme l'atteste cette photo de 1916 où Monet et Blanche sont en compagnie de leurs deux Poilus.   

   

Le papillon Robert-le-Diable

Papillon Robert-le-Diable, Giverny

Dès le mois de mars, on peut observer ce beau papillon dans les jardins, en particulier celui de Monet. C'est un Robert-le-Diable, également nommé le gamma, d'après un petit dessin blanc en forme de lettre gamma qui figure sur le verso de l'aile ('coma butterfly' en anglais).

On le reconnaît au premier coup d'oeil grâce à sa forme superbement échancrée. Le fond orange vif orné de taches foncées ne passe pas inaperçu non plus.

Je ne sais pas s'il vous est familier, il paraît qu'il est répandu et commun. Son nom viendrait de sa découpe "à la diable" et de sa couleur de fournaise.

Robert-le-Diable, quant à lui, est un personnage légendaire normand auquel on attribue la construction d'un château fort médiéval situé au ras de l'autoroute peu après Rouen en direction de Caen. A-t-il vraiment existé ? Des colloques entiers lui sont consacrés...  D'autres sources font remonter la construction du château à Jean sans Terre, le petit frère de Richard Coeur de Lion, au 13e siècle.         

De la couleur dans le blanc

Myosotis sous la neige à Giverny, Eure

La neige a déjà disparu dans l'Eure. A Giverny, les fleurs ont à peine eu le temps de jouer à cache-cache dans le clos normand de Monet. Les voilà à nouveau dévoilées, qui se remettent de leurs émotions.  

Elles s'étaient bien dissimulées. A première vue tout paraissait blanc, englué dans une neige épaisse et humide.

Giverny, Eure. Le jardin de Monet sous la neige.

Mais en y regardant de plus près de minuscules taches de couleurs perçaient ça et là. Des pensées, des pâquerettes, des myosotis, des primevères et même des giroflées un peu perturbées par la douceur de janvier s'étaient mis en tête de fleurir en plein hiver, avant de réaliser subitement qu'elles s'étaient trompées de saison.

De la couleur dans le blanc 

Leurs pétales donnaient une impression de fragilité sous la couverture glaçante.    

Je me suis prise au jeu, j'ai cherché toutes les fleurs visibles sous la neige. Dans l'allée nommée la boîte de peinture, elles suffisaient à donner les indications de couleur des massifs.

Pâquerettes sous la neige à Giverny, Eure

Rien à craindre pour les parterres : tout est fondu déjà. Ce matin tout un tapis de violettes a fleuri dans mon jardin, pour la Saint-Valentin. 

Giverny en mode féerie

Giverny en mode féerie

Le bassin de Claude Monet ce matin, plus impressionniste que jamais. La surface n'est pas gelée, les arbres et les bambous se reflètent dans l'étang. 

(suite…)

La Seine à Vernon

La Seine à Vernon
Il paraît que la crue de la Seine fait l'info jusqu'en Australie ! Peut-être parce que là-bas il fait très chaud et sec... Comme on peut le voir sur cette photo prise depuis le pont de Vernon, la crue de la Seine n'affecte pas énormément le quotidien de la plupart des Vernonnais.

(suite…)

Le testament de Michel Monet

Le musée Marmottan-Monet présentait, dans le cadre de l'exposition "Monet collectionneur" qui vient de s'achever, le testament olographe du fils du peintre et unique héritier Michel Monet. 

D'une écriture précise, en des termes qui ne le sont pas moins, Michel Monet exprime ses souhaits concernant sa succession. Je n'avais jamais eu l'occasion de voir un manuscrit de sa plume, et comme toujours c'est émouvant de se fondre dans le fil d'une pensée au fil des lignes. Michel Monet fait preuve d'une certaine méfiance. Les lignes sont numérotées, les blancs biffés pour éviter tout ajout. 

Voici le texte :

Ceci est mon testament annulant toutes mes dispositions antérieures.

J'institue pour légataire universel en toute propriété le musée Marmottan à Paris. Ce musée prendra immédiatement possession des tableaux ci-après désignés se trouvant dans la propriété de Sorel acquise par Mr Pierre Larock :

Claude Monet 

Le Parlement de Londres, le Pont de Charing-Cross, Bras de Seine à Giverny, le Moulin de Vervy (Creuse), Bordighéra (Italie), Ma Mère et sa cousine sur la plage de Sainte-Adresse, portrait du père Poli, de Jean Monet garçonnet, de Michel bébé, Vue de Vétheuil dans le brouillard.

Renoir

Portrait de mon Père, de ma Mère, un Nu

Berthe Morisot

Julie Manet et son chien, Jeune fille à la capeline

Gustave Caillebotte

Femmes au piano,  Une rue de Paris, Chrysanthèmes

Jongkind

La grande rue à Avignon

Je demande au musée Marmottan de laisser sur place dans la maison de Sorel qui fut celle de mon épouse les tableaux ci-après : 6 Nymphéas, 2 Paysages de Norvège, 1 marine, 1 Champ d'Iris, 1 Champ de tulipes, 1 Cathédrale de Rouen, 1 Seine à Giverny, 1 Vallée de la Creuse, 1 Le pont sur l'étang des Nymphéas soit seize tableaux.

Testament de Michel Monet

Le musé Marmottan ne devra jamais vernir tous ces tableaux ci-avant désignés. Ces tableaux resteront sous la garde de Monsieur Pierre Larock durant sa vie ou le temps qu'il désirera et tant qu'il sera propriétaire de la maison pour être ensuite remis au musée Marmottan. Entre-temps ces tableaux ne devront en aucun cas être sortis de cette demeure.  

Concernant la propriété paternelle de Giverny-Eure

(suite…)

Une boutique 100 % terroir

 Boutique terroir de l'office de tourisme de Vernon

Voici la toute nouvelle boutique de l'office de tourisme de Vernon ! Elle est située dans la maison du Temps Jadis à côté de la collégiale. J'ai eu un coup de coeur pour l'aménagement style campagne et pour la sélection de produits locaux très qualitatifs et originaux. Elle donne envie de fureter et de tout essayer.

A côté des classiques jus de pommes, cidres et caramels, on trouve des gâteaux faits d'après une recette de Monet,

(suite…)

Lit et délit

détail de pilier de l'abbatiale Saint-Ouen de Rouen

 L'abbatiale Saint-Ouen de Rouen est un pur joyau, une merveille d'harmonie gothique. Les moines qui l'ont fait bâtir au 14e et 15e siècles disposaient d'une église romane imposante, aussi étendue que l'abbatiale actuelle. Mais quatre cents ans après sa construction, elle tombait en ruines. Peut-être même que les moines l'ont un peu aidée à s'écrouler, pour avoir l'opportunité de bâtir plus beau et plus haut :

(suite…)

Pierre tumulaire

 pierre tumulaire d'un architecte de l'abbaye de Saint Ouen à Rouen

Cet homme au visage carré a vécu au 14e siècle. Le dessin stylisé qui paraît surgi d'une bande dessinée nous le rend étonnament proche, presque familier.  Il est saisi en pleine action. Muni d'un compas, il trace le détail d'une rosace rayonnante. Voilà qui nous révèle sa profession : c'est l'un des architectes de l'abbatiale Saint-Ouen de Rouen.

(suite…)

Giverny ou les couleurs de l’hiver

Giverny Bassin de Monet en janvier

 Ni fleurs ni feuilles, et pourtant c'est si beau ! Voilà à quoi ressemble le jardin d'eau créé par Claude Monet à Giverny en ce début janvier. 

Coucher de soleil à Giverny

Coucher de soleil sur le bassin de Monet à Giverny

Hier à Giverny en fin d'après-midi, (16h22 précisément !) le soleil plongeait derrière la colline. Pas l'ombre d'un nuage rose à l'horizon, mais cette lumière de bronze sur le paysage statufié. 

Et aujourd'hui... Tiens ! La pluie !

Honfleur

Le bassin de Honfleur 

Il y a des endroits qu'on peut visiter toute l'année et où il fait bon retourner encore et encore. C'est le cas de Honfleur. Le petit port normand situé sur l'embouchure de la Seine, à 1h 15 de route de Giverny, est bourré de charme et dégage un attrait magnétique, peut-être à cause du jeu de l'eau et de la lumière. On peut avoir envie de Honfleur comme on a envie de Giverny.

(suite…)

Du rouge pour les sapins

Sapins devant l'Hôtel de ville de Vernon

C'est une mini forêt de sapins qui a poussé à Vernon pour les fêtes, par les mains non pas de mon maire mais du service des espaces verts. Pour changer un peu du "Vernon toujours vert" qui est la devise de la ville, les jardiniers municipaux ont opté pour le rouge. Le Père Noël appréciera. Voici le côté pile de l'installation, avec la maison du Temps Jadis à gauche et l'église collégiale à droite. 

(suite…)

Tiens, voilà un Boudin

Eglise sainte Catherine de Honfleur par Eugène Boudin

Eugène Boudin, Le clocher de Sainte-Catherine, Honfleur.  Huile sur panneau de bois. 

Le musée Marmottan célèbre actuellement les talents de collectionneur de Monet. Aux côtés de beaux Renoir, Cézanne et autres Pissarro, on peut voir à Paris l'oeuvre ci-dessus prêtée par le musée Eugène Boudin de Honfleur. Depuis plusieurs années on sait qu'en dépit de la signature "Claude Monet", il s'agit d'un tableau de Boudin.

La confusion s'est faite en toute bonne foi, cela ne fait pas de doute.

(suite…)

La maison de Monet à Argenteuil

Maison de Monet à Argenteuil

Si à Giverny la maison de Claude Monet s'élève dans la rue Claude Monet, celle qu'il a occupée à Argenteuil se trouve 21 rue Karl-Marx. Le peintre s'efface derrière l'auteur du Capital, qui a habité la même rue à trois maisons de là en 1882, avant de décéder à Londres l'année suivante.

(suite…)

L’automne à Giverny : le cotinus

Feuilles de cotinus rougies par l'automne à Giverny

Les feuilles des arbres ont bien des façons de mourir. Certaines deviennent aussi sèches que du papier, brunisssent et se recroquevillent,  se ratatinent, se roulent sur elles-mêmes comme pour prendre le moins de place possible. D'autres se laissent envahir par des taches. Ou des trous. Ou des pustules. Elles ont l'air d'avoir perdu la force de se défendre. Les parasites s'y installent en conquérants.  

Appareil photo à la main, je me laisse fasciner par la défaite des feuilles.

(suite…)

Giverny (presque) la nuit

Maison de Monet à Giverny à la nuit tombante

 Comme au temps de Monet, la maison avec les lampes allumées, quelques minutes avant la fermeture le 1er novembre. 

Giverny une dernière fois

fleurs d'automne à Giverny

Une température qui flirte avec les 20° l'après-midi, il n'en faut pas plus pour donner des envies de promenade dans les jardins. Il y avait foule le 1er novembre à Giverny, pour le dernier jour d'ouverture de la Fondation Monet. 

Eh oui ! Il faudra maintenant attendre jusqu'au 23 mars 2018 pour profiter à nouveau du chef d'oeuvre floral de Claude Monet.

(suite…)

Soleil rose à Giverny

Soleil rose à Giverny

Il paraît que ce sont des nuées de sable venues du Sahara qui ont donné cette couleur étrange au ciel en début de semaine. Une lumière de soleil couchant baignait Giverny dès cinq heures de l'après-midi et teignait le jardin de Monet d'un drôle de rose. L'air exceptionnellement doux prolongeait la sensation d'été. 

(suite…)

Giverny en bouquet

Bouquet dans la salle à manger de Giverny

Un bouquet de fleurs fraîches orne la table de la salle à manger de Monet à Giverny. On sait que le peintre aimait s'entourer de fleurs jusque dans sa maison. Les jours de mauvais temps, (peut-être même s'il faisait beau ?) il lui arrivait d'arranger des bouquets avec les fleurs de son jardin pour les peindre. Mauves, hélianthes, chrysanthèmes, soleils, dahlias ont posé pour Claude Monet. 

(suite…)

Ricin

Ricin à Giverny

Dans les jardins, le ricin est une belle plante ornementale de grande taille qui se pare de larges feuilles palmées rouges ou vertes. Elle attire l'oeil et elle évoque quelque chose de connu, si bien qu'il est intéressant de la présenter aux visiteurs de Giverny.

(suite…)
Cher lecteur, ces textes et ces photos ne sont pas libres de droits.
Merci de respecter mon travail en ne les copiant pas sans mon accord.
Ariane.

Catégories

Archives