Mes photos s’exposent à Montgeron

Affiche-montgeron-expo

Vous aimez l'affiche ? Je la trouve très réussie avec cette couleur violette qui reprend celle des tulipes. Cette photo reste l'une de mes toutes préférées de Giverny, l'une de celles qui me donne envie de me précipiter dans les jardins de Monet.

La ville de Montgeron l'a choisie pour illustrer son évènement "Passion Jardin" qui comprend, parmi de nombreuses animations, une exposition de mes photos de Giverny. Vernissage demain soir…  J'y serai ! Montgeron est à environ deux heures de route de Giverny, en banlieue sud de Paris. 

Pourquoi Montgeron ? Parce que l'histoire de Monet est liée à celle de la ville. En 1876, Alice et Ernest Hoschedé commandent au peintre quatre panneaux décoratifs pour la rotonde de leur propriété montgeronnaise, le château de Rottembourg. Monet y travaille sur place, il choisit des motifs dans le parc. Ce seront Les Rosiers dans le jardin de Montgeron, Coin de Jardin à Montgeron, Coin d'étang à Montgeron, et celui qui nous est le plus familier, Les Dindons, conservé au musée d'Orsay. 

C'est vraisemblablement lors de ce séjour que Monet et Alice sont attirés l'un par l'autre. Je suis persuadée qu'il ne s'est rien passé de compromettant entre eux. Ils étaient trop droits pour se laisser aller à l'adultère. C'était, j'imagine, des promenades, des moments agréables passés ensemble. L'amour viendra plus tard et prendra un chemin inattendu, mais la passion a sans doute germé dans le jardin de Montgeron. 

Passion jardin ! C'est un titre qui colle bien à Monet, et aussi aux Montgeronnais qui exposeront les photos de leurs jardins personnels, cultivés avec amour.

Je me réjouis que me soit donnée l'occasion de partager mon enthousiasme et mon émerveillement, ma propre passion pour le jardin de Giverny.

Premiers nymphéas

Nenufars Giverny

Les premiers nénufars sont éclos à Giverny. Les voyez-vous ? Ils sont blancs et assez petits. Ce sont toujours les mêmes qui ouvrent le bal, les plus robustes, les moins exigeants sur la température de l'eau.

Les autres suivront bientôt, dans un festival de tons roses et saumonés, ou jaunes. On est tellement habitué à leurs belles couleurs qu'on en oublie que jusqu'aux années 1870 il n'y avait que des nénufars blancs dans les catalogues des pépiniéristes. Quand Monet compose son bassin aux nymphéas, à partir de 1894, et qu'il y plante les hybrides colorés les plus récents, mis sur le marché à peine quatre ans plus tôt, il se crée un paysage exclusif, un motif qu'aucun autre peintre n'a à sa disposition. Personne encore n'a représenté ces nouveautés botaniques qu'on doit au savoir-faire et à la persévérance d'un obtenteur resté célèbre, Joseph Bory Latour-Marliac.

Monet va lui passer commande huit fois de 1894 à 1908. Au départ, il n'a pas encore conscience de ce qu'il est en train de faire. La première commande ne compte que trois variétés de nénuphars, l'un à fleurs jaunes parfumées ( Nymphaea odorata sulphurea grandiflora), un autre jaune, le Nymphaea flava, et un rose, Nymphaea Laydekeri Rosea, parfumé lui aussi.

Cette première sélection se voit bientôt complétée par d'autres variétés. Monet les cultive "sans songer à les peindre", dit-il. Jusqu'au jour où il sera ensorcelé par les sortilèges de son bassin… Il a créé, presque malgré lui, un chef-d'oeuvre horticole. Il va en tirer une infinité de chefs-d'oeuvre picturaux.

 

 

Le jardin du musée des impressionnismes Giverny

jardin du musée des impressionnismes Giverny

A quelques pas de la Fondation Monet, le musée des impressionnismes de Giverny possède un petit bijou de jardin. Et commme un bonheur n'arrive jamais seul, son accès est libre aux heures d'ouverture du musée. Il faut prendre la peine de le parcourir car il ne se révèle qu'au fil de la déambulation, dans un émerveillement qui se renouvelle à chaque pas.

C'est la paysagiste Florence Robert qui a dessiné la première ébauche du jardin, reprise par l'artiste américain Marc Rudkin à qui l'on doit l'idée des chambres de verdure. haies-mdig

L'astuce pour faire paraître grand les petits jardins, c'est de les découper en zones délimitées par des haies, de ménager des vues et des surprises. Des rangées de charmes et d'ifs forment des chambres rectangulaires consacrées chacune à une couleur de fleurs : rouge, jaune, bleue d'une part de l'allée centrale, noir et blanc de l'autre. J'y vois un clin d'oeil à Daniel Terra, fondateur du musée (à l'origine Musée d'Art Américain de Giverny). Ce milliardaire américain avait fait fortune dans l'encre d'imprimerie. On retrouve d'un côté les couleurs de l'offset, cyan, jaune, magenta, et de l'autre le noir de l'encre et le blanc du papier. jardin-jaune-mdig-2

Les jardins de fleurs noires sont à la mode. En horticulture, les fleurs qu'on dit noires ne le sont jamais, c'est plutôt du pourpre très foncé. L'effet est surprenant. jardin-noir-giverny

Le chouchou de tout le monde, toutefois, c'est le jardin blanc, plus vaste, si frais, avec son petit bassin aux poissons rouges et ses jolis bancs. jardin-blanc-midg

Il se termine par deux massifs de plantes aromatiques qui passeraient presque inaperçus à côté de toutes ces fleurs, mais que je copierais bien : à côté des géantes, rhubarbe et céleri vivace, se déploie toute la gamme des verts et des gris des thyms, menthes, oseilles, ciboulettes et fenouils, dans une savante juxtaposition de textures. jardin-aromatiques-mdig

La chambre suivante fait la surprise d'une petite roseraie des plus classiques, avec sa bordure de buis taillés.

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Un soin tout particulier a été apporté à l'allée centrale, somptueuse quand ses structures métalliques se couvrent de glycines blanches, ou plus tard de grandes ipomées d'un bleu profond. Elle se termine par une petite passerelle. Pergola de glycine et pont sont, vous l'aurez deviné, un clin d'oeil au jardin de Claude Monet voisin.

Le jardin récèle encore d'autres trésors, tels que la prairie fleurie de coquelicots et de bleuets, qui deviennent plus tard des meules de foin propices à la peinture. Il y a aussi un verger de pommiers, des photinias taillés en pyramides inversées… L'été regorge de dahlias. Il se pourrait toutefois que l'automne soit la plus belle des saisons. A vous de vous faire votre opinion.

Le Pèlerinage de Giverny

Edouard Mortier Duc de Trévise Le pèlerinage à Giverny L'EchoppeLes éditions l'Echoppe se sont fait une spécialité de republier des textes anciens difficiles à trouver. C'est le cas de l'opuscule intitulé "Le Pèlerinage de Giverny" écrit par le duc de Trévise suite à ses visites à Claude Monet en 1920.  L'édition originale ne comptait que 200 exemplaires.

Le duc de Trévise, Edouard Mortier pour l'état-civil, se réjouissait de rencontrer le maître de Giverny :

Je ne relis pas sans émotion la petite invitation, écrite au crayon, que je viens de recevoir : c'est une chance peu commune que de voir vivant un homme immortel, que sa longue retraite, autant que son âge, ont isolé dans la brume.

Son âge ? Monet va fêter ses 80 ans à l'automne de cette même année, ce qui donnera l'occasion à Trévise de revenir le saluer. Pour l'heure, le visiteur admire le charisme de Monet à qui il reconnaît "l'aspect d'un chef, plein de vigueur, de simplicité, d'autorité. " Il note des détails qui le charment :

On observe, quand il vous la tend, que sa main émerge du large poignet plissé de sa chemise, et l'on approuve que, si jamais une main doive sortir ainsi d'une corolle, ce soit celle qui a peint tant de fleurs.

 Puis vient la visite du jardin. C'est Trévise qui rapporte le mot de Monet si souvent repris,  "Il me faut surtout avoir des fleurs, toujours, toujours." Lui aussi qui raconte qu'un "jardinier spécial, dans une petite barque, le matin", doit "tremper chaque feuille de nymphéas pour en ôter toute poussière".  Pour ce qui est de l'agencement du jardin lui-même, Trévise est un peu confus. Devant la maison, il voit

si l'on ose dire, un verger à la française : au-dessous et en bordure des arbres fruitiers qui ont été conservés, les fleurs sont innombrables et plusieurs jardiniers s'occupent à les entretenir, à les écheniller, à les changer plusieurs fois par saison. (…) Toutes ces fleurs sont rangées avec un ordre impeccable. 

Au bord d'une allée, Trévise observe "des stralidzias" qui "s'agglomèrent en bandes bleues". On se demande bien ce que c'est, peut-être des iris ? des camassias ? Mortier remarque aussi de tulipes "choisies sur les plus savants catalogues de Hollande et d'Angleterre", c'est donc que l'on est au printemps. 

Puis les deux hommes se mettent à parler peinture, et Trévise, peintre lui-même, se fait plus attentif. 

– Comment avez-vous pu renoncer à ce sortes de compositions claires et faciles, avec des personages, où vous étiez si nouveau ? 

– Ma foi, j'y ai été amené pour une raison bien simple : cela ennui les gens de poser. 

-Maître, les critiques futurs proposeront, sauf celle-là, toutes les explications.

C'est encore Edouard Mortier qui raconte les péripéties de Femmes au jardin, du Déjeuner sur l'herbe, lui qui décrit les Grandes décorations et cite les commentaires de Monet sur les estampes japonaises. Une mine d'infos de première main. 

"Chez Claude Monet, Le pèlerinage de Giverny (1920)" Edouard Mortier, Duc de Trévise, Editions l'Echoppe, 9,60 euros.

Tulipe acuminata

tulipe-acuminata

Comment survivre à trop d'amour, et surtout trop de convoitise ? La tulipe acuminata (c'est-à-dire pointue) est une rescapée. Elle poussait autrefois dans la nature en Turquie, mais elle y a été tant prélevée qu'elle a disparu des milieux naturels. Au 15e siècle, le sultan en cultivait déjà à grands frais dans ses jardins, où il avait sans doute plusieurs variétés toutes rouges et toutes jaunes. Seule celle-ci, bicolore et peut-être issue d'un croisement spontané, nous est parvenue, sauvée par des Anglais. Les autres n'ont pas résisté au soulèvement du peuple turc en 1730. Excédés par les dépenses horticoles démesurées du sultan, les Turcs jetèrent leur souverain en prison et détruisirent ses jardins dédiés aux tulipes. 

Cette passion pour la tulipe fait penser à la tulipomanie qui sévit aux Pays-Bas à partir de 1634 et jusqu'en 1637. Mais les goûts différaient. Les Hollandais recherchaient les tulipes aux pétales larges et marbrés. Je n'ai pas trouvé trace de tulipe acuminata dans la peinture flamande de l'époque. Si vous en connaissez, merci de me laisser un petit mot. 

De nos jours, la tulipe acuminata ne fait pas l'objet de spéculation, mais elle reste un bulbe assez cher à l'achat et donc peu planté. L'avantage est qu'on peut la conserver d'une année sur l'autre, en principe. Elle fleurit parmi les derrnières, au début du mois de mai. Sa forme inhabituelle de flamme accroche le regard. Au cours de la journée, les tépales s'ouvrent dans une gestuelle dansante qui donne à cette tulipe un charme très particulier.

Myosotis

Myosotis bleu et tulipes roses et rouges à Giverny

Après le jaune des premières fleurs de printemps, les jonquilles, les primevères, vient le bleu des myosotis.

Devant la maison de Monet, les massifs sont des mousses légères d'où émergent les têtes de tulipes roses, rouges et corail.

Cette composition est un grand classique de l'horticulture, mais comment pourrait-on s'en lasser ? On rêve de la revoir au printemps suivant. A Giverny, la couleur des tulipes change un peu chaque année, histoire de créer un brin de surprise.

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La vallée d’Eure

D'un côté de la route on voit ceci :

Champ de colza et paysage printanier en vallée d'Eure, Normandie, France

Et de l'autre, on voit cela :

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De quoi est morte Alice Hoschedé – Monet ?

Alice Hoschedé Monet, seconde épouse de Claude Monet, et sa petite fille Lily Butler sur le pont japonais de Giverny, été 1910. Collection Monet, archives du musée Marmottan

Alice Hoschedé Monet, seconde épouse de Claude Monet, et sa petite-fille Lily Butler sur le pont japonais de Giverny, été 1910. Collection Monet, archives du musée Marmottan.

 

Claude Monet a eu la douleur d'être veuf à deux reprises. Alice Hoschedé, sa seconde épouse, s'est éteinte le 19 mai 1911, vaincue par une leucémie myéloïde. Les médecins étaient alors démunis devant ce cancer du sang et de la moelle osseuse. Assez rare, il se traite bien de nos jours par prise de médicaments.

Alice a d'abord souffert de fatigue et  de crise hépatique. Elle s'alite trois semaines dès janvier 1909. Le 6 septembre de la même année, elle confie à son journal intime :

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Les sortilèges des bois de Giverny

bois-jacinthes

Début avril, le ciel déverse son trop plein de bleu dans les bois.
Dans les collines de Giverny, des tapis de jacinthes sauvages se dépêchent de fleurir avant que les feuilles des arbres ne poussent et les maintiennent à l'ombre pour le reste de la saison.

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Les visites qui vont bien ensemble

Serre du jardin des plantes, ParisIl y a des visites qui se font écho et s'enrichissent mutuellement. Leur association peut être évidente, comme celle de Giverny et de l'Orangerie, ou plus inattendue, presque fortuite.

Il y a quinze jours je suis allée à Paris pour voir la très jolie exposition du musée Jacquemart-André intitulée "l'Atelier en plein air – Les impressionnistes en Normandie" (jusqu'au 25 juillet 2016). Et puis, juste pour le plaisir, j'ai fait un tour dans les serres du Jardin des Plantes, histoire de comparer avec celles de Kew.

Ce n'était pas délibéré, mais cette visite a pris tout son sens un peu plus tard, face aux jungles du Douanier Rousseau exposées à Orsay. Pour imaginer ses feuillages luxuriants, le Douanier venait chercher l'inspiration au Jardin des Plantes, dans les serres. On y retrouve les formes de feuilles étranges, découpées, gigantesques, qui apparaissent dans ses toiles, la même impression de profusion, de gigantisme et de moiteur.

Il devait y avoir du beau monde à cette époque au Jardin des Plantes. Les artistes animaliers le fréquentaient assidûment eux aussi, carnet de croquis à la main. On pourrait, pourquoi pas, associer la visite de la ménagerie au musée de Vernon, spécialisé dans l'art animalier.

Les rapprochements sont dans l'air du temps. C'est le thème de l'exposition Carambolages qui se tient jusqu'au 4 juillet au Grand Palais à Paris. Elle fait dialoguer des oeuvres de tous styles qui ont quelque chose à voir les unes avec les autres. Découvrir quel est ce lien, se laisser surprendre, c'est tout le charme et le pari de cette exposition.

La côte Sainte-Catherine à Rouen

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" Ici, vous êtes à l'endroit où Claude Monet est venu s'installer en 1892 pour peindre sa vue générale de Rouen", explique le panneau en quatre langues.

Du haut de la côte Sainte-Catherine, le panorama sur la vallée de la Seine a de quoi séduire les peintres. Le fleuve étend son ruban argenté coupé de ponts au pied d'un amphithéâtre de collines. Mais curieusement, le maître de Giverny a détourné son regard de la Seine pour se concentrer sur la ville. 

L'oeuvre, une pochade à laquelle Monet n'a consacré qu'une séance, est à voir au musée des Beaux-Arts de Rouen. Une exposition importante, "Manet, Renoir, Monet, Morisot… Scènes de la vie impressionniste" s'ouvre demain dans ce musée.

Fritillaire pintade

fritillaire-pintade à GivernyCette petite fleur pousse dans la nature, mais dans l'Eure il faut sûrement beaucoup de chance pour la découvrir, dans les milieux humides. Je n'en ai jamais vu de sauvage, alos qu'elle est courante au bord de la Loire.

Elle a été plantée un peu à l'écart dans les jardins de Monet, mais elle attire l'oeil. Les visiteurs de Giverny s'arrêtent tour à tour pour la nommer dans leur langue. 

Pour les francophones, c'est en général une fritillaire pintade, comme le veut aussi son nom botanique fritillaria meleagris, qui signifie à taches de pintade.

Mais à y regarder de près, (c'est-à-dire en comparant avec les petits points blancs qui parsèment le plumage des pintades) son autre nom paraît plus exact : la fritillaire damier, ou en allemand die Schachbrettblume, c'est à dire la fleur échiquier. 

Selon la littérature botanique, ces noms existent aussi en anglais (Chess Flower  et  Guinea-hen Flower). Mais le plus perturbant est celui que m'ont cité les personnes que j'accompagnais : Snake's Head, tête de serpent. Impossible qu'un nom aussi inquiétant se loge dans la mienne… à moins de se souvenir de l'analogie avec les écailles d'un serpent. Si l'on veut.  Le plus étrange est que sa graine est très toxique. Vénéneuse, à défaut d'être venimeuse. 

Impressions printanières

pelouse-fleurie , 

C'est le plus joli moment de l'année pour voir les pelouses du jardin de Monet, avant que les massifs ne leur volent la vedette. Le matin, la rosée fait scintiller le velours du gazon. Sur ce tapis de soie qu'on rêverait de fouler se dressent les silhouettes élancées des narcisses et des premières tulipes. Elégantes, apprêtées, elles ont l'air de débutantes hésitant à s'élancer sur la piste de danse pour leur premier bal.

Admirez au passage l'habileté du jardinier qui entretient cette pelouse avec une mini tondeuse en contournant les îlots de fleurs. 

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Giverny News a 10 ans

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Ce billet, j'ai presque envie de ne pas l'écrire. Le titre, une rose pour célébrer, les pétales en métaphore des billets qui s'empilent, sortant du coeur pour finir dans l'oubli, et allez hop. Passons à la suite. 

Vous savez ce que ça fait, c'est comme tous les anniversaires. On le voit arriver, on n'en revient pas. Dix ans, mince ! On se replonge au premier jour, quand tout était tout neuf. Une naissance. Un bourgeon qui s'ouvre, une envie. Ces premiers temps où l'on ne sait pas où l'on va ni comment s'y prendre. Pas d'exemple à suivre. Un langage à inventer.

Puis, peu à peu, ce qui après coup apparaît comme une ligne éditoriale se dessine. Il y a ces sortes de promesses que l'on se fait à soi-même. Pour moi c'était : être positive. Montrer la beauté. Oser la poésie. Rester dans le thème. Je ne me suis pas affranchie souvent de ces règles. Quand je l'ai fait, je l'ai regretté. Preuve qu'elles me conviennent.

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Les Marguerites de Caillebotte

marguerites-mdigPour son ouverture, le musée des impressionnismes Giverny a soigné sa décoration florale. De grandes potées d'anthémis s'alignent le long de l'allée, tandis que des fleurs à corolles blanches ont été piquées un peu partout dans les topiaires et les massifs de lierre. 

Ce fleurissement est un hommage à Parterre de margueritesl'oeuvre de Gustave Caillebotte dont on espère qu'elle va bientôt faire son entrée dans les collections.

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Quoi de neuf à Giverny ?

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Le compte à rebours est lancé pour les jardiniers, le personnel de la boutique et pour de nombreuses personnes en lien avec le tourisme dans la région : la Fondation Monet rouvrira ses portes vendredi prochain, le 25 mars 2016, pour le week-end de Pâques.

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Super pouvoir

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Si chacun de nous avait droit à un super pouvoir, lequel choisiriez-vous ? Je ne parle pas de pouvoirs de super-héros comme voler dans les airs. Aimeriez-vous entendre dans votre tête des symphonies inédites, voir et percevoir davantage comme Monet, avoir une mémoire infaillible des noms et des visages, diagnostiquer les maladies dont souffrent les patients et que personne n'a su déterminer ? Ou encore trouver en quelques instants des dizaines de trèfles à quatre feuilles ?

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Les serres de Kew

Kew Gardens, la grande serre et le parterre de broderie

C'est en hiver qu'il est le plus agréable de visiter une serre.  On pousse la porte, on prend soin de bien la refermer, et on change d'univers. La douceur commande de déserrer l'écharpe et d'ouvrir le manteau, l'humidité aveugle les porteurs de lunettes. Est-ce qu'on se sent bien dans la chaleur retrouvée ? Il y a cette présence des plantes, cette impression d'entrer dans une forêt qui n'en est pas une. Le silence bizarre quand il faudrait des cris d'animaux et des chants d'oiseaux. 

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Les jardins impressionnistes s’exposent à Londres

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Exposition "Painting the Modern Garden – Monet to Matisse" (Peindre le jardin moderne, de Monet à Matisse) Royal Academy of Arts – Londres

Une très belle exposition célèbre les jardins impressionnistes jusqu'au 20 avril 2016 à la Royal Academy of Arts de Londres. Claude Monet y est très largement représenté, avec quelque 35 oeuvres qui illustrent toute sa carrière, des premières natures mortes conventionnelles jusqu'aux grands Nymphéas quasi abstraits de Giverny. A ses côtés, on trouve Renoir, Pissarro, Cézanne, Manet, Sargent, Kandinsky, Van Gogh, Matisse, Klimt, Klee, et aussi, joie ! Caillebotte et Sorolla, les deux stars de 2016 à Giverny.

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Paré de pourpre

Jardin d'eau de Monet
Les plantes à feuilles sombres sont une des merveilles du jardin d'eau de Monet.

En mai, quand toutes les feuilles sont ouvertes, on voit ressortir les nuances pourpres du cotinus, de l'érable du Japon, des berbéris… Ils créent des contrastes qui mettent en valeur les plantes voisines à feuillage clair. Imaginez cette même vue avec du vert et rien que du vert… Un peu monotone, non ?

bassin de Monet

Monet le savait bien. Avec toute la générosité de qui oeuvre pour les générations futures, il a planté le magnifique hêtre pourpre qui domine le jardin du côté des bambous.

Vision et prévision. Tandis qu'il supervisait le travail de ses jardiniers en train de creuser le trou de plantation, il devait sourire dans sa barbe en pensant à la tête que nous ferions, un bon siècle plus tard, devant l'arbre devenu adulte. En peintre, il devait déjà s'imaginer le contraste du sombre sur le clair, du pourpre sur le vert. Et les nouveaux reflets.

Nous entrerons dans la carrière

Vallée de l'Orne
Cette vallée verdoyante, c'est celle de l'Orne. Un peu morne en ce moment, certes, mais c'est ce que j'ai de mieux pour vous parler de carrière, car le reste se passe en sous-sol. L'Orne, on l'associe à un département normand, et comme souvent celui-ci tire son nom d'un cours d'eau. Dans le cas présent l'Orne se hisse au noble rang de fleuve puisqu'elle se jette dans la Manche à Ouistreham, à 170 kilomètres de sa source, après avoir arrosé la ville de Caen. 

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Rue de Paris, temps de pluie

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Gustave Caillebotte, Rue de Paris, temps de pluie, étude. 1877 Musée Marmottan-Monet, Paris

Cette toile est accrochée au-dessus du lit de Claude Monet, dans sa chambre de Giverny. C'est la réplique de l'oeuvre que possédait Monet, léguée ensuite par son fils Michel à l'Académie des Beaux-Arts. C'est donc au musée Marmottan-Monet de Paris que l'on peut en admirer l'original. 

Gustave Caillebotte aimait bien exécuter des études préparatoires avant de se lancer dans une oeuvre d'envergure. Cette toile de moyen format (54 x 65 cm) préfigure un très grand tableau de 2,12 m par 2,76 m qui se trouve à l'Art Institute of Chicago. 

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Les bancs blancs

Giverny sous la neige

Est-ce qu'un jour le réchauffement climatique sera tel qu'il ne neigera plus jamais à Giverny ?

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Blanche Monet et Georges Clemenceau

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Cette femme qui caresse doucement l'âne sans se soucier du photographe ni du Père la Victoire, c'est Blanche Monet, l'épouse de Jean Monet, fils de Claude.

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Le manteau rouge

reflets d'arbres dénudés dans le bassin de Monet, reflet de visiteurs

La plupart du temps, les visiteurs de Giverny ne font pas attention à la façon dont la couleur de leur vêtement va s'harmoniser avec les jardins de Monet. Elle peut être discrète, et le promeneur se fondra dans le décor comme un caméléon. Ou bien elle peut trancher – et gâcher en toute innocence les photos de dizaines de co-promeneurs.  Le turquoise, par exemple, est l'une des couleurs qui paraissent les moins naturelles dans un jardin. Même le blanc ressort.

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Merci de respecter mon travail en ne les copiant pas sans mon accord.
Ariane.

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