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Les bancs de l’école

Ecole Hier soir je me suis assise dans une salle de classe d’école primaire, sans doute pour une des dernières fois de ma vie.
C’est toujours un peu drôle de se retrouver là, dans un cadre qui est celui de son enfant quand on n’est pas avec lui, et qui résonne de réminiscences lointaines.
Toutes les classes se ressemblent un peu, avec leurs illustrations et leurs pense-bêtes affichés aux murs. J’ai contemplé longuement le portrait de François Premier, les lettres majuscules en belles anglaises qui couraient tout le long d’un mur, les affiches de la flore de montagne, traces d’un voyage scolaire il y a deux ans… J’ai fixé avec étonnement une consigne en anglais, Look — me! jusqu’à m’apercevoir que la règle de géométrie accrochée un peu plus haut masquait le at, faisant sonner la locution à la française : regarde-moi !
Les circulaires ministérielles font obligation aux enseignants de rencontrer les parents en début d’année. C’est une sage décision. Cela m’a donné l’occasion d’apprendre que cette année l’accent sera mis sur le calcul mental, la lecture, la grammaire et l’orthographe. Cela paraît aller de soi ? Que non ! Jusqu’en juin il fallait se livrer à « l’observation réfléchie de la langue ».
Quel que soit le bout par lequel nos ministres de l’Education Nationale prennent les choses, rien n’est moins évident que d’enseigner les règles du bien écrire. La mémoire photographique des mots s’acquiert au fil des lectures, mais l’appétit de fiction ou de connaissance trouve aujourd’hui d’autres sources pour se nourrir. Et les liens que tissent les mots entre eux imposent une gymnastique de l’esprit pour laquelle on montre plus ou moins de souplesse.
Il m’arrive de relire de vieux billets. Chaque fois, j’y trouve ce qu’en journalisme on appelle pudiquement des coquilles. Des erreurs embusquées aux premières lectures apparaissent soudain au grand jour. L’oeil est moins performant quand il sait d’avance ce qu’il va lire.
Si d’aventure vous tombiez nez à nez avec l’une des ces malfaçons, ce serait bien aimable à vous de m’en tenir informée, n’est-ce pas ? que je fasse le ménage. Promis, ça restera entre nous.


Un commentaire

  1. Non ce n’est point d’une coquille dont je viens vous faire part …Simplement vous laisser une petite trace de mon passage chez vous car… je comprends notre ami Olaf … on ne trouve ici que plaisir léger, simple, complexe… comme le parfum d’une fleur à la fin subtile et capiteux, imperceptible et tenace…. Je reviendrais Ariane, non pas croquer dans la pomme qui a pris votre prénom mais lire avec délectation les notes que vous laissez à vos lecteurs…
    Je ne serai peut-être pas fidèle car le monde du net est impitoyable, dévoreur de temps et nous ammenant au fil des clics et des reclics par ci, par là…
    Alors pardonnez-moi d’avance si avant de vous découvrir réellement je vous fausse compagnie mais le temps est un maître intraitable et indomptable…
    Merci en tout cas pour ce que j’ai découvert ce soir… merci…
    et… à bientôt peut-être….
    Et c’est à mon tour de vous demander de bien vouloir me pardonner des coquillles que j’ai pu laisser inententionnellement sur votre écran….

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Ariane.

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