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Bambou

Bambou à GivernyClaude Monet n’a jamais été au Japon, mais il a collectionné les estampes japonaises avec passion.
Il aimait toutes les plantes exotiques qui y figurent et il en a introduit beaucoup dans son jardin de Giverny, notamment les bambous.
Les bambous choisis par Monet, bambous jaunes et bambous noirs, sont des espèces à grand développement, très envahissantes, à planter avec prudence si on ne veut pas avoir à les combattre toute sa vie par la suite. Mais Monet en jardinier averti a mis les siens sur une île pour que l’eau arrête la progression des racines.
Plantés serrés, ils forment de jolies masses touffues comme des plumeaux à côté du pont japonais.

D’après les renseignements que j’ai pu trouver (Derek Fell, The Magic of Monet’s garden, Ed. Frances Lincoln) Monet cultivait les Phyllostachys spp. et Pleioblastus pygmaeus, cette dernière variété étant naine comme son nom le suggère. Aujourd’hui ce sont des bambous jaunes qu’on voit au bord du bassin, Phyllostachys aureosulcata.

Les Européens qui visitent les jardins de Monet à Giverny sont souvent surpris par la taille de ces bambous. Ils doivent atteindre huit mètres environ.
Bambou à Giverny Habituée à des exclamations d’admiration, je ne m’attendais pas à la réaction d’une cliente thaïlandaise cette semaine :
– Qu’est-ce qu’ils sont petits, ces bambous !
Petits ? Je suis restée interloquée.
En fait, ce n’était pas leur hauteur que cette jeune femme trouvait ridicule, c’était leur diamètre. « Ils sont plantés trop serrés, m’a-t-elle expliqué, en Thaïlande ils deviennent très gros quand ils ont de la place pour se développer. »
C’est un de ces minuscules détails qui me fait adorer ce métier. Quelle joie de rencontrer des gens venus d’horizons si différents et de se laisser bousculer par leur façon de voir le monde.
Les Australiens victimes de sécheresse s’émerveillent du vert de l’herbe et des feuilles. Les habitants du sud des Etats-Unis découvrent que les roses ne fleurissent pas toute l’année sous notre climat. Les Russes s’étonnent que nous appelions gel un petit moins un degré.
Le plus extraordinaire, à côtoyer tous ces habitants du village global, reste de constater l’universalité de Monet, dont le génie est capable de toucher des hommes aux cultures si diverses.


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