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Les Nymphéas de la Toussaint

Nénuphars à GivernyOn n’avait jamais vu ça : deux courageux nénuphars roses se sont mis en tête de fleurir aujourd’hui sur l’étang de Monet, histoire de fêter la fermeture des jardins ce soir !
C’est la première fois qu’on en voit si tard en saison, alors qu’ils ont coutume de disparaître dès la mi-octobre. Mais l’automne a été doux, hormis le malencontreux coup de froid d’il y a quinze jours. Il fait encore 15° à Giverny cet après-midi. Bien des plantes jouent les prolongations.
Et puis, un deuxième facteur est venu décider les Nymphéas à ouvrir encore leurs boutons : un petit courant tiède les chatouille.
Depuis que les feuilles des arbres se sont mises à tomber dru sur le bassin, les jardiniers entretiennent un léger courant pour les pousser naturellement toutes du même côté. Cette eau venue du sous-sol est moins froide en ce moment que l’eau de surface, ce qui plaît beaucoup aux nénuphars.
Sous son manteau de feuilles dorées, le bassin a un charme automnal et mélancolique. Mais je n’ai pas pu faire de photo des héros du jour, il pleut des seaux à Giverny cet après-midi. Celle-ci date du 19 octobre, avant la chute des feuilles.


5 commentaires

  1. Berhed dit :

    Bonjour Ariane

    snif pas de chance !!
    de vacances à Paris ,j’avais prévu d’aller à Giverny pour mon anniversaire le 2 novembre pas de bol ça fermait le 1er ,Dommage que l’on ait pas prolongé l’ouverture le temps des vacances scolaires de la Toussaint !!

    amitiés impressionnistes

    Berhed

  2. Ariane dit :

    Ne regrettez rien, après le gel précoce de la mi-octobre le jardin a perdu beaucoup de son charme. IL vaut mieux venir un peu plus tôt en saison.

  3. Jacques Chaplain dit :

    Effectivement cette année quelques nymphéas ont souhaité jouer les prolongations. Comme à Giverny aux Jardins du Loriot (Vendée), un très rustique nénuphar hybridé par Bory de Latour-Marliac pointe encore son nez début novembre, malgré les gelées de mi-octobre (- 3°). Comme dirait Octave Mirbeau, il se passe quelque chose. Ce très valeureux hybride porte le nom d’Attraction (1910). Son titre n’est pas usurpé : il fleurit de façon abondante depuis avril. Mon seul regret : bien que clair, ce nymphéas ne semble pas figurer dans les commandes de Monet à l’hybrideur du Temple-sur-Lot.
    L’année prochaine à l’occasion de l’évocation de la profonde amitié entre le Vendéen G. Clemenceau et C. Monet nous espérons que nos nouveaux nymphéas (une trentaine) nous réserverons d’autres belles surprises !

    Ariane (j’ai l’impression de m’adresser à ma cousine aquarelliste !) feriez vous l’impasse sur le fleurissement de Giverny l’hiver comme l’avait fait volontairement Octave Mirbeau dans son article paru dans L’art dans les Deux Monde ?

  4. Ariane dit :

    Merci pour ces nouvelles nymphéatiques ! Je parlerais volontiers du fleurissement hivernal du jardin de Monet s’il n’était réduit à sa plus simple expression. La Fondation Monet est fermée pendant tout l’hiver, autant dire que l’effort ne porte pas là-dessus. La Normandie est un peu fraîche pour cela. On a quelques hellébores, des perce-neige, des mahonias, du jasmin d’hiver… presque rien. C’est sans doute pour cela que Mirbeau n’en parle pas non plus. Monet partait souvent plusieurs mois pendant l’hiver.

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