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Les premiers essais de Nymphéas
Cette grande toile sobrement encadrée est l’une des oeuvres phares de l’exposition Nahmad au musée des impressionnismes Giverny. Alors qu’elle figure au catalogue raisonné dans les pages consacrées aux tableaux de 1914-1917, des études récentes la datent de 1897, ce qui fait d’elle l’une des premières tentatives de Monet de peindre des nymphéas pour eux-mêmes.
Sans doute assis sur la berge, le peintre représente un tout petit coin de son bassin. Je crois qu’il se trouve près de la petite île et que les « hautes herbes » en question sont des feuilles d’iris. Monet insiste sur le contraste entre les feuilles éclairées et leur ombre. La disposition en surplomb, la forme tortueuse des feuilles me fait penser à l’estampe d’Hokusai La Grande Vague de Kanagawa que possédait Monet. « L’ombre des plantes occupe la plus grande partie de la toile, projetant un espace inquiétant sur les fleurs à peine esquissées », commente le rédacteur du cartel.
Face à la toile, j’ai été frappée par la couleur des nénuphars. Monet les a peints verts, comme il les voyait, alors qu’ils devaient être blancs ou jaunes. En bon observateur, il décrit les feuilles qui flottent plus ou moins vertes ou violettes selon leur âge.
La petite zone laissée inachevée à droite du tableau est fascinante, laissant entrevoir à quoi il ressemblait après une ou deux séances seulement. C’est comme si le peintre nous proposait de soulever le coin du tableau pour découvrir un autre stade de l’oeuvre par dessous. Tout au long de sa vie, Monet n’a cessé de s’interroger sur la peinture, et l’une des questions les plus récurrentes était celle du moment où il faut arrêter d’ajouter de la couleur au tableau. Sa correspondance avec Durand-Ruel révèle qu’il n’acceptait de se séparer d’une oeuvre que s’il en était à peu près satisfait. Mais il lui est aussi arrivé de gâcher des toiles, à ses yeux, en s’entêtant dessus.
Celle-ci est restée dans sa propre collection toute sa vie, comme l’atteste le cachet d’atelier apposé par son fils Michel après sa mort. Cette petite zone incomplète, c’est le pinceau qui reste en suspens, c’est la modestie de Monet affirmant que le tableau est inachevé. Selon lui, achevé voudrait dire parfait, or la perfection n’est pas à la portée de l’humain.
Ce tableau faisait-il partie des « tentatives anciennes » retrouvées dans sa cave par Monet, des années plus tard, que Clemenceau jugeait « bien sages », et qui lui ont donné l’envie de se lancer dans les Grandes Décorations ? Le cadrage ignorant les berges, centré sur l’eau et les plantes aquatiques, pourrait le faire penser.