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Lavatère

Lavatère annuelCe qu’il y a de bien avec la fleur de lavatère, c’est qu’on peut choisir. Décider de dire le ou la lavatère, par exemple. Le masculin évite la répétition du ‘la’ façon chansonnette, mais le féminin colle mieux à l’aspect très gracieux de la fleur.
On peut choisir aussi de cultiver la lavatère sous forme d’annuelle ou de vivace. Entendez : soit vous semez les graines au printemps, et vous aurez des lavatères annuelles qui pousseront, fleuriront et mourront dans l’année, soit vous plantez un pied de lavatère vivace, et vous le regarderez croître et embellir, faire semblant de disparaître puis refleurir chaque année pendant cinq ou six ans.
On a souvent l’impression de faire une bonne affaire avec les vivaces, parce qu’elles durent et qu’il semble qu’on peut les oublier. Mais en ce qui concerne celle-ci, elle demande quand même qu’on s’occupe d’elle un minimum. Il faut la rabattre en hiver et l’arroser en été.
La lavatère vivace appartient à la famille des mauves, et elle leur ressemble tellement qu’il faut un oeil exercé pour les distinguer. Elle a le même port un peu foufou en buisson, avec des fleurs piquetées le long de tiges couvertes de feuilles rugueuses.
Un truc pour les distinguer : regarder derrière le calice pour voir si le calicule a les folioles soudés ou libres. Chez la mauve le calicule a trois folioles libres, chez la lavatère ils sont soudés. Et si vous en comptez entre six et neuf, c’est qu’il s’agit d’une guimauve.
Dans l’hypothèse où comme moi vous venez de découvrir l’existence de ce mot à l’euphonie douteuse, voici sa définition : en botanique, le calicule désigne l’ensemble de pièces doublant parfois le calice à l’extérieur.
Je sens que ça y est, ça vous démange de filer au jardin regarder ce qui se cache derrière les calices des fleurs pour trier mauves et guimauves. Mais on n’a pas tout ce mal avec la lavatère annuelle, qui se reconnaît au premier coup d’oeil.
Perso, c’est l’annuelle, comme sur cette photo prise à Giverny, que je préfère. Elle évoque la forme de l’hibiscus, avec des pétales d’une délicatesse telle qu’on a l’impression qu’un souffle va les froisser. Et regardez l’élégance de ces rayures, la subtilité de l’harmonie colorée !


2 commentaires

  1. diapason dit :

    et ces 2 plantes sont-elles consommables

  2. Ariane dit :

    Il paraît que oui, mais je n’ai pas essayé.

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