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Le marché de Vernon

étalage de légumes au marché de VernonTous les samedis matins, au marché de Vernon, c’est la grande fête des yeux avant celle des papilles. Aux petites heures de la matinée, les légumes et les fruits sont à la parade, tellement beaux qu’on a envie de tout acheter.
J’aime le sens artistique de ce marchand, qui fait chanter les formes et les couleurs.
Voici donc, dans l’ordre de leur entrée en scène, les poireaux, les choux-fleurs, les potirons, les blettes, derrière lesquelles se devine une cagette de topinambours. En plein milieu, de délicates pommes de terre rates en provenance d’Israël. Et à l’arrière-plan, les choeurs : tomates grosses ou moyennes, endives, choux de Bruxelles.
Tous ces produits splendides viennent d’ailleurs, de loin parfois, en passant par Rungis. On trouve aussi au marché de Vernon des fruits et des légumes qui n’ont parcouru que quelques kilomètres depuis leur verger ou leur champ. Les producteurs locaux ne font pas dans le tape-à-l’oeil. Ils entassent les salades en piles, les pommes dans des cageots profonds. Chez eux, on achète des produits de saison pleins des saveurs du terroir.

Onze novembre


Onze novembre à VernonJournée de souvenir, qui donne lieu à jour férié et cérémonies solennelles dans toutes les villes, notamment à Vernon.
C’était au début du siècle dernier, une guerre absurde, longue et meurtrière. La mémoire directe s’en perd. Les combattants sont morts, ceux qui étaient enfants à cette époque s’éteignent à leur tour. Bientôt, il ne restera que le souvenir du souvenir.
Dans ma mémoire vivante se mêlent deux mémoires aujourd’hui disparues. Un être cher de chaque côté du front.
Je me rappelle ma grand-mère, née en Alsace en 1901, donc née Allemande. Pendant la Première Guerre Mondiale, elle avait tricoté des chaussettes pour les soldats. On lui avait appris à l’école. Elle a gardé ce savoir-faire toute sa vie. C’était la reine de la chaussette, celle qui se tricote à quatre aiguilles réversibles dans une laine défiant tous les hivers. Quinze ans après sa mort toute la famille en a encore, de ces chaussettes inusables.
Je me rappelle le grand-père de mon mari, né en 1908 en Normandie, donc Français. De la Première Guerre Mondiale, il racontait l’Armistice. Sa mémoire d’enfant a été marquée à jamais par les cloches de la cathédrale sonnant à toutes volées, interminablement.
Le jour de l’Armistice a été choisi comme date de commémoration. Fin de la guerre, heure du bilan. Honneur aux morts. Mais le 11 novembre 1918, d’autres sentiments animaient les coeurs. Chaque année, je repense à ce souvenir de cloches.
« Elles ont sonné pendant des heures et des heures »… La sonnerie n’était pas motorisée, en ce temps là. Il fallait tirer sur les lourdes cordes. Il a dû se trouver des dizaines de tout jeunes gens, de vieux messieurs, de femmes peut-être, pour venir le faire à tour de rôle, dans une ambiance de joie folle que l’on ne peut même pas se figurer. Quand le cauchemar prend fin, que l’avenir à nouveau peut exister, quel meilleur exutoire y aurait-il à l’envie de bouger ses muscles et de crier sa joie que de faire sonner les cloches, à s’en crever les tympans ?

Voie verte

Chemin pour les piétons et les cyclistes de Vernon à GivernySaviez-vous que c’était la journée des voies vertes aujourd’hui ? L’info risque bien d’être passée inaperçue, même auprès des promeneurs qui ont emprunté le chemin réservé aux cyclistes, piétons, rollers et personnes à mobilité réduite entre Vernon et Giverny.
Pourtant, cette ancienne voie ferrée convertie en sente à l’écart de la circulation mérite un coup de projecteur. Car tous les jours, on voit des touristes mal informés marcher ou pédaler le long de la route en contrebas, au ras des camions et des voitures pressées.
Une rangée de maisons sépare le chemin de la route, ce qui le rend presque inaccessible une fois qu’on s’est engagé du mauvais côté. Les riverains, quand ils le peuvent, font traverser leur jardin aux touristes pour les remettre dans le droit chemin. En quelques pas, les visiteurs de Giverny passent du cauchemar d’une progression inconfortable et dangereuse au rêve d’une voie verte conçue pour la promenade.
Que ce soit à pied ou à vélo, le chemin est plat, ancienne voie ferrée oblige. Tout en flânant au pied de la colline, avec vue sur la vallée de la Seine, le promeneur a tout loisir d’imaginer le petit train à vapeur où Monet et les siens ont pris place tant de fois, pour se rendre de Giverny à Vernon et plus loin encore.
Pour trouver l’entrée du chemin quand on vient de Vernon, il faut, en sortant du pont sur la Seine, ignorer les indications pour les voitures, et continuer tout droit sur 100 mètres en suivant les panneaux marrons. Devant la pharmacie, le chemin commence au milieu d’un parking. Pas très engageant, d’accord, mais juste après, quel confort !
De la gare de Vernon au musée Monet, il faut compter une heure de marche. Les cyclistes qui n’ont plus touché un guidon depuis leur enfance et aiment mettre souvent le pied à terre prévoiront environ le même temps, tandis que ceux dont c’est le moyen de locomotion préféré seront vite arrivés.

Coin à pique-nique

Coin à pique-nique au bord de la Seine à VernonLa visite de Giverny ou de Vernon vous a ouvert l’appétit. C’est le moment de déballer votre sympathique casse-croûte, dès que vous aurez trouvé un coin à pique-nique.
Dans ce domaine, le niveau d’exigence de chacun est extrêmement variable. Certains se trouvent très bien assis sur une bordure de trottoir près de leur voiture dans un parking. D’autres prétendent chercher l’endroit idéal, et mettent un temps infini à se décider.
Si vous êtes plutôt du genre pragmatique, que vous aimez manger en plein air, mais assis à table, voici un des endroits idylliques que la ville de Vernon a aménagés au bord de la Seine. D’accord, ce n’est pas le calme de la campagne. Vous êtes dans un espace vert à quelques pas de la nationale 15, en ville, tout près du pont qui franchit la Seine en direction de Giverny. Mais quelle vue ! Entre deux bouchées, vous flottez au fil de l’eau, dans les reflets chers à Monet. Il y a un bon siècle, dans son bateau atelier, le maître de l’impressionnisme peignait le vieux moulin en face de vous.
Vous trouverez des aires de pique-nique de chaque côté du pont. Ma préférée est celle à côté du vieux moulin, avec le château des Tourelles à l’arrière plan. Le site est tellement joli qu’il est classé.
Par beau temps, les places sont très convoitées. Si vous ne trouvez pas votre bonheur au bord de la Seine, vous pouvez également aller pique-niquer en forêt de Bizy, en haut de la colline qui surplombe Vernon. Dans un autre genre, c’est tout aussi charmant.

Les maisons Guignol

le jardin des Arts à VernonAu jardin des Arts à Vernon, les maisons tapies derrière le rempart médiéval semblent vouloir jeter un oeil par-dessus le mur. Y aurait-il quelque chose à voir ? On entend des voix d’enfants. Oh ! regarde ! un jardin ! Ca commère ferme entre les vénérables bâtisses.
Côté jardin, on n’est pas en reste. Assis sur la pelouse, les ifs taillés en cône chuchotent. Tu crois que ça va bientôt commencer ? Chut ! Tais-toi ! Elle t’a regardé !
On se croirait à Guignol.

Cadran solaire

Rond point paysagé en cadran solaire à Vernon, EureGenève a son horloge fleurie, Vernon son cadran solaire paysagé ! C’est une des curiosités les plus ignorées de la ville, bien que des centaines de voitures tournent autour chaque jour. Il se trouve au milieu d’un rond-point qui dessert un centre commercial entre Vernon et Saint-Marcel.
La raison d’être des chiffres couverts de lierre qui ornent le centre de ce rond-point peut sembler mystérieuse aux passants qui circulent au sol. S’ils pouvaient le survoler comme des oiseaux, tout deviendrait évident.
Au centre, un poteau de lampadaire incliné forme le style d’un cadran solaire. Des lignes de graminées symbolisant les heures rayonnent depuis le poteau. Elles se terminent par les chiffres qui permettent, en suivant l’ombre du style, de lire l’heure. Solaire, bien entendu, c’est-à-dire H moins 2 en été.
On doit cet original cadran solaire de verdure à un ancien responsable des espaces verts de Vernon, un certain monsieur Beauté.

Giverny en bateau


bateau de croisière MS Cezanne en escale à VernonCézanne s’arrête à Vernon tous les mercredis. Cézanne, plus exactement MS Cézanne, c’est le nom d’un bateau de croisière sur la Seine, taille XXL.
Ils sont plusieurs à sillonner le fleuve tout au long de la belle saison, de mars à novembre.
Au départ de Paris, il faut une semaine pour rejoindre la Manche à Honfleur, de méandres en écluses. On peut aussi choisir de remonter le fleuve pour finir à Paris.
L’étape à Vernon est un des temps forts du voyage. D’autres escales sont prévues à Mantes-la-Jolie, au pied de Château-Gaillard aux Andelys, à Rouen…
Depuis le pont sur la Seine à Vernon, on a une vue plongeante sur le pont du Cézanne. Il est équipé d’un solarium avec des chaises longues, et d’un jeu d’échecs géant.
Les passants jettent avec un brin d’envie un coup d’oeil aux distractions proposées pendant la croisière. Ils n’en sauront pas plus de ce monde flottant qui permet de voyager de ville en ville sans changer d’hôtel.

Cher lecteur, ces textes et ces photos ne sont pas libres de droits.
Merci de respecter mon travail en ne les copiant pas sans mon accord.
Ariane.

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