Le joli mois de juin
Un vert anis aussi rafraîchissant qu’un pastis, c’est celui de l’alchémille mollis, plantée abondamment à Giverny en guise de bordure.
Juin est un mois gracieux dans les jardins de Claude Monet. Le printemps touche à sa fin, et pendant que les roses dégringolent de leurs supports les massifs rivalisent de fraîcheur. Coquelicots rouges, pavots roses et eremurus orange et jaunes donnent de l’éclat à des parterres où les fleurs d’été se préparent. Les lis d’un jour déploient leurs corolles charnues.
Un cocktail parfumé répond à celui des couleurs. En ce moment cela sent le chèvrefeuille, les roses et les lis.
Giverny au point de croix
La maison de Monet en broderie, j’ai hâte de voir cela. Le château de Bizy va accueillir une exposition de point de croix la semaine prochaine, du 14 au 19 juin.
Le thème choisi par les brodeuses vernonnaises de l’association 2001 croix est on ne peut plus local, puisqu’elles ont relevé le défi de représenter les monuments de Giverny et Vernon. Il a fallu créer les grilles d’après des images, puis les broder. Le résultat promet d’être inédit et ravissant.
Si vous passez par là, n’hésitez pas, c’est l’occasion de revoir aussi le beau parc du château !
Giverny au temps des iris
Les jardiniers de Giverny ont beaucoup travaillé sur les iris l’an dernier. Les visiteurs en bénéficient cette année avec une floraison spectaculaire, éclatante, qui donne à voir quantité d’iris extraordinaires, noirs, orange, à petits points et j’en passe.
La rangée d’iris réticulés blancs qui danse le long d’un très long massif de haut en bas du jardin me paraît une nouveauté.
Et les roses, les roses ! Elles commencent tout juste et déjà elles embaument, en compétition avec les pivoines. Côté couleurs, ce sont les juliennes qui donnent le ton avec leurs gros bouquets mauves.
Cabane normande
Cette petite merveille se trouve dans le parc du château d’Acquigny, près d’Evreux : une cabane en colombages construite comme une maison normande,
Muscari à toupet
Cette intrigante beauté est le muscari comosum, un bulbe de printemps que l’on peut admirer en ce moment à Giverny. Si vous aimez randonner, vous l’avez peut-être croisé le long des chemins, car il est courant en France à l’état sauvage.
Comosus signifie à touffe, référence à sa mèche à la Titeuf qui fait tout son attrait. Quoique… En Italie le bulbe de ce muscari se déguste mariné à l’huile d’olive. Pourquoi pas ? On mange bien l’ail et l’oignon, qui font de si belles fleurs.
L’esprit du Japon à Giverny
Claude Monet n’est jamais allé au Japon. Mais comme ses contemporains, il est tombé sous le charme du pays du Soleil-Levant. Il collectionnait les estampes japonaises, il a peint Camille dans un costume rouge à motif de samouraï avec des éventails sur le mur, sa maison débordait de meubles en faux (et parfois en vrai) bambou, son service de table s’appelait Japon, et ainsi de suite. Il n’est pas surprenant que l’on retrouve cette inspiration japonisante dans son jardin.
Qu’est-ce qui fait qu’un jardin évoque le Japon ?
Les jardiniers de Giverny
Voici Jean-Marie Avisard, le nouveau chef-jardinier de Giverny. Il succède à Gilbert Vahé, officiellement à la retraite après deux années de passage de témoin. Tout le monde se réjouit de la nomination
Le Hameau à Giverny
La maison voisine de celle de Claude Monet à Giverny s’appelle le Hameau. D’où vient ce nom ? Qu’est-ce qui le justifie ? Mystère. Il s’agit simplement d’une longère et de ses dépendances en vis-à-vis. Au milieu, un verger où chantent les merles, aperçu ici dans toute la grâce de sa floraison printanière.
Monet a eu au fil du temps un certain nombre de voisins, car la maison était louée à des artistes. J’ai déjà évoqué la présence de Lilla Cabot Perry, qui nous a laissé ses souvenirs sur Monet.
Frederick Carl Frieseke a séjourné au Hameau et a peint dans ce jardin. Frieseke est l’un des artistes majeurs de la colonie américaine de Giverny. Il n’a pas forcément toute la célébrité qu’il mérite en France, mais ses oeuvres très plaisantes qui allient femmes et fleurs atteignent le million de dollars. Dans la toile ci-dessous, on reconnaît le treillage sur le mur et les volets vert pâle.
Frederick Carl Frieseke, Lilies 1911 Terra Foundation for American Art, Chicago.
L’éclat des tulipes
Quand le temps est maussade, les tulipes sont à la fête. Elles n’aiment rien tant que la fraîcheur et l’humidité incertaine des premières semaines de printemps,
Les cerisiers de Giverny sont en fleurs
Pour les Japonais, aller observer les premières fleurs synonymes de l’arrivée du printemps est une coutume vieille de plusieurs siècles. On l’appelle Hanami.
Ce sont les fleurs de cerisiers du Japon qui marquent le mieux la fin de l’hiver. A Giverny
Monet et la Grande Guerre : blessés et privations
Après Michel Clemenceau, c’est au tour de Pierre Renoir d’être blessé au début de la guerre, hélas grièvement : le fils du peintre perd l’usage de son avant-bras droit.
Monet à Durand-Ruel, 9 octobre 1914
Je viens d’apprendre par G. Bernheim que Pierre Renoir avait aussi été blessé. J’espère que ce n’est pas trop grave.
Ici nous allons bien malgré tant d’inquiétudes,
Vernon la nuit
Les nouveaux éclairages des monuments ont valu un prix à la ville de Vernon, le prix « Lumières ». En ce moment les nuits sont violettes et orange au château des Tourelles et au vieux moulin,
Claude Monet et la Grande Guerre : les premiers jours
Comment Claude Monet a-t-il traversé la guerre de 1914-1918 ? L’histoire de l’art se penche davantage sur la production des artistes que sur leur ressenti. Pour avoir une idée de l’impact de la Première Guerre mondiale sur Monet, il faut s’intéresser à ses lettres.
La guerre est déclarée le 3 août. Le 8, c’est un Monet très inquiet pour ses amis qui écrit à ses marchands Gaston et Josse Bernheim-Jeune :
Le papillon Robert-le-Diable
Dès le mois de mars, on peut observer ce beau papillon dans les jardins, en particulier celui de Monet. C’est un Robert-le-Diable, également nommé
De la couleur dans le blanc
La neige a déjà disparu dans l’Eure. A Giverny, les fleurs ont à peine eu le temps de jouer à cache-cache dans le clos normand de Monet. Les voilà à nouveau dévoilées, qui se remettent de leurs émotions.
Giverny en mode féerie
Le bassin de Claude Monet ce matin, plus impressionniste que jamais. La surface n’est pas gelée, les arbres et les bambous se reflètent dans l’étang.
La Seine à Vernon
Le testament de Michel Monet
Le musée Marmottan-Monet présentait, dans le cadre de l’exposition « Monet collectionneur » qui vient de s’achever, le testament olographe du fils du peintre et unique héritier Michel Monet.
D’une écriture précise,
Une boutique 100 % terroir
Voici la toute nouvelle boutique de l’office de tourisme de Vernon ! Elle est située dans la maison du Temps Jadis à côté de la collégiale. J’ai eu un coup de coeur pour l’aménagement style campagne et pour la sélection de produits locaux très qualitatifs et originaux. Elle donne envie de fureter et de tout essayer.
A côté des classiques jus de pommes, cidres et caramels, on trouve des gâteaux faits d’après une recette de Monet,
Lit et délit
L’abbatiale Saint-Ouen de Rouen est un pur joyau, une merveille d’harmonie gothique. Les moines qui l’ont fait bâtir au 14e et 15e siècles disposaient d’une église romane imposante, aussi étendue que l’abbatiale actuelle. Mais quatre cents ans après sa construction, elle tombait en ruines. Peut-être même que les moines l’ont un peu aidée à s’écrouler, pour avoir l’opportunité de bâtir plus beau et plus haut :
Pierre tumulaire
Cet homme au visage carré a vécu au 14e siècle. Le dessin stylisé qui paraît surgi d’une bande dessinée nous le rend étonnament proche, presque familier. Il est saisi en pleine action. Muni d’un compas, il trace le détail d’une rosace rayonnante. Voilà qui nous révèle sa profession : c’est l’un des architectes de l’abbatiale Saint-Ouen de Rouen.
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